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Rambo

Rambo dans Critiques d'adaptations ciné/télé ramboRéalisateur :
Ted Kotcheff

Casting :
Sylvester Stallone, Richard Crenna, Brian Dennehy, Bill McKinney, David Caruso…

Date de sortie :
2 mars 1983

Durée :
1H30

Genre :
Action

D’après Rambo First Blood, de David Morrell

Synopsis :
John Rambo, ancien béret vert et héros de la Guerre du Viêt Nam, erre sans but de ville en ville depuis son retour aux États-Unis. En voulant rendre visite au dernier de ses anciens compagnons d’armes, il apprend la mort de celui-ci des suites d’un cancer (causé par l’« agent orange » largement utilisé au Viêt Nam). Reprenant la route, il arrive dans une petite ville d’une région montagneuse afin de s’y restaurer. Mais le Shérif Will Teasle, prétextant ne pas vouloir de « vagabond dans sa ville », le raccompagne à la sortie de la ville. Ulcéré, Rambo tente de faire demi-tour, mais il est alors arrêté sans ménagement par le shérif. Jeté en prison et maltraité par les policiers, Rambo se révolte et s’enfuit du commissariat. Après une dangereuse course-poursuite, il se réfugie dans les bois.

Avis :
Comme il est regrettable que l’image de grosse brute pro reaganienne de Rambo se soit diffusée et soit restée alors qu’elle n’est valable que pour les épisodes 2 et 3… Car ce n’est pas ce qui est développé dans ce premier épisode.

Petit rappel historique.
Nous sommes en 1982 (année de production et de sortie originale du film), et la guerre du Viêt Nam est terminée depuis maintenant sept ans. En 1975, le pays s’est réunifié, la guerre s’est achevée, et les Américains sont repartis la queue entre les jambes. Il y aurait beaucoup à dire sur cette défaite dans la société américaine, mais Rambo s’intéresse à un aspect précis : le retour des vétérans au pays.

Beaucoup de ceux qui ont eu la chance de revenir sont revenus brisés, physiquement ou psychologiquement, voire les deux. On pourrait s’attendre à ce qu’ils soient au moins accueillis en hommes, en soldats qui ont donné beaucoup pour la patrie, mais même pas. Non, on les accueillis avec de la méfiance, du mépris, voire de la haine ouverte.
Pourquoi, demandez-vous ? Parce qu’ils ont perdu la guerre, tout simplement. La première guerre perdue par les États-Unis depuis leur naissance, ça marque le pays (d’autant qu’il y a bien des facteurs qui expliquent pourquoi, mais passons, ce n’est pas le propos).
Il leur fallait un bouc émissaire, quelqu’un à désigner pour prendre la responsabilité de ce fiasco. Et ce furent donc les vétérans, ceux qui se battaient en première ligne, et qui ont été, une fois revenus, lâchés par leur gouvernement et même parle pays tout entier. Ils étaient devenus des parias, des traces à effacer de cette sale guerre…

Rambo, c’est une démonstration par l’exagération de cet état de fait et de ce que ressentent alors ces vétérans face à ce pays qui les renie. John Rambo devient ici l’incarnation des sentiments de tous ces camarades, pendant que Teasle règne sur « sa » ville et y applique les mêmes pratiques envers lui que le gouvernement et le pays envers toute l’armée. Rambo ne demandait rien de bien méchant.
Il voulait juste revoir un ami, malheureusement décédé entre temps, et repartir le lendemain. Et on le traite en vagabond, en paria, on le harcèle jusqu’à l’enfermer. Il finit évidemment par faire la seule chose qu’il sache faire. Il va se battre pour survivre et affirmer sa dignité, affirmer qu’il est un être humain comme les autres. Comment s’étonner de voir quelqu’un réagir en bête traquée quand on le considère comme tel ?

Rambo, à travers sa fuite dans les bois, devient un porte-parole de ces soldats qui luttent, eux aussi, pour rester dignes pendant que leur propre pays les traîne dans la boue. Un pays qu’ils aiment et respectent malgré tout, comme le montre Rambo qui refuse de tuer qui que ce soit (un seul mort dans ce premier film, et ce n’était même pas voulu par Rambo, qui s’en voudra tout du long).

Bien sûr, le traitement est celui d’un film d’action, mais ça va donc bien plus loin que ça, au contraire des deux films suivants. Le monologue final de Rambo résume tout.
Ce film, c’est une réponse au mépris du gouvernement et des Américains, un crachat au visage du Président, un « Merde ! » taggé à l’encre indélébile sur la façade de la Maison Blanche, un doigt d’honneur au pays tout entier. Et l’expression de toute la colère et la frustration de ceux qui ont laissé une part d’eux-mêmes au Viêt Nam, au service du pays face au « péril communiste »…

Ted Kotcheff offre au sujet un traitement pas particulièrement marquant, mais très efficace, préférant laisser le fond parler de lui-même. Quant au trio Stallone/Crenna/Dennehy, ils sont tous les trois parfaits, notamment Stallone, littéralement habité par son rôle comme il le fut pour Rocky six ans plus tôt.
Le fond est parfait, et on ne s’ennuie pas une seconde. Un film bien plus profond et politique qu’il n’y paraît, qui reste aussi un très bon spectacle d’action, action qui sert l’histoire et non l’inverse.

C’est un film qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie. Surtout si on reste sur l’image reaganiste de Rambo forgée par deux suites dispensables… Le quatrième épisode vient heureusement le réhabiliter quand même, sans pour autant atteindre la force du premier film, la faute à un rythme trop rapide et une action trop débridée. Mais il retrouve un peu du fond de ce premier film et conclut bien l’histoire de John Rambo, et ça suffit à en faire un bon film, supérieur aux 2 et 3.

Bref, Rambo, c’est tout ça, bien loin de l’image la plus connue, et ça vaut largement le coup d’œil.

 

30 janvier, 2012 à 16:03 | Commentaires (0) | Permalien


Sherlock Holmes

Sherlock Holmes dans Critiques d'adaptations ciné/télé 1378-sherlock-holmesRéalisateur :
Guy Ritchie

Casting :
Robert Downey Jr, Jude Law, Mark Strong, Rachel McAdams…

Date de sortie :
3 février 2010

Durée :
2H08

Genre :
Thriller/Action

D’après le personnage de Sherlock Holmes, créé par Sir Arthur Conan Doyle

Synopsis :
Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes… Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l’intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l’observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable…
Mais une menace sans précédent plane aujourd’hui sur Londres – et c’est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l’ennui et la mélancolie.
Après qu’une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l’approche de son éxécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu’il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances.
La panique s’empare de la ville après l’apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard donne sa langue au chat, et Sherlock Holmes se lance aussitôt avec fougue dans la plus étrange et la plus périlleuse de ses enquêtes…

Bande Annonce

Avis :
Sherlock Holmes est, avec Dracula, le personnage littéraire le plus exploité au cinéma, et cela depuis la période du muet. Et je ne parle même pas de la télévision…
On retiendra notamment les interprétations de Peter Cushing (Le Chien des Baskerville, 1959) au cinéma, et de Jeremy Brett (la série de 1984 à 95) pour la télévision.

Et voilà Guy Ritchie qui s’y met.
Certains pourront y voir juste un gros film d’action sans originalité, et ils n’auront pas tout à fait tort, moi, j’y vois une version modernisée et dynamisée du mythe littéraire, mais respectueuse de ce même mythe (et en même temps plus proche du personnage créé par Doyle que du gentleman vu par les adaptations).

C’est un peu « Et si Conan Doyle avait créé Sherlock Holmes dans les années 2000 ? »

On reste à l’époque victorienne, mais on rajeunit les personnages, on oublie le côté gentleman qui est la création des œuvres audiovisuelles, on insiste bien sur la pratique du baritsu de Holmes, et on fait un thriller explosif, décomplexé, et qui réadapte bien l’univers de Sherlock Holmes aux attentes du public actuel.

On arrive directement en pleine enquête, puis au moment où Watson s’apprête à se marier, quittant ainsi le 221B Baker Street. Aucune mise en situation, aucune rencontre, rien. Et ce n’est pas un problème, tant les personnages sont connus, comme leur univers.
Et tout y passe, de la mention de Mycroft à celle des drogues consommées par Holmes, qui reste le même cynique asocial qu’on connaît si bien, lié à une seule et unique personne, John Watson.

Lequel Watson justifie son statut de vétéran en s’offrant quelques séquences d’action, lui aussi.
Irene Adler est bien présente (pas présentée non plus, mais qui ignore son lien avec Holmes ?), et nous faisons rapidement connaissance d’un personnage bien connu, prévu pour la suite.

Le scénario fait la part belle aux analyses et aux calculs de Holmes et Watson, parfaitement complémentaires, et à un suspense constant (non pas sur l’identité du criminel, parfaitement identifié dès le départ, ni même sur sa défaite à venir, mais sur comment Holmes va réussir à reprendre ou garder l’avantage), sans oublier un certain humour, parfaitement adapté à la relation chien/chat du duo principal, complémentaire et opposé.

Du pur Sherlock Holmes, donc.

Bref, un très bon film, fun et bien mené, une assez belle adaptation de Sherlock Holmes, juste un peu gâchée par certains moments où Guy Ritchie en fait un peu trop dans l’action.

Mais à part ça, ça vaut le coup de jeter un œil :D

17 janvier, 2012 à 10:38 | Commentaires (3) | Permalien


Le Cycle d’Ender dévoile son casting

Le Cycle d'Ender dévoile son casting dans Adaptations et projets avec auteurs à venir enderSummit Entertainment, déjà à l’origine des adaptations cinéma de Twilight, va cette fois adapter Ender’s Game, de Orson Scott Card.
Cette saga de science-fiction est connue en France sous le simple nom de Cycle d’Ender, dont le tome 1, ce fameux Ender’s Game, est intitulé La Stratégie Ender.

Petit synopsis.

Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi â repousser l’attaque des doryphore… Aujourd’hui pourtant, une nouvelle invasion menace. Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers – Tous des surdoués, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé a devenir un puissant Stratege, il est le jouet des manipulations supérieurs depuis sa naissance… Et cela le dépasse. Car c’est entre ses mains que repose le sort de l’humanité. et Ender n’a que six ans.

Pour faire simple, les enfants sont entraînés dès leur plus jeune âge en vue des combats à venir par la suite, donc.

Côté film, le plus gros du casting est signé et annoncé. On notera que le projet n’a mis que quelques semaines à se finaliser, ce qui est tout de même assez rare.

Donc, on retrouvera Asa Butterfield (vu dans Hugo Cabret, déjà une adaptation) en Ender, Hailee Steinfeld (vue dans True Grit, des frères Coen, encore une adaptation) en jeune recrue, et Sir Ben Kingsley (y a-t-il besoin de le présenter ? :D ) en ancien héros de guerre qu’on croyait mort.
Et, à ce trio, vient s’ajouter Harrison Ford pour diriger le camp d’entraînement.

On notera que ce dernier a hésité un peu, étant donné que le contrat de Summit est un peu contraignant, le signataire s’engageant d’office pour plusieurs films de la franchise. Ce qui se comprend, puisque le Cycle d’Ender compte quatre volumes. Un assez beau casting, reste à voir ce qui en sera tiré :D

Le casting de Ender’s Game

28 décembre, 2011 à 10:47 | Commentaires (0) | Permalien


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