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Qui veut la Peau de Roger Rabbit

Qui veut la Peau de Roger Rabbit dans Critiques d'adaptations ciné/télé rogerrabbitRéalisateur
Robert Zemeckis

Casting
Bob Hoskins, Christopher Lloyd, Joanna Cassidy, Stubby Kaye, Alan Tilvern…

Date de sortie
18 octobre 1988

Durée
1H43

Genre
Comédie

D’après Who censored Roger Rabbit ? de Gary K.Wolf

Synopsis
Roger Rabbit est au trente-sixième dessous. Autrefois sacré star du cinéma d’animation, le lapin blanc est fortement préoccupé pendant les tournages depuis qu’il soupçonne sa femme, la sublime Jessica Rabbit, de le tromper. Le studio qui emploie Roger décide d’engager un privé, Eddie Valliant, pour découvrir ce qui se cache derrière cette histoire bien plus complexe qu’il n’y parait !

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Avis
Un classique du cinéma. Un film culte parmi les cultes, détenteur de 4 Oscars. Voilà ce qu’est ce film, qui fonctionne toujours aussi bien malgré les années. Le défi technique de donner vie aux Toons dans un environnement réaliste n’est pas nouveau pour l’époque (Mary Poppins, Peter et Elliott le Dragon l’avaient déjà fait, par exemple), mais ce film est bien le premier à le faire aussi bien et de façon aussi réaliste.

Et si le film assure du côté technique, il est loin de démériter côté rythme et humour. On démarre avec un cartoon qui nous permet d’arriver sur le tournage et, de là, ça fuse à un rythme effréné, Roger est intenable, son duo avec le désabusé Valiant est parfait, Christopher Lloyd est juste incroyablement terrifiant, et le doublage de Pierre Hatet (pour Lloyd, évidemment) et de Luq Hamet (pour Roger) est tout aussi bon que sur Retour vers le Futur et ils justifient la VF à eux seuls.

Ce film est juste un vrai film noir, bourré d’humour cynique et d’allusions régulièrement en-dessous de la ceinture, avec des séquences plus dures que d’habitude dans un Disney (la chaussure… La chaussure, quoi !!! T__T), ce qui explique la production via TouchStone, Zemeckis ayant (fort heureusement) refusé toute retouche.

Mais en plus de tout ça, c’est aussi la seule et unique occasion de voir réunis des personnages Disney et Warner, pour plusieurs monuments d’humour bien cartoonesques. Une scène vaut à elle seule le visionnage, de ce côté : Donald Duck et Daffy Duck, soit les deux canards les plus irascibles et champions de la mauvaise foi du dessin animé, réunis dans un numéro musical absolument… explosif !

Bref, Qui veut la Peau de Roger Rabbit, c’est comment ressusciter l’esthétique et le fond du film noir des années 40, associés aux dessins animés de l’époque, et dirigé par un petit prodige de la comédie qui a littéralement dynamité le cinéma des 80′s rien qu’avec ça et Retour vers le Futur ! Un must see, un classique, un incontournable.

2 novembre, 2012 à 19:53 | Commentaires (2) | Permalien


L’Homme qui Rit de retour au cinéma

L'Homme qui Rit de retour au cinéma dans Adaptations et projets avec auteurs à venir l-homme-qui-rit-affiche-505c626194b90L’Homme qui Rit n’est pas le titre qui vient le plus spontanément en tête quand on parle de Victor Hugo, mais son personnage principal mutilé et affublé par ses cicatrices d’un rictus donnant l’impression d’un sourire permanent a durablement marqué les esprits littéraires et cinématographiques.

Pour la forme, citons qu’il a ouvertement inspiré Bill Finger (bien que Bob Kane s’en attribue la création) pour le personnage du Joker, le plus célèbre ennemi de Batman.

Après déjà deux adaptations au cinéma, en 1928 par Paul Leni (États-Unis), puis en 1966 par Sergio Corbucci (Italie), et une troisième à la télévision par Jean Kerchbron (France, enfin),  la France retente l’adaptation d’un de ses auteurs phares.

Le film est signé Jean-Pierre Améris, réalisateur des Émotifs Anonymes, et réunit Marc-André Grondin, Gérard Depardieu, Emmanuelle Seigner, Christa Théret…

Et donc, sans plus tarder, après l’affiche, un synopsis et une bande annonce pour ce film prévu au 26 décembre 2012.

En pleine tourmente hivernale, Ursus, un forain haut en couleurs, recueille dans sa roulotte deux orphelins perdus dans la tempête : Gwynplaine, un jeune garçon marqué au visage par une cicatrice qui lui donne en permanence une sorte de rire, et Déa, une fillette aveugle.
Quelques années plus tard, ils sillonnent ensemble les routes et donnent un spectacle dont Gwynplaine, devenu adulte, est la vedette. Partout on veut voir ‘L’Homme qui rit’, il fait rire et émeut les foules.
Ce succès ouvre au jeune homme les portes de la célébrité et de la richesse et l’éloigne des deux seuls êtres qui l’aient toujours aimé pour ce qu’il est : Déa et Ursus.

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15 octobre, 2012 à 17:11 | Commentaires (1) | Permalien


Le prochain film Dragon Ball soutenu par le gouvernement japonais

Le prochain film Dragon Ball soutenu par le gouvernement japonais dans Adaptations et projets avec auteurs à venir dragonballEn voilà une nouvelle qui fait plaisir à la génération dont je suis issu. Oui, tout comme il y a aujourd’hui une génération Harry Potter, il y a également une génération Dragon Ball, évidemment plus ancienne.

Une génération qui a vibré aux exploits de Goku à travers le monde et l’espace, et qui ne renie pas son fanatisme depuis désormais plus de vingt ans. Donc, forcément, quand Akira Toriyama a annoncé en juillet un nouveau film d’animation issu de son manga, il n’en fallait pas plus pour que ça soit attendu comme jamais.

Et ce film bénéficie de soutiens de taille.
L’agence des affaires culturelles japonaises a en effet attribué à Toriyama et à Toei Animation une subvention de 50 millions de yens (soit un peu moins de 500 000€). Les États-Unis sont également partenaires du projet.
L’exportation est déjà facile avec le seul nom de Dragon Ball, elle l’est encore plus avec une production internationale.

Côté histoire, rien n’a été dévoilé, sinon que le film prendra place après la défaite de Buu, soit la fin du dernier volume du manga (la fin de Dragon Ball Z, dans le cas de l’anime). Ce qui pourrait signifier que l’hérésie Dragon Ball GT, suite sortie de l’esprit des seuls producteurs de l’anime et faite sans Toriyama au scénario (ce qui se devine de toute façon aisément au visionnage) se verrait littéralement effacée de la chronologie par ce film.

Et ça ne serait pas mal.

Pour l’animation, seul le teaser existe encore à ce jour, et il ne nous permet pas d’en dire quoi que ce soit, sinon que le peu qu’on voit nous fait admirer un superbe rendu graphique moderne et qui reste fidèle au chara design de base.

Sortie toujours prévu le 30 mars 2013 au Japon.

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En tout cas, ceci devrait sans problème effacer de toute mémoire l’innommable affront que fut Dragon Ball Evolution, encore pire que Dragon Ball GT, et sorti fort à propos un 1er avril…
Ah, on me signale que c’était un cauchemar collectif, en fait.

29 septembre, 2012 à 9:51 | Commentaires (0) | Permalien


Quelle composition pour la Ligue de Justice ?

Quelle composition pour la Ligue de Justice ? dans Adaptations et projets avec auteurs à venir justice_leagueLe succès des Vengeurs semble avoir vraiment décidé DC à faire un film autour de la Ligue de Justice. À moins que tout ça ne sorte de l’imagination des fans et journalistes… Rien n’a en effet encore été officiellement annoncé par Warner et DC.

Voici donc les dernières nouvelles (enfin, rumeurs, plutôt) venant droit de chez CosmicBookNews.

Au menu ? Rien de moins que la composition de l’équipe, des apparitions d’autres personnages, et un début de date de sortie. Et là, je vous sens impatients. Non ? Tant pis.

On va commencer par la date, qui serait donc fixée dans le courant de l’année 2015. Soit, si tout va bien, en même temps que… Avengers 2 par Joss Whedon. Les deux équipes majeures de Marvel et DC vont-elles s’affronter par salles de cinéma interposées ?

Maintenant, passons aux personnages.
Concernant la Ligue elle-même, on fait dans le simple. Contrairement aux X-Men et aux Vengeurs qui offraient des équipes pas totalement fidèles à au moins une de celles présentes au fil des ans dans les comics, la Ligue de Justice réunirait simplement les sept personnages fondateurs, visibles sur l’image.

C’est-à-dire Batman, Superman (dont Henry Cavill devrait reprendre le costume après Man of Steel, contrairement à ce qui avait été plus ou moins dit dans les dernières rumeurs), Wonder Woman (qui ferait là sa première apparition au cinéma, le personnage se contentant à ce jour d’une série et de l’animation), Aquaman, Green Lantern, Flash, et J’onn J’onnz alias Martian Manhunter.
L’Archer Vert, Cyborg et d’autres seraient apparemment prévus pour faire une apparition.

Les studios auraient déjà une liste pour les acteurs (dont Henry Cavill, donc), susceptible d’être modifiée selon le réalisateur finalement choisi.

Ne reste plus qu’à attendre de voir si le match aura bien lieu

17 septembre, 2012 à 14:02 | Commentaires (0) | Permalien


Trailer de Hansel et Gretel : Chasseurs de Sorcières

Le célèbre conte Hansel et Gretel est en route pour devenir un film, avec Jeremy Renner et Gemma Arterton dans les deux rôles principaux. On retrouvera aussi Famke Janssen.

Pour l’idée, imaginez une suite au conte, quinze ans après, où l’on retrouverait nos deux jeunes enfants devenus des adultes endurcis et chassant les sorcières un peu partout à grands renforts d’action pas très fine.

Hé bien, voilà ce que ça donne en vidéo, et je préfère ne pas plus m’étendre sur le sujet.

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La sortie est prévue pour janvier 2013 (du moins, la sortie américaine). Je vous laisse aussi avec le site officiel.

Oui, court article, la vidéo se suffit à elle-même :D

4 septembre, 2012 à 20:03 | Commentaires (2) | Permalien


La Tour Sombre s’écroule encore

La Tour Sombre s'écroule encore dans Adaptations et projets avec auteurs à venir DarkTowerDécidément, ce projet devient plus un running gag qu’autre chose. Rappel.
Ron Howard veut absolument adapter le cycle western/fantasy/fantastique de Stephen King en sept volumes, La Tour Sombre. Universal s’intéresse alors au projet, qui prend une forme bâtarde étrange, à savoir une trilogie cinéma et une série télé qui seraient donc réunies pour adapter tout le cycle. Javier Bardem signe pour le rôle de Roland par la suite.

Quelques temps plus tard, le studio abandonne le projet. Il aurait coûté trop cher. Et on peut raisonnablement supposer que sa rentabilité était un pari risqué, tant le cycle de King est relativement méconnu.
Fin de l’histoire. Du moins chez Universal.

Ron Howard, têtu, garde l’idée et cherche un nouveau producteur. Après plusieurs mois, c’est au tour de la Warner Bros de reprendre le projet, avec option possible de la série sur HBO. L’adaptation semblait donc se relancer, avec cette fois Russell Crowe qui semblait prêt à reprendre le rôle de Roland, Javier Bardem n’étant plus libre.

Hé bien, finalement, la Warner lâche aussi le projet !

Un espoir subsiste cependant encore. Media Rights Capital, boosté par le succès de Ted et avec des accords de distribution avec Warner, serait en effet intéressé. Après tout, jamais deux sans trois…

Un troisième abandon à prévoir ?

Pour régler le problème, si on commençait par se décider formellement pour une forme précise ? Soit on fait sept films, soit on fait une série, mais on oublie le projet bâtard. Ensuite, on confie le tout à Frank Darabont, proche ami de King et qui a déjà adapté deux de ses livres avec La Ligne Verte et Les Évadés. On fait signer Hugh Jackman en Roland (oui, j’y tiens ^^) et on met King à la supervision du scénario et des visuels.

Voilà qui devrait attirer pas mal de monde en plus des fans de la saga, non ?

Ou alors, on va au plus simple, on annule tout.

21 août, 2012 à 12:20 | Commentaires (0) | Permalien


Joss Whedon assemblera les Vengeurs

Joss Whedon assemblera les Vengeurs dans Adaptations et projets avec auteurs à venir joss-whedonOui, on le sait, les Vengeurs se rassembleront à nouveau dans un deuxième film. Ce qui restait en suspens, c’était de savoir si Joss Whedon allait rempiler à la tête du projet.

Fin du suspense : c’est oui ! Bob Iger, le patron de Disney/Marvel, a annoncé que le grand maître des geeks écrirait et réaliserait ce deuxième épisode.

Bon, bien sûr, on a le temps de voir ce que donnera ce deuxième film, le Marvel Cinematic Universe s’étoffant, sur 2013 et 2014, avec pas mal de suites et Les gardiens de la Galaxie. Et pourquoi pas L’Homme Fourmi et Docteur Strange, mais là, je m’égare.

Trois ans minimum pour écrire un scénario, je pense que ça suffira à Whedon. D’autant plus que Iger nous annonce aussi, au passage, qu’il chapeautera la fameuse série mystère possiblement dérivée des Vengeurs et liée au Marvel Cinematic Universe.

Un emploi du temps bien chargé à venir pour Joss Whedon, donc, au grand bonheur de ses fans et de ceux de Marvel.

Maintenant, on va fantasmer un peu sur le contenu des nouvelles aventures des Vengeurs et des futurs films qui vont les précéder…

10 août, 2012 à 12:42 | Commentaires (0) | Permalien


La Nouvelle Fureur de Vaincre

La Nouvelle Fureur de Vaincre dans Autres filmsRéalisateur
Lo Wei

Casting
Jackie Chan, Nora Miao, Sing Chang, Siu Siu Cheng, Yin-Chieh Han…

Date de sortie
1976

Durée
1H25

Genre
Action

Synopsis
L’école d’arts martiaux de Chong Wu se voit menacée par les japonais désireux de contrôler tous les établissements chinois. La mort de Chen Chu n’arrange pas leurs affaires. L’école se retrouve mise à sac et de nombreux élèves se font tuer. Parmi les survivants, un groupe décide de résister et de reconstruire l’école.

Avis
En 1972, Lo Wei livre un film qui sera parmi les meilleurs de la courte carrière du Petit Dragon, Bruce Lee : La Fureur de Vaincre.
En 1973, le monde pleure celui par qui le cinéma d’arts martiaux s’est exporté en masse en Occident, lui permettant de découvrir la culture HK, qui avait tout de même pas mal existé avant le Maître qu’il était, notamment grâce à la Shaw Brothers.
Et, en 1976, Lo Wei décide qu’il est temps de livrer un successeur à Bruce Lee. Son choix se porte sur celui qui deviendra une star de la comédie et des arts martiaux par la suite : Jackie Chan.

Et c’est là que tout le monde s’est fourvoyé dès le départ, car Jackie Chan n’est pas, n’a jamais été, et ne sera jamais un digne successeur à Bruce Lee, lui qui a toujours cherché à faire son propre style, sans empiéter sur celui du maître.
Mais donc, Lo Wei veut faire de Jackie Chan le nouveau Bruce Lee. Et quoi de mieux que d’en faire le héros d’une suite à La Fureur de Vaincre ?
D’autant qu’apparemment, à en croire Wiki et divers sites, Jackie Chan aurait eu un petit rôle dans ce film, celui d’un élève de Jing Wu.

Bon, dans l’idée, ça part pas mal.
Lo Wei rempile à la réalisation, on retrouve Nora Miao, et on a Jackie Chan en rôle principal, ça ne peut que bien s’annoncer. Hélas, au final, on déchante quand même pas mal…

Si ce n’est une rapide évocation de la fin de La Fureur de Vaincre, l’opposition Chinois/Japonais, et deux petites images de Bruce Lee quand on fait le parallèle entre son personnage et celui de Jackie Chan (bah oui, fallait bien y passer, quoi, il est censé être le héros de ce film et le successeur de Bruce, coup double), RIEN ne relie ce film à celui de 1972. Pas même le cadre, déplacé à Taïwan.

D’un côté, ce n’est pas plus mal, on peut entrer dans le film sans connaître La Fureur de Vaincre, donc, bon…
Mais d’un autre, ceci s’affirmant comme la suite, ça fait quand même bien chier, tout ça.

Mais bref, là n’est pas le plus gros problème.
Non, le problème, c’est que le film est extrêmement bancal. D’abord, Jackie Chan n’a que très peu de scènes, malgré son statut d’acteur principal. Pendant au bas mot trois quarts d’heure, il ne fait que quelques sporadiques apparitions, sans qu’on comprenne trop ce qu’il fait à exactement, en fait.
Les scènes de combat sont molles et lentes la plupart du temps, parfaitement à l’opposé de ce qui faisait les films de Bruce Lee. Un comble, quand même, pour un hommage et quand on a Jackie Chan dans son film !!! Mais là est l’autre problème. Dans sa volonté d’en faire le successeur de Bruce, Lo Wei l’a tout simplement bridé pour en faire un acteur sérieux. Lui qui a toujours voulu faire rire les gens, et n’a accepté plus tard Crime Story que parce que l’acteur concerné à la base avait disparu du projet !
Bien sûr, ça fait pas de mal de le voir sérieux dans quelques films, mais quand il est évident que plusieurs personnages et faits, à commencer par son acolyte, ne sont là que pour faire rire, le décalage n’a tout simplement aucun sens.

Je retiendrai également une musique 9 fois sur 10 inadaptée à la situation, notamment dans le combat final. Combat final qui réhausse assez le niveau du reste, sans pour autant se hisser au niveau des mythiques combats de Bruce Lee ou même de ceux de La 36e Chambre de Shaolin.
Surtout quand le tout se finit brutalement genre « on a plus de pellicule, c’est bon, les mecs, on arrête là. Les grands méchants sont battus, on laisse les spectateurs se faire leur épilogue ! ».
WHAT ???

La Nouvelle Fureur de Vaincre est, au mieux, un Jackie Chan mineur, au pire, un massacre de la mémoire de Bruce Lee.
Je préfère y voir la première option, ça m’évite d’être trop méchant.

Mais bon, à moins de vraiment apprécier Jackie Chan, le cinéma HK des années 60 et 70 a bien autre chose de plus intéressant à offrir comme, en vrac, la trilogie de la 36e Chambre, celle du Sabreur Manchot, les films de Bruce Lee évidemment, La Dernière Chevalerie (alias la première perle de John Woo), A Touch of Zen, etc…

Bref, au final, le successeur de Bruce Lee, à mon sens, s’est dévoilé 21 ans après sa mort, dans un remake de, justement, La Fureur de Vaincre, et c’est Jet Li, avec son Fist of Legend.
Un remake qui vaut largement l’original, voire le surclasse sans doute, loin de cette suite poussive…

6 août, 2012 à 20:06 | Commentaires (3) | Permalien


Nora Arnezeder ou la nouvelle Angélique

Nora Arnezeder ou la nouvelle Angélique dans Adaptations et projets avec auteurs à venir noraTout le monde a au moins entendu parler des films Angélique, avec Michèle Mercier, qui sont hélas devenus cultes au fil du temps. À tel point que les programmateurs se sentent obligés de nous les infliger offrir gracieusement tous les ans, à la même date environ, à la télévision.

Ce que beaucoup ignorent, en revanche, c’est qu’il s’agit à la base d’une série de romans historiques signés Anne Golon. Et donc, étant à la fois adaptation et film culte, il y a un passage obligé au bout d’un temps : la nouvelle adaptation, le remake. Et c’est donc en route.

Ariel Zeitoun s’attelle donc au projet, produit par Ajoz Films et Climax Films. Côté casting, nous aurons droit à Tomer Sisley en Marquis de Plessis-Bellière, Gérard Lanvin en Comte Joffrey de Peyrac, et Olivier Gourmet en François Desgrez, avocat.

Pour le rôle principal, c’est donc Nora Arnezeder qui a été choisie pour devenir la nouvelle Marquise des Anges.

Bref, on est parti pour bien s’emmerder s’émerveiller devant des aventures improbables.
En tout cas, c’est un casting sympathique, alors, à voir.

5 juillet, 2012 à 17:47 | Commentaires (5) | Permalien


The Thing

The Thing dans Critiques d'adaptations ciné/télé The-ThingRéalisateur
John Carpenter

Casting
Kurt Russell, Wilford Brimley, Keith David, David Clennon…

Date de sortie
3 novembre 1982

Durée
1H49

Genre
Fantastique/Horreur

D’après la nouvelle La Chose d’un Autre Monde, dans le recueil Le Ciel est Mort, de John W.Campbell

Synopsis
Antarctique, hiver 1982. Un groupe de scientifiques américains découvre, sur une base norvégienne dévastée, un corps étrange et le ramène à la base pour l’étudier. Mais ils ignorent encore qu’ils ont ramené une forme de vie inconnue et particulièrement dangereuse…

Avis
The Thing est adapté d’une nouvelle de 1934, qui avait déjà été adaptée en 1951, avec La Chose d’un Autre Monde. Mais il y a bien autre chose à quoi le comparer : Alien, de Ridley Scott, sorti trois ans plus tôt.

Alien. The Thing. Ou comment exploiter une même idée de deux façons différentes et marquantes, pour donner naissance à deux perles. Les deux films ont ainsi en commun le huis clos dans un milieu hostile (un vaisseau perdu dans l’espace, une base météo en Antarctique), une équipe réduite sur les lieux, et un âpre combat pour survivre. Mais ça s’arrête là. Là où Ridley Scott nous fait expérimenter la peur et laisse de l’espoir à la fin, John Carpenter nous montre comment faire naître la paranoïa dans un groupe soudé et nous laisse sur une fin amère.

Car c’est bien dans le traitement de la menace que les deux films divergent et font naître deux visions différentes de la peur. Dans Alien, la menace est clairement identifiée, un corps étranger à l’apparence bien spécifique, et chacun peut compter sur les autres pour le couvrir. Ici, ce n’est pas possible, car l’entité prend l’apparence de son hôte jusqu’à ce qu’elle se montre à nouveau. Aucun aspect bien défini, aucun moyen de l’identifier, la menace ne vient plus vraiment de l’extérieur, elle se débrouille pour se masquer à l’intérieur.
Ainsi naissent la paranoïa et la suspicion. Qui est digne de confiance ou pas ? Y a-t-il moyen de l’arrêter ? Ne veut-il pas mieux tuer tout le monde par sécurité ? Les personnages d’Alien sont confrontés à la peur et leur désir de survivre, Carpenter les confronte en plus directement à eux-mêmes, à la peur de l’autre, les heurte à leur morale, et les fait sombrer dans la folie. Là se cache tout l’enjeu du film, avec, au final, une seule question à vraiment poser à soi-même pour chaque personnage : jusqu’où suis-je prêt à aller pour survivre ?

Et ça, chacun l’apprendra durant ce combat…
Avec peu de budget, on peut faire de grandes choses, comme le prouve ce film qui n’a pas vieilli, si ce n’est par la qualité des effets visuels, qui font aujourd’hui très grand guignol, mais offraient leur lot de frayeur à la sortie. Il nous reste tout de même une sublime ambiance de flippe et un développement prenant. Et, quelque part, c’est tout ce qu’on demande à un film du genre, non ? Quand, en plus, il a un fond travaillé, comme c’est le cas ici, c’est encore mieux.

The Thing est un film culte du genre, au même titre que Alien, et c’est mérité dans les deux cas.

1 juillet, 2012 à 17:13 | Commentaires (0) | Permalien


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