Bienvenue dans un monde d'écriture

La Prophétie des Cinq Tribus, tome 1, chapitre 1 [Premier jet]

Et nous y voilà enfin, oui ^^
Après le prologue, voici le chapitre 1. Bonne lecture :D Et d’avance désolé pour les possibles problèmes de typo en vrac x)

———————-

Les gardes ne cessaient pas de frapper leur prisonnier, qui restait au sol, subissant les coups de pied au ventre et au visage. Du sang maculait son visage, mais il gardait la bouche fermée malgré la douleur, serrant les dents pour ne pas faire à ses bourreaux le plaisir d’entendre ses hurlements. Après de longues minutes à subir ce traitement, le jeune voleur fut relevé sans ménagement, alors qu’un officier s’était approché des gardes. Ses paroles étaient à peine compréhensibles, mais le captif réussit à saisir qu’il était temps, devant son acharnement à ne rien dire, de l’envoyer en cellule et d’arrêter de s’amuser. Les gardes le traînèrent alors, les pieds qui raclaient le sol et en soulevaient la poussière, jusqu’à ce qui serait désormais son domicile jusqu’à nouvel ordre. Le prisonnier fut violemment jeté à l’intérieur de ce qui ressemblait plus à un placard qu’à une cellule, le visage écrasé au sol. Le goût du sang dans sa bouche le réveilla, et il se releva lentement en crachant un peu du liquide rouge vital. Le visage tuméfié et ensanglanté, des douleurs sur tout le corps, chaque mouvement devenait une torture pour lui. Il se laissa tomber sur la pelure miteuse et remplie de poux tellement gros qu’on les voyait sans effort, espérant dormir un tant soit peu confortablement, malgré l’odeur persistante qui tenait de l’excrément. « Les précédents locataires n’ont pas vraiment pris soin de l’endroit » pensa-t-il. Sa plaisanterie vaseuse le fit rire tout seul avant de s’endormir tant bien que mal.

Une visite inattendue surprit le prisonnier au beau milieu de la nuit. Le geôlier était accompagné d’une jeune femme et venait le libérer. La femme était impossible à identifier, avec son visage caché sous une capuche.

Tu es libre, dit le geôlier. Tu peux sortir.

Hein ? Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

Ferme ta gueule et viens par là, dit la jeune femme en lui prenant le bras avant de s’engouffrer vers la sortie. Tiens, voilà ton équipement.

Le duo sortit sans encombre du pénitencier, sans partager un mot. Les gardes les regardaient à peine sortir. Après quelques minutes de marche, le prisonnier et l’inconnue arrivèrent dans les ruelles de Drakenhar. La pleine lune éclairait faiblement la ville, mais la jeune femme semblait voir dans la nuit, tant elle marchait d’un pas assuré. Le prisonnier s’arrêta soudain pour lui parler.

Mais qui es-tu, au fait ? Tu arrives dans la citadelle, tu me fais libérer sans que ça semble gêner personne, et je te suis à travers la ville sans trop savoir pourquoi exactement. Enfin, si, pour comprendre un peu ce qu’il se passe. Mais à part ça…

Ne peux-tu donc pas te taire, Jon Sheïmon ? Tu sauras tout en temps voulu, l’impatience ne te mènera nulle part. D’ici là… La ferme !

Les deux compagnons reprirent la marche forcée à travers les petites rues sales et sombres de la capitale de l’empire de Kär Draken. L’inconnue amena Jon, qui se demandait encore comment elle le connaissait, vers une maison enclavée au cœur d’un quartier pauvre. À l’intérieur, on pouvait voir, éclairés par la lueur des bougies, deux hommes étudiant une carte et un vieux livre, qui ne se tournèrent pas vers Jon à son arrivée. Le premier, debout avec le livre dans les mains, avait la cinquantaine bien tassée et le cheveu grisonnant. Sa courte barbe finement taillée et ses lunettes carrées indiquaient quelqu’un d’assez éduqué et aisé, peut-être même noble. Sa longue tunique et ses bottes de cuir aidaient à valider cette hypothèse. Son compagnon, quant à lui, semblait plus jeune, mais il était difficile pour Jon d’affirmer quoi que ce soit, ne voyant pas son visage. Tout juste discernait-il une chevelure brune assez longue qui laissait à peine voir une épée courbée et un arc accrochés au dos de l’homme. « Sans doute un Jäger… » pensa Jon, qui aurait préféré que son hypothèse se révèle fausse ; il avait vu assez de l’arrogance des Jägers pour sa vie entière, d’autant que les histoires sur leur compte n’étaient guère engageantes non plus, même s’il ne les avait jamais vérifiées par lui-même.

L’homme plus âgé se tourna finalement vers lui et la jeune femme. Malgré des traits fatigués, son regard gris était encore perçant. Le livre encore ouvert dans la main gauche, il esquissait un sourire de soulagement en direction de la compagne forcée de Jon.

