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La trilogie de Guillermo Del Toro adaptée en série

La trilogie de Guillermo Del Toro adaptée en série dans Adaptations et projets avec auteurs à venir guillermo-del-toroLes voies de la télévision sont décidément impénétrables. La Lignée, trilogie littéraire imaginée par Guillermo Del Toro et écrite avec Chuck Hogan, serait donc sur le point de devenir une série télévisée chez FX. Et si vous voulez savoir le sens de ma première phrase, c’est que l’idée d’en faire un livre avait été lancée après l’échec de l’idée initiale du projet, dont Del Toro voulait faire… une série télé.

L’histoire de vampires du réalisateur de Hellboy a fini par arriver là où il voulait l’amener en premier lieu.

Le duo Del Toro/Hogan devrait écrire le scénario du pilote, réalisé par Guillermo lui-même. En ce qui concerne la durée, le nombre de saisons devrait être défini dès le départ. Del Toro part sur une idée entre trois et cinq saisons. Assez raisonnable dans la mesure où il s’agit donc d’une trilogie à la base.
Guillermo Del Toro compte bien également réaliser le plus d’épisodes possibles quand il aura le temps entre deux projets au cinéma.

Sur ce, petit synopsis du tome 1 de La Lignée.

Depuis son atterrissage à l’aéroport JFK à New York, un avion en provenance de Berlin ne répond plus à la tour de contrôle. Le spectacle qu’Ephraïm et son équipe d’épidémiologistes découvrent à bord a de quoi glacer le sang : tous les passagers sauf quatre sont morts, en apparence paisiblement. Ont-ils été victimes d’un attentat au gaz ? D’une bactérie foudroyante ? Lorsque, le soir même, deux cents cadavres disparaissent des morgues de la ville, Ephraïm comprend qu’une menace sans précédent plane sur New York. Lui et un petit groupe décident de s’organiser. Pas seulement pour sauver leurs proches. C’est la survie de l’humanité entière qui est en jeu…

23 septembre, 2012 à 11:02 | Commentaires (0) | Permalien


Fitz Loinvoyant et le Fou reviennent

Fitz Loinvoyant et le Fou reviennent dans Actu assassinroyalL’Assassin Royal, de Robin Hobb, est rapidement devenu un cycle majeur de la fantasy. La série se découpe en deux cycles, L’Assassin Royal et Le Prophète Blanc, réunis sous le seul nom de L’Assassin Royal en français, et étalé sur treize tomes dans cette édition française. Ces deux cycles racontent donc les aventures de Fitz, et on peut rajouter Les Aventuriers de la Mer comme cycle intermédiaire, et Les Cités des Anciens comme cycle qui fait suite, avec d’autres personnages. Oui, je sais, ça commence à faire beaucoup.

Mais Robin Hobb ne semble en avoir fini ni avec ce monde, ni avec Fitz lui-même.
En effet, suite à une mise en précommande d’Amazon d’un livre nommé Fitz Fool 1 Hb (on notera que le site est coutumier de la précommande d’articles pas encore annoncés officiellement, quel que soit le domaine…), Robin Hobb s’est vue contrainte de communiquer en urgence et de confirmer l’existence d’un futur nouveau volume aux aventures de Fitz et du Fou !

Il va sans dire que cette officialisation très prématurée la gêne assez, d’autant que son éditeur demandait cela depuis plusieurs années. Sans oublier que la pression qu’elle met sur ses épaules est énorme.
Selon son propre avis, rater ce volume signifierait simplement la fin de sa carrière.

Mais n’attendez plus aucune autre information.
Robin Hobb rappelle qu’elle n’est pas une grande communicante quand elle écrit, et elle va donc s’isoler et ne rien laisser filtrer. Bref, la prochaine news, si tout va bien, sera là pour vous annoncer la couverture et/ou la date de sortie définitive.
Donc, patience.

15 septembre, 2012 à 13:51 | Commentaires (2) | Permalien


Le retour de Buffy se précise

Le retour de Buffy se précise dans Actu Halloween_RainOn savait déjà que Milady allait rééditer les romans de Buffy contre les Vampires. En pleine vague bit-lit, un retour de Buffy était inévitable, tant elle a posé les bases du genre, le sexe en moins. Et ça fait toujours plaisir de revenir aux fondamentaux.

Bref, le retour des romans en France se précise, et ce sera pour la rentrée prochaine. Avis aux fans, Milady vous offre des futurs incontournables.

Et ils vont eux-mêmes vous expliquer pourquoi.

Ces ouvrages prendront la forme d’éditions intégrales qui comprendront chacune plusieurs romans. Mais attention, nous ne prévoyons pas de simples rééditions ! 
En effet, ces omnibus comprendront aussi bien des titres déjà publiés en français par le passé (chez Fleuve Noir, à l’époque), mais aussi des romans inédits ! Séléna et Laurence, qui sont chez nous les spécialistes de la série, ont donné le meilleur d’elles-mêmes pour vous concocter un véritable menu gourmet. Comprenez par là qu’elles ont lu (et relu) tous les romans tirés de la série (en VF et VO !) pour dégoter le must. De plus, cette collection suivra scrupuleusement l’ordre chronologique du programme, et les sept saisons qui le composent.

Oui, il restait des romans non traduits, et vous allez pouvoir les découvrir grâce à Milady.

Un retour en fanfare pour la Tueuse à prévoir, donc. Pourra-t-elle mettre à l’amende toutes celles qui lui ont succédé ? Là, c’est à voir ;)

Des précisions sur le retour de Buffy

7 juillet, 2012 à 12:19 | Commentaires (2) | Permalien


Les Messagers de la Mort, tome 1, chapitre 2 : La Guerre du Nord [Premier jet]

La neige commençait à recouvrir les routes foulées par l’armée, indiquant que la frontière avec les terres du nord étaient proche. Plus la distance se réduisait, plus la nervosité des soldats augmentait, tout comme la morsure du froid se faisait plus agressive. Les forêts faisaient lentement place aux plaines et collines enneigées, et l’horizon, après plusieurs jours, finit par se teinter de blanc. Les terres des Drahnites s’étendaient devant l’armée humaine, dangereuses et mystérieuses, et résolument inconnues. Bon nombre de voyageurs avaient tenté d’établir une cartographie de ces territoires, mais nul n’en est jamais revenu, pris entre les tempêtes de neige, le froid intense, et les Drahns, créatures maudites que seuls les Drahnites, qui leur doivent leur nom, peuvent maîtriser. Personne ne savait d’où ils tenaient ce pouvoir, pas même les Drahnites eux-mêmes, mais le fait était avéré depuis longtemps et suscitait bien des convoitises. Avoir un Drahn sous son contrôle ouvrait bien des possibilités… Mais, pour l’heure, les préoccupations de l’armée étaient d’abord et avant tout de les éviter et d’annexer ces territoires.

Les soldats, qui avaient été séparés en plusieurs groupes, avançaient péniblement dans le froid et la neige, avec le sifflement du vent qui se faisait entendre à travers les monts, tel le hurlement continu d’une créature prête à attaquer. Kamal, à la tête du groupe, sentait ses membres geler lentement, malgré les épaisses couches de vêtements spécialement portées pour l’expédition. Alors que la tempête s’élevait, plongeant les soldats dans l’aveuglement le plus total, un des refuges bâtis par les Drahnites fit son apparition. Les habitants du Nord, bien qu’habitués aux conditions extrêmes de leurs terres, avaient en effet érigé plusieurs grands refuges pour se protéger en cas de tempête. Certains étaient faits de bois, d’autres de pierre, d’autres encore étaient directement creusés dans les montagnes, mais tous faisaient partie du même réseau qui parcourait toute la partie souterraine des terres du Nord.

On accédait au réseau de galeries via les grottes et bâtiments à la surface, pour s’enfoncer au cœur de tunnels larges et hauts, étayés par des structures faites de bois et d’os de Drahns, dont la solidité n’était plus à démontrer. Les Drahnites avaient creusé de façon à ce que leur avancée ne soit pas gênée par leur taille imposante, et les Humains pouvaient facilement entrer dans les galeries avec chevaux et véhicules. L’endroit était sombre et nécessitait d’allumer plusieurs torches et lanternes pour avancer, mais les différentes grandes salles disséminées sur l’ensemble du réseau en étaient le parfait opposé. Grandes et lumineuses, elles formaient des lieux de vie aptes à héberger plusieurs escouades chacune. On y trouvait des lits à côté du mur ouest de la pièce, et un grand âtre juste en face. Des tables et chaises étaient installées au centre de la salle. Leur grande taille invitait à un festin. Le mur nord, quant à lui, était réservé à la nourriture des Drahns et des chevaux sur son côté gauche, et le droit accueillait les râteliers d’armes et réserves de boissons et nourritures pour les Humains et Drahnites. Le froid fit rapidement place à une douce chaleur, après que le feu ait été allumé, tout comme les torches au plafond.

Le bois se craquelait sous la flamme qui crépitait doucement, réchauffant les corps et les esprits. Kamal Al’Horgul se tenait assis devant le foyer, les mains tendues, emmitouflé dans ses fourrures. Perdu dans ses pensées, il soupirait, l’air abattu et las. Les conditions climatiques des terres drahnites affectaient autant le moral que le physique, quel que soit le grade. Tous étaient assis à une table ou étendus sur un lit. Kimaro et Mordothen s’approchèrent de leur supérieur.

— La situation est de plus en plus délicate, général. Le froid sape le moral des troupes, les hommes grognent, la tempête nous immobilise, sans oublier que nos unités sont séparées et donc désormais peu consistantes…

— Je sais, Kimaro. Il faut qu’on sorte le plus vite possible pour aller droit au nord, sur le seul campement connu des Drahnites.

— Si je puis me permettre, général…

Mordothen parlait d’une voix peu assurée, craignant la réaction de ses supérieurs après son intervention. Quelques gouttes de sueur perlaient sur son front, mais il se reprit rapidement.

— Attaquer de front avec une armée largement en sous-effectif ne serait pas une bonne idée. Ne vaut-il pas mieux prendre le temps d’explorer les tunnels pour faire la jonction avec les autres ?

— La prudence le dicterait, oui, répondit Kamal. Mais cela ne ferait que détruire encore le peu de moral qu’il reste. Non, il faut attaquer, Mordothen. Que chacun se prépare à partir.

— Bien, général !

L’effervescence s’empara de la troupe, dont les membres récupéraient leur équipement et préparaient le déplacement, pendant que Kamal enfilait gants et capuche. Il savait qu’il amenait son armée dans un combat inégal et quasiment perdu d’avance, aussi espérait-il pouvoir négocier avec les chefs drahnites, malgré la colère envers lui-même que lui inspirait cette idée. La troupe refit le chemin en sens inverse pour ressortir vers les montagnes. La tempête s’était calmée et le soleil rayonnait dans un ciel bleu azur sans nuages. Les montagnes brillaient littéralement sous ses rayons, et l’on pouvait voir les terres s’étendre à perte de vue. Plusieurs groupes de soldats se rejoignirent en profitant de cette magnifique accalmie, avant de reprendre la route vers le nord.

C’est après une heure de marche que se dessina une colonie drahnite. En bord de falaise, le campement s’apparentait à une petite ville très étendue sur sa longueur, entourée d’une assez haute muraille faite de pierre des montagnes. L’ensemble s’organisait en cercles concentriques autour d’un grand édifice, qui semblait être un autel dédié au dieu des Drahnites, Braïn. Dans le premier cercle se trouvaient la maison du chef, le Büshi, et celle de l’Ancien, ainsi que celles des meilleurs combattants. Le cercle suivant, quant à lui, concentrait les chasseurs et artisans de la colonie, avec le tanneur, l’armurier, le shaman, et l’herboriste. Les vendeurs itinérants qui traversaient les territoires drahnites et étrangers y installaient également leurs tentes. On pouvait voir, dans le troisième cercle, toutes les habitations des autres Drahnites, faites de pierres, de toiles, et de cuir tendu. Enfin, le quatrième et dernier cercle, plus bas que les autres, était réservé à l’évacuation des déchets en tout genre, mais accueillait aussi les proscrits et autres parias qui n’avaient pas le courage de quitter la colonie ou avaient la chance de ne pas avoir été bannis. Personne ne s’aventurait dans ces cloaques puants, à moins de ne pas avoir d’autre choix que celui d’y vivre.

Y échouaient ceux qui perdaient leur place dans la société drahnite, tels les guerriers qui ont reculé au combat, ou ceux qui ont échoué à dresser un Drahn. Peu d’entre eux acceptant de tenter de vivre en ermite au cœur des montagnes, la société drahnite les considérait comme inexistants et les laissait livrés à eux-mêmes dans ce quatrième cercle, qui devenait souvent une société parallèle gérée selon la loi du plus fort.

Kamal et ses hommes, placés en hauteur de la colonie, observaient l’endroit dans le but de trouver un moyen d’entrer. Si le général avait accepté de céder à l’idée de négocier une présence humaine permanente sur les terres du Nord, il n’avait toutefois pas totalement abandonné l’idée de conquête, et espérait profiter de l’effet de surprise et de quelques assauts rapides pour prendre l’avantage, malgré le sous-effectif. Kimaro finit par sortir son supérieur et ami de ses réflexions.

— Général, le meilleur moyen de réussir à s’imposer par la force, si l’idée a encore un peu de place dans vos réflexions, serait de tuer le chef. Laissez Mordothen s’en occuper avec deux des membres de notre unité. Ils savent être aussi invisibles qu’une ombre, et aussi précis et mortels qu’une flèche bien tirée.

— J’y ai justement réfléchi, Kimaro. Un commando réduit va les approcher sans se faire repérer pendant que j’entre avec le gros des troupes pour parlementer. De ton côté, tu restes ici avec le reste des hommes, et tu te prépares à un assaut en force par l’arrière si ça tourne mal. Ce qui ne manquera sans doute pas d’arriver au vu de notre effectif actuel… Si mes craintes se vérifient, je ferai sonner le cor.

Mordothen et ses deux compagnons partirent les premiers à travers la neige. Avancer était délicat, mais ils arrivèrent rapidement en vue des murailles, attendant de pouvoir frapper. Kamal s’avança avec la troupe et franchit les portes de la colonie. Les soldats pénétrèrent dans la colonie par un pont juché au-dessus du quatrième cercle. Les tranches de vie qu’ils pouvaient capter en regardant en bas leur soulevaient le cœur, et cela était d’autant plus facile qu’une puanteur pestilentielle embaumait l’endroit. Les hommes passèrent à travers les cercles jusqu’à arriver devant le chef et l’Ancien, qui avaient le visage fermé, impénétrable. Kamal sut tout de suite que les intentions des Drahnites n’étaient guère plus engageantes que celles de son armée…

Derrière les deux membres les plus influents de la colonie se tenait un attroupement de différents guerriers. Leurs hurlements et grognements résonnaient entre les huttes. Les Drahnites s’écartèrent lentement pendant que Kamal mettait pied à terre, lui permettant de voir l’horrible spectacle auquel ils s’adonnaient. Une quinzaine de soldats avaient été empalés et brûlés, sacrifiés à Braïn. La vision sidéra Kamal, qui déglutit avant de se tourner vers le chef. Bien plus grand que lui, le chef des Drahnites arborait une expression menaçante. Ses grands yeux noirs transperçaient littéralement le cœur et l’âme de Kamal, qui ne voyait désormais plus comment cacher la mission qui amenait son armée dans les terres du Nord. Le chef et l’Ancien restaient impassibles, tels des dieux mortels, avec leur teint grisâtre et leurs cheveux argentés qui donnaient une impression d’immatériel dans le vent et la neige.

Kamal décida rapidement de lancer la conversation sur un tout autre sujet, espérant que le petit commando de Mordothen aurait eu le temps de se mettre en place pour frapper.

— Pour avoir droit à un tel traitement de votre part, seigneur Büshi, ces hommes se sont sans nul doute livrés à des actes graves.

— Ils nous ont ouvertement attaqués, Humain. Et il n’y a pas eu à attendre bien longtemps avant de leur faire dire la raison de leur présence…

Kamal se sentit soudain encore plus mal à l’aise. Si les Drahnites savaient que les Humains avaient lancé une campagne dans le but de purement et simplement annexer leurs terres, il ne restait plus guère que deux options aux survivants. Repartir tout de suite en vie ou combattre et, selon toute vraisemblance, mourir au combat pour rien. Mais Kamal n’était pas homme à s’en remettre aux seules probabilités. L’essentiel était que Mordothen parvienne, avec ses hommes, à s’infiltrer jusqu’au chef et à l’Ancien. Si tous deux mouraient, tout était possible. Il lui fallait maîtriser l’échange jusqu’à ce que les assassins puissent frapper.

— Ils n’étaient sans doute pas seuls…

— Des centaines d’autres attendent leur tour dans les refuges, général, intervint alors l’Ancien de sa voix chevrotante. Il ne tient qu’à toi de faire en sorte que leur sort soit différent…

Kamal serra les dents, les sourcils froncés, le regard sombre. La partie s’annonçait nettement moins facile que ce qu’il imaginait, et il n’aurait droit qu’à une seule chance si le combat devait avoir lieu. Il se sentait pris au piège, sachant pertinemment qu’il perdait sur tous les plans. Couper les têtes de la colonie et éviter le combat ? Comment savoir ce qui les attendait sur le reste des terres ? Combattre ? Cela n’aurait fait que des victimes inutiles dans les deux camps, et l’armée humaine était déjà bien assez réduite. Fuir ? Le Kaltan n’accepterait jamais que son armée tourne le dos à l’ennemi. Kamal n’avait pas le choix, il devait tenter le combat.

Après avoir passé la main dans sa barbe naissante et ses cheveux pour les nettoyer de la neige qui s’accumulait, Kamal se plaça devant le Büshi pour lui faire part de sa réponse.

— Je ne partirai pas. Aucun de nous ne partira. Nous préférons encore mourir ici au combat. Soit vous nous laissez établir une colonie sur ce territoire, soit nous devrons nous imposer par la force.

— Et si nous acceptons de vous laisser une colonie, combien de temps vous faudra-t-il avant de vouloir prendre le reste ? Réagit le Büshi. Ne savez-vous donc rien faire d’autre que détruire en vous complaisant dans une puissance illusoire ? Faites ce que nous vous demandons, Humains. Allez vous-en. La honte est préférable à la mort. Car elle peut être lavée.

— La honte vous tue plus lentement et insidieusement qu’un coup d’épée. Je vous ai annoncé mes termes. Attendrez-vous que nous commencions à FRAPPER pour comprendre que nous ne renoncerons pas ?

L’accentuation de Kamal sur le mot était un signal évident pour Mordothen, qui avait réussi à s’infiltrer jusqu’à la place centrale. Silencieusement, il fit signe à ses deux compagnons de sortir leurs dagues et de choisir une cible. Le général continuait de parler avec le Büshi et l’Ancien, et le ton montait de plus en plus. Mordothen devait frapper rapidement et précisément, pendant que Kimaro, lui, était tendu à l’extérieur de la colonie, prêt à attaquer à tout moment, tut comme son cheval qui piaffait d’impatience. Des gouttes de sueur perlaient sur le front des assassins malgré le froid, la prise de leurs mains sur les manches de leurs armes se faisait moins assuré, mais il fallait attaquer maintenant. Mordothen leva lentement son bras pour l’abaisser d’un geste brusque. La petite meute se rua sur ses proies comme un seul homme, l’arme à la main.

Mordothen sauta dans le dos du Büshi, prêt à le frapper à la nuque, pendant que ses compagnons comptaient éliminer l’Ancien et l’un des guerriers. Les mouvements étaient rapides et précis, mais cela ne suffit pas à surprendre les guerriers d’exception qu’étaient les Drahnites. Le Büshi réussit à saisir Mordothen par le visage avant qu’il frappe pour l’envoyer droit sur celui qui attaquait l’Ancien, avant de tuer le dernier soldat d’un coup de lance au ventre. La situation pétrifia littéralement les Humains qui ne savaient comment réagir. Le Büshi se tourna vers Kamal, le regard haineux, tous crocs dehors.

— C’est donc là la façon dont vous parlementez, Humains ? Attaquer lâchement dans le dos ? Vous n’avez aucun honneur…

Sans dire un mot de plus, il retira sa lance du cadavre et se rua soudainement sur le général humain, suivi des autres guerriers de la colonie. Kamal, l’épée sortie du fourreau, se tourna immédiatement vers le porteur de cor, qui joua aussitôt de son instrument. Une longue note grave s’échappa du cor, s’élevant vers les hauteurs où attendaient Kimaro et ses hommes. Le groupe galopa dans la seconde vers la colonie, les armes prêtes à frapper. La neige devenait de l’écume sous les sabots des chevaux et les bottes des soldats. À l’intérieur des murs, le combat faisait rage. En sous-nombre, les Humains résistaient courageusement, mais bien vainement. Les soldats tombaient un à un sous les coups des Drahnites, rendus furieux par l’assaut de Mordothen. Malgré les renforts de Kimaro, la situation était désespérée, et le combat déjà annoncé comme perdu. Kamal fit rapidement donner le signal de la retraite, et son armée fut mise en déroute. Les Drahnites, dans leur respect de l’adversaire, cessèrent le combat et les laissèrent fuir.

Le chemin de retour fut jonché de cadavres lancés devant les sabots des chevaux par les Drahnites qui entouraient la colonne. Trois cent mille hommes étaient partis, à peine plus de cinq cents revinrent des terres du Nord. L’absence de carte, les tempêtes de neige, le froid avaient eu raison d’une bonne partie, les Drahns avaient achevé le travail dans les montagnes, et seule une petite unité, dont les trois quarts sont morts au combat, restait pour conquérir tout un territoire inconnu. Se lisaient sur les visages honte et déception, autant pour la défaite que pour les morts. Kamal chevauchait en tête, immédiatement suivi de Kimaro et Mordothen. La colère le rongeait de l’intérieur, et il craignait la réaction des Kaltes à son retour à Terathos, qui ne manqueraient pas de sanctionner ce qui ne serait, à leurs yeux, qu’une marque de lâcheté. La colonne avançait lentement vers les terres humaines, plus ou moins prête à affronter les réactions du peuple, des Kaltes, et du Roi…

Quelques jours plus tard, à Terathos, le Kaltan s’était rassemblé, comme à son habitude le premier jour de chaque mois, pour traiter des affaires du royaume. Passèrent devant les Kaltes paysans soucieux de leurs terres, nobles engagés dans des querelles de lignage, et autres affaires courantes. C’est à la fin de la journée que se montra Kamal Al’Horgul, son heaume sous le bras gauche, la main droite posée sur le fourreau de son épée.

— Vous nous avez tous envoyés vers la mort. Mais à quoi jouez-vous donc, Kaltes ? Hurla-t-il à la face de l’assemblée. Je veux voir Sa Majesté tout de suite.

— Et pourquoi donc, général ? Répondit Micha, l’un des Kaltes marchands. Sa Majesté Horten ne sortira pas de sa retraite pour parler à un général, aussi célèbre et apprécié soit-il. D’autant qu’il nous a confié les rênes du royaume.

— La pire erreur de sa vie, dit Kamal en serrant les dents. Avec celle de ne pas avoir d’héritier, même bâtard. Cela dit, chacun de vous ici mérite ce qualificatif… Vous ne servez que vos ambitions personnelles en éliminant quiconque gêne… Vous n’êtes pas des dirigeants, juste une bande de criminels assoiffés de pouvoir…

— Il suffit, général ! Intervint Swält, un Kalte issu de la noblesse. Ne croyez pas qu’être le « héros de Darn’Kaig » fait de vous quelqu’un d’intouchable. Notre royaume comptait sur votre campagne pour son expansion, elle n’a été qu’un lamentable échec.

— Et vous le saviez avant même notre départ. J’imagine qu’aucun de vous n’est ravi de me revoir en vie.

Le premier Kalte à avoir interpellé Kamal bondit littéralement de son siège à cette phrase. Son regard noir et sa mine renfrognée trahissaient la colère qu’il tentait de contenir autant que possible…

— Cette fois, vous passez les bornes, général. Insinueriez-vous que nous aurions mis sur pied un complot pour vous faire tuer à travers cette campagne ? C’est ridicule ! Vous vous donnez bien trop d’importance et de pouvoir. Nous allons désormais statuer sur votre sort. Sortez, à présent, et vite.

Kamal sortit sans un mot, empli de colère envers le pouvoir et l’arrogance des Kaltes. Il commençait à se demander si la monarchie n’avait pas fait son temps, d’autant que Horten avait quatre-vingts ans et allait mourir sans laisser aucun héritier… Le moment venu, les Kaltes allaient pouvoir se déchaîner pour garder le pouvoir, et le chaos était à craindre, si ce n’est pire. Une idée ambitieuse commençait à naître dans l’esprit du général le plus célèbre et apprécié de toute l’armée, tellement ambitieuse et insensée qu’il refusait d’y penser plus avant, et il était évidemment hors de question d’en parler à qui que ce soit, ce seul acte s’apparenterait à de la haute trahison. D’autant qu’une idée née dans la colère ne pouvait que s’avérer, à terme, très mauvaise. Kamal se détendit et sortit du bâtiment du Kaltan. Terathos s’étendait devant lui, majestueuse, le fleuron de l’architecture humaine. Mais son humeur n’était pas à l’admiration. Il savait que le Kaltan avait son sort entre ses mains, malgré son aura de héros obtenue à Darn’Kaig, et que sa position pouvait être fortement compromise après l’échec de la campagne du Nord.

Du fait du caractère exceptionnel de l’accusé, les Kaltes allaient sans doute débattre plusieurs heures, voire jusqu’au lendemain. Kamal avait besoin de se détendre, il rejoignit rapidement ses camarades à la taverne. Une bonne tournée générale entre amis avec quelques serveuses et autres jeunes demoiselles peu farouches, voilà qui aidait à tout surmonter ! À peine fut-il entré qu’il trouva Kimaro et Mordothen à une table, près du feu. Le premier était affalé devant sa pinte, fatigué, pendant que le second couvrait de baisers le visage et la poitrine d’une fille qui riait aux éclats.

— Déjà occupé avec une catin ? Je vois que tu es toujours aussi entreprenant. Oh, tavernier, amène-moi un pichet de ta meilleure bière !

Mordothen ne prit pas la peine de répondre à Kamal, dont la commande réveilla subitement Kimaro, qui sortit de sa torpeur. La bouche pâteuse, le guerrier reprit ses esprits et vida sa pinte d’une traite. Mordothen disparut à l’étage avec sa compagne du soir durant ce laps de temps, laissant les deux vieux amis seuls à leur table.

— Un pichet pour toi seul ? Tu dois te sentir bien mal, mon vieux. Le Kaltan serait-il emmerdant, après cette campagne nordique plus que foirée ?

— Tu n’as pas idée, répondit Kamal en saisissant son pichet qui venait d’arriver sur la table. Cette bande de politiciens et conspirateurs en tout genre ne pense qu’à son petit prestige en se cachant derrière les ordres du roi… En supposant que ces ordres existent. Depuis quand Horten n’est-il plus apparu en public ?

— Il vient faire son petit spectacle tous les ans, comme la marionnette qu’il est devenu de son propre gré, pour son anniversaire… S’il ne voulait pas du trône, pourquoi n’a-t-il pas simplement abdiqué en faveur de quelqu’un qui aurait, selon lui, mérité la place ?

— Parce que même quelqu’un qui ne veut pas du pouvoir est vite séduit… Après tout, il reste le roi, il lui suffirait d’un geste, d’un mot, et le Kaltan n’existe plus… Enfin, arrêtons de parler politique, contentons-nous de boire.

— Et de courir la ribaude, dit Kimaro en portant son verre nouvellement rempli à sa bouche.

Il fit un signe de la tête à Kamal pour le pousser à regarder derrière lui, où deux jeunes femmes très accortes multipliaient les gestes lascifs pour attirer leur attention. Kimaro leur sourit rapidement avant de s’adresser à nouveau à Kamal. Les deux filles sortirent dans la ruelle à côté de la taverne avec un dernier clin d’œil vers les soldats.

— Allons, tu n’es pas sérieux, Kimaro…

— Oh, allez, décoince-toi un peu, général. On ne fera de mal à personne, au contraire. Tu n’es même pas casé, alors, où est le problème ? Bon, lève-toi, on va les rejoindre.

Kimaro se leva rapidement et prit son camarade par le bras pour le pousser à sortir. Kamal traînait un peu les jambes, mais son ami le tirait littéralement, prêt à le faire rouler au sol s’il le fallait. Ils retrouvèrent les filles une fois dehors et s’enfoncèrent dans la nuit avec elles.

Pendant ce temps, les Kaltes débattaient au sujet du héros de Darn’Kaig. Les discussions étaient âpres, tendues, tant le statut du général était important aux yeux du peuple. Il était le héros de Darn’Kaig, après tout, celui qui, par son combat contre Jöran, résista jusqu’au bout, quitte à mourir pour la gloire du royaume. Quelle que soit la sanction choisie, le Kaltan s’exposait au mépris du peuple. La mutation sur un front isolé ? Les civils aiment trop approcher leurs héros. La dégradation ? Comment envisager de ne plus confier de commandements à une légende ? L’expulsion de l’armée, voire la mort pour désertion ? Les deux fédéreraient une action de grande ampleur contre le pouvoir des Kaltes. La situation semblait être dans une impasse pour les régents du royaume…

Mais Micha et Swält, avec quelques autres, n’étaient pas décidés à laisser Kamal Al’Horgul s’en tirer sans sanction. Il leur fallait leur exemple, et le front du Sud allait le leur apporter. Les Orcs n’hésitaient pas à établir quelques campements sur les terres du Kenlödeor, et une horde complète pouvait se montrer dangereuse.

— Le problème des Orcs se pose toujours au Sud, dit Micha d’une voix ferme. Envoyons Kamal Al’Horgul éliminer quelques campements, avec une petite unité. Une douzaine d’hommes suffira à les neutraliser. Ou à faire tomber le général sous leurs coups.

— Micha ! Vous n’y pensez pas ! Il sait déjà qu’il nous gêne et que nous aimerions le voir mort. Que ferons-nous s’il survit à une horde d’Orcs ?

— Igor, mon vieil ami… Il ne survivra pas à une telle épreuve, croyez-moi. Si nous sommes tous d’accord, faisons-le convoquer le plus tôt possible pour lui confier cette chance de se racheter…

Micha s’installa dans son fauteuil, un sourire carnassier aux lèvres, se voyant déjà débarrassé de la gêne provoquée par Kamal. Un à un, ses camarades prononcèrent le « Oui » qui validait son idée, jusqu’à l’unanimité. La convocation fut rapidement rédigée et confiée à un messager qui devrait la remettre à Kamal dès le lendemain matin. Les Kaltes reprirent ensuite la gestion des affaires courantes du royaume et définirent les grandes lignes de la prochaine réunion, avant de se séparer.

Le lendemain matin, Kamal se réveilla lentement, encore aux côtés de son éphémère compagne de la veille. Après s’être rapidement habillé, il pressa le pas jusqu’aux baraquements de l’armée, où l’attendait déjà Kimaro sous l’une des tentes.

Regardez-moi ce joli cœur ! Il rechigne un peu à y aller, mais dès que l’affaire est signée, rien ne peut le faire lâcher. Alors, belle nuit ?

C’est bon, Kimaro, inutile d’en rajouter. Mordothen ne semble pas avoir fini sa nuit, lui…

Mordothen somnolait sur une chaise, les bras croisés, une jambe sur la table, visiblement épuisé par sa soirée, mais pas encore totalement abattu. Un vague sourire se dessina au coin de ses lèvres, comme pour montrer qu’il faisait parfaitement attention à la conversation de ses camarades. Un messager portant les couleurs du Kaltan entra alors subitement dans la tente, les saluant rapidement en posant sa main droite sur son torse.

— Général Al’Horgul ? Le Kaltan désire vous voir le plus tôt possible, dit-il en tendant la convocation à Kamal.

— Alors, ça y est, ils ont pris leur décision… Bien, j’y serai.

Le messager quitta la tente pendant que Kamal lisait tranquillement le parchemin devant ses deux camarades. Après un rapide rafraîchissement, il prit la direction du bâtiment du Kaltan, repérable à ses hautes tours qui perçaient les hauteurs de la ville. Son appréhension grandissait à mesure qu’il approchait, tant il se demandait ce que les Kaltes avaient pu lui réserver comme sort pour la défaite… Les lourdes portes s’ouvrirent devant lui et sa convocation lui ouvrit les portes de la grande salle de réunion. Les différents Kaltes affichaient un air grave quand il entra. La salle était assez sombre et Micha prit la parole.

— Général, je vais être direct. Nous vous offrons une chance de vous racheter. Avec une petite unité d’une douzaine d’hommes, vous allez partir vers le Sud et éliminer les campements des Orcs que vous trouverez et qui figurent sur les frontières du Kenlödeor.

— Et que diront Maj’Karal et Norfangs d’une incursion humaine sur leurs terres ?

— Les Orcs sont une menace générale, il ne vous arrivera rien de leur part. Soit vous acceptez, soit vous devrez répondre de vos actes d’une tout autre façon.

— Soit. Je n’ai guère le choix. Je forme mon commando et nous pourrons faire tomber les Orcs.

Kamal tourna les talons après avoir respectueusement salué les Kaltes, quand la voix de Micha retentit à nouveau.

— Une dernière chose, général, dit-il. En ce qui concerne ce commando, vous partirez avec Kieran dans vos rangs. Il sera notre observateur. J’ose espérer que cela ne vous dérange pas.

— Combien même cela serait le cas, Monseigneur, je n’aurais guère le choix. Il sera donc intégré au commando.

Kamal sortit alors de la pièce, laissant les Kaltes seuls. Plusieurs furent estomaqués devant la dernière remarque de Micha.

— Kieran ? Demanda Swält. Mais c’est…

— Un tueur né, je sais. Une machine à tuer. Une simple précaution, au cas où les Orcs seuls ne suffiraient pas à régler notre problème…

— Vous auriez dû nous en parler ! S’insurgea l’un des nobles présents. Une chose est certaine, si c’est un échec, vous assumerez seul cette tentative de meurtre.

La discussion se termina sur un sourire narquois de Micha, convaincu de la réussite totale de son plan. Après tout, même un combattant comme Kamal ne saurait se sortir d’un tel piège, il était fait comme un rat. Soit il tombait sous les coups des Orcs, soit il se faisait tuer par Kieran. Dans le feu de l’action, il ne pouvait que lui arriver quelque chose…

Kamal revint jusqu’au campement, où il retrouva Kimaro et Mordothen. Les deux amis l’accueillirent chaleureusement, le poussant à faire un compte-rendu de son entrevue.

— Mordothen, trouve-moi une dizaine d’hommes. Le Kaltan m’a forcé à aller faire un peu de ménage parmi les Orcs, au Sud, avec un petit commando. Tu vas venir avec moi, et je te fais confiance pour les autres. Kieran nous accompagne également. Ordre du Seigneur Micha.

— Kieran ? Cette brute épaisse qui ne pense qu’à tuer ? Demanda Kimaro en crachant au sol. C’est un tueur, pas un soldat. Juste un criminel sans foi ni loi, un enfant de putain. Et c’est lui que le Kaltan t’impose ?

— C’est bien pour ça que je veux pouvoir faire confiance à quelqu’un dans cette mission. Et de quelqu’un du même genre ici. Mordothen couvrira mes arrières, et je compte sur toi pour découvrir ce qu’il se trame derrière tout ça. Ne néglige aucune piste.

Là-dessus, Kamal se dirigea droit vers le baraquement, ou devrait-on dire la cage, spécifiquement réservé à Kieran, pour le prévenir que le départ était imminent. Travailler avec une bête sauvage à ses côtés n’est jamais facile, et le général savait bien qu’il allait devoir surveiller ses arrières et ceux de son équipe…

6 juillet, 2012 à 16:31 | Commentaires (0) | Permalien


Quel avenir pour Twilight ?

Quel avenir pour Twilight ? dans Adaptations et projets avec auteurs à venir twilightEssayons de ne pas trop troller sur les aventures trépidantes des lampadaires de Twilight (oups :P ) pour être un peu sérieux au sujet de l’avenir de la franchise.

Donc, le cinquième film ne va plus tarder à sortir, ce qui mettra fin à la saga, celui-ci adaptant la seconde partie du quatrième et dernier volume écrit par Meyer, à l’image de l’adaptation du dernier volume de Harry Potter.

Les dirigeants de Lions Gate Entertainment, qui ont récupéré la licence en rachetant Summit Entertainment, sont clairs. Si Stephenie Meyer écrit de nouveaux livres liés à sa saga, ils signent de suite l’adaptation. Quelque part, on les comprend, on ne va pas écarter la poule aux œufs d’or qu’est la licence ;)

Cela dit, d’autres livres sur les personnages de Twilight ne semblent pas être à l’ordre du jour, à moins que Meyer se décide à arrêter de bouder pour terminer Midnight Sun, dont les douze premiers chapitres ont fuité (raison de son arrêt) et sont donc depuis disponibles sur son site Internet. On rappelle que ce livre est simplement censé être le tome 1 vu selon le point de vue d’Edward et non de Bella.

Au pire, il leur reste L’Appel du Sang, qui raconte l’histoire de Bree Tanner et se déroule dans la même période que le tome 3.

Bref, de toute façon, après ça, il n’y a plus rien. D’autant que Robert Pattinson ne semble pas décidé à rempiler en Edward après le cinquième film. Donc, il y aurait déjà des discussions sur l’avenir, notamment l’idée d’un éventuel remake. Oui, déjà.

Il semble que nous n’en ayons pas terminé avec Twilight, donc.

Quel avenir pour Twilight ?

19 juin, 2012 à 9:40 | Commentaires (8) | Permalien


Goodkind écrit en collector

Goodkind écrit en collector dans Actu epeedeveriteMaintenant que nous savons que le prochain roman de Terry Goodkind est une préquelle à L’Épée de Vérité, il est temps d’avoir plus de détails. En l’occurrence, il s’agit ici des détails techniques.

The Legend of Magda Searus sort donc le 2 juillet prochain aux États-Unis, en papier et numérique en même temps. Il sera dispo sur toutes les grosses plate-formes, côté numérique. De plus, sur ce support, le prix annoncé est de 9.99$, avec toutefois une offre promotionnelle directement annoncée par Goodkind sur son site. Le prix sur la première semaine sera donc de 8.99$. Il annonce également sur son FaceBook un évènement permettant de gagner différents lots pour le lancement.

Mais ça ne s’arrête pas là. Le roman disposera également d’une édition Collector, limitée à trois cents exemplaires ! Et donc, fort logiquement vendue pour la « modique » somme de… 300$. Pour ce prix, vous aurez donc le roman dans ses deux éditions, papier et numérique, la version papier étant signée et numérotée.
Vous disposerez également, évidemment, d’autres petites choses. Un pendentif et une bague en argent, un stylo en étain, des artworks, un marque-page, un DVD, du contenu téléchargeable…

À vous de voir si ça vaut le prix annoncé, bien sûr ^^

Les précommandes débuteront dès demain le 20 juin, à midi, heure américaine soit 21 heures en France.

Dernier détail qui peut faire mal. Pour les impatients qui voudront le lire en VO, sachez qu’il faudra vous acquitter de 45$ de frais de port en plus du prix du livre pour en profiter, sans parler d’éventuelles taxes de douane.

Oui, tout de suite, ça calme aussi :D

Bien évidemment, encore aucune info quant à la future édition francophone.

Goodkind en Collector

19 juin, 2012 à 9:18 | Commentaires (0) | Permalien


Le projet 1984 lancé ?

Le projet 1984 lancé ? dans Adaptations et projets avec auteurs à venir 1984En mars, Shepard Fairey, connu pour avoir créé l’affiche Hope de Barack Obama, a proposé à Imagine et LBI Entertainment une nouvelle adaptation de 1984, la dystopie de George Orwell, dont il serait producteur.

Depuis, les deux sociétés cherchaient un scénariste, et il semble, selon Deadline, que la recherche ait pris fin.
Noah Oppenheim, à qui on a déjà confié le scénario du remake de WarGames, aurait en effet été choisi pour scénariser cette nouvelle adaptation d’Orwell.

En attendant d’avoir plus d’informations, petite piqûre de rappel sur le livre avec un synopsis.

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. 

BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de WINSTON… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. 

Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance.
Seule comptait la Police de la Pensée.

Un remake de 1984 en route ?

19 juin, 2012 à 8:58 | Commentaires (0) | Permalien


Terry Goodkind dévoile son prochain roman

Terry Goodkind dévoile son prochain roman dans Actu terry-goodkindJe vous parlais, il n’y a pas si longtemps, du teasing que faisait Terry Goodkind pour son prochain roman. Comme prévu, le suspense est levé sur ce titre qui sortira le 2 juillet aux États-Unis.

Ce n’est en effet pas une suite à La Machine à Présages, début du cycle qui suit directement celui de L’Épée de Vérité. Cette suite se fera donc encore attendre. D’ici là, vous allez faire un plongeon dans l’histoire de l’univers concerné dans le sens inverse.

En effet, à l’image de la nouvelle Dette d’Os qui revient dans la jeunesse de Zedd, ce nouveau projet sera une préquelle au cycle principal. Et, au vu du titre, il semble que Terry Goodkind remonte loin dans les origines de son univers.

Ce roman, composé de 103 chapitres, s’intitulera donc The First Confessor : The Legend of Magda Searus, soit en français La Première Inquisitrice : La Légende de Magda Searus. Si ce titre indique déjà en gros le contenu, il n’y a pas ne serait-ce qu’une ligne de résumé.

On notera qu’il s’agit également d’une histoire que Terry Goodkind souhaitait partager depuis longtemps. Nul doute que les fans bilingues se jetteront dessus dès la sortie américaine, au tout début du mois prochain :D

Terry Goodkind dévoile une préquelle à L’Épée de Vérité

13 juin, 2012 à 14:47 | Commentaires (0) | Permalien


Le clown de retour au cinéma

Le clown de retour au cinéma dans Adaptations et projets avec auteurs à venir caY a-t-il des coulrophobes dans l’auditoire ? Si oui, qu’ils ne lisent pas cet article. Les autres, vous pouvez rester. Et, juste au cas où, non je ne parle pas du retour de Sven Martinek sous le masque du Clown (si vous avez connu les années 90 et l’époque où les Allemands remuaient un peu leurs séries télé, vous saurez de quoi je parle. Pour les autres, il y a Google ;) ).

Bref, vous aurez deviné à l’image, hein, je viens vous parler du clown le plus célèbre de la littérature fantastique, de l’œuvre qui a, selon la profession, contribué à l’éventuelle peur ressentie par pas mal à leur vision, et qui les fait littéralement haïr Stephen King : Ça !

Si le fabuleux et très épais (1500 pages tout de même pour l’ensemble) roman de King a déjà été assez bien adapté avec un téléfilm de trois heures, c’est cette fois le cinéma qui s’intéresse au clown maléfique.

Au menu, deux films réalisés par Cary Fukunaga, scénarisés par lui-même et Chase Palmer. Le tout produit par David Katzenberg et Seth Grahame-Smith avec leur société KatzSmith, pour le compte de Warner Bros. Roy Lee et Dan Lin seront aussi à la production.

Bref, Stephen King a définitivement le vent en poupe à Hollywood en ce moment, tant les projets d’adaptation se multiplient autour de ses livres.

Pour rappel, résumé du livre.

Tout avait commencé juste avant les vacances d’été quand le petit Browers avait gravé sesinitiales au couteau sur le ventre de son copain Ben Hascom.
Tout s’était terminé deux mois plus tard dans les égouts par la poursuite infernale d’une créature étrange, incarnation même du mal. Mais aujourd’hui tout recommence. Les enfants terrorisés sont devenus des adultes. Le présent retrouve le passé, le destin reprend ses droits, l’horreur resurgit. Chacun retrouvera dans ce roman à la construction saisissante ses propres souvenirs, ses angoisses et ses terreurs d’enfant, la peur de grandir dans un monde de violence.

Ça de retour au cinéma

8 juin, 2012 à 17:07 | Commentaires (0) | Permalien


Le prochain livre de Stephen King uniquement au format papier

Le prochain livre de Stephen King uniquement au format papier dans Actu kingUne double annonce pour Stephen King.

D’abord, le maître du fantastique et de l’horreur revient au thriller, avec Joyland, qui se déroulera en Caroline du Nord. Oui, avec ça, ça ferait trois grosses annonces, King ne quittant que très rarement les paysages de son Maine natal.
Dans les années 70, donc, un étudiant venu travailler en Caroline du Nord va se confronter à l’héritage d’un meurtre et à l’agonie d’un enfant, et à sa vie bouleversée par ces deux éléments.

L’autre annonce étant que ce roman ne sera disponible qu’en format papier ! Du moins dans l’immédiat. King faisant partie des défenseurs du format numérique, estimant (et à raison, selon moi) que le contenu du texte est bien plus important que le support, pourvu qu’il soit lu, cette décision a de quoi surprendre.

Il s’en explique donc le plus simplement du monde, par une sorte de bouffée de nostalgie et d’hommage.

J’aime le crime, le mystère et j’aime les fantômes. J’aime aussi les couvertures cartonnées avec lesquelles j’ai grandi quand j’étais enfant. Et pour cette raison, nous allons suspendre la publication numérique pour celui-là.

Voilà, rien de plus simple :D
Ce qui reste un cas isolé, la suite de Shining, par exemple, étant toujours prévue également en numérique en même temps que le papier.

King suspend le numérique pour Joyland

31 mai, 2012 à 19:31 | Commentaires (2) | Permalien


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