Bonsoir, Cara, dit-il alors. Ravi de te revoir entière. Je vois que tu as un invité avec toi, j’en déduis que ta mission a été un succès. Alors, voici notre homme ?

Je te présente Jon Sheïmon, un petit voleur à la langue bien pendue.

L’homme s’approcha de Jon et lui tendit la main ; le voleur lui tendit la sienne en retour.

Enchanté, Jon, dit l’homme. Puisque cette chère Cara manque à presque toutes les règles de politesse, comme à son habitude, laisse-moi donc faire les présentations. Je m’appelle Konrad Pittecker et, comme tu l’auras sans doute deviné, je passe ma vie à étudier d’antiques manuscrits en tout genre. La charmante demoiselle aux manières si raffinées qui t’a amené ici et qui a déjà disparu a pour nom Cara Marlan.

Cara haussa la tête de sa table à l’évocation de son nom, avant de disparaître à nouveau dans l’étude de ses parchemins.

Quant à notre ami encore moins poli que Cara, ce que je croyais assez impossible, reprit Konrad, il s’appelle Herlen. Et avant que tu ne poses la question : non, nous ne lui connaissons pas de nom de famille.

Herlen leva la main gauche en guise de salut, sans prendre la peine de se retourner ou de dire le moindre mot. À côté de lui, Cara passait effectivement pour un modèle de bonnes manières. Jon était bien incapable de dire ce qui pouvait le maintenir aussi concentré sur son livre, mais il finit par penser, après ce que lui avait dit Konrad, que c’était simplement sa façon d’être et ne chercha pas plus loin.

— Et donc, j’ai vos noms, mais vous êtes… ? Demanda timidement Jon.

— Par les Dieux ! Nous manquons en effet à tous nos devoirs ! S’exclama Konrad. Cara te sort de cellule, t’amène jusqu’à nous, et nous nous contentons de nous présenter. Avant de te répondre, permets-moi de te poser une question à mon tour, Jon. Elle est importante pour saisir ce que nous faisons.

Jon hocha lentement la tête de haut en bas en signe d’acquiescement, se demandant toutefois ce que Konrad allait bien pouvoir lui dire de si important. Après tout, ils ne faisaient que lire des livres et des cartes ; seuls les pouvoirs de Cara et les armes d’Herlen laissaient envisager qu’ils pouvaient être autre chose qu’un petit groupe de curieux avides de connaissances. Peut-être s’étaient-ils attirés les foudres des gardes impériaux au détour d’une escapade en ville ou dans de quelconques ruines.

Konrad ôta ses lunettes et plongea littéralement son regard gris dans les yeux de Jon, puis passa sa main sur sa barbe, comme s’il réfléchissait à quelque chose tout en observant le jeune voleur. Après quelques secondes d’interminable silence, il commença à parler.

— Alors, dis-moi, Jon, connais-tu l’histoire de Gerwan et d’Ormas le Destructeur ?

— Tout le monde connaît cette histoire, répondit rapidement Jon. Gerwan a libéré le royaume de Palavir de l’emprise d’Ormas. Qu’y a-t-il de plus à dire, à part que ce royaume est désormais l’élément central du Saint Empire Drakenite ? Nous avons chassé un tyran pour, à terme, en accueillir un autre.

Cara ne put s’empêcher de laisser entendre un petit rire narquois à ce rapide résumé de Jon. Herlen, de son côté, semblait toujours autant de marbre, concentré sur son vieux livre. Quant à Konrad, il esquissait un sourire laissant clairement entendre à Jon qu’il avait encore beaucoup à apprendre.

— Ce succinct résumé conviendrait sans doute à un précepteur ennuyeux dont tu serais désireux de te débarrasser rapidement, mais il y a beaucoup plus à savoir au sujet de ce moment important du passé du royaume… Aussi vais-je prendre le temps de te raconter quelques petits choses à ce sujet, ce qui nous mènera par la suite aux recherches de notre groupe.

— Tu perds ton temps, Konrad. Cet âne ne sait que parler, pas écouter, intervint Cara.

— Nous verrons cela, Cara, répondit calmement l’érudit en faisant signe à Jon de ne pas réagir. Rassure-toi, Jon, je vais t’épargner les détails ennuyeux que tout le monde connaît ici et me contenter de te parler des éléments que tu dois savoir.

Au triomphe de l’Usurpateur

Débutera l’ère du Libérateur

Marqué du Sceau des Anciens

Il sera connu comme assassin

Du fond des fosses antiques

Reviendra l’arme démoniaque

Le trône vacant sera

Et un nouvel ordre s’élèvera

Konrad énonça ce poème puis attendit en fixant Jon. Voyant que celui-ci ne dégageait aucune réaction, il soupira et reprit la parole.

— Ceci était la prophétie que les cinq tribus des terres du sud ont énoncée quand Ormas le Destructeur renversa le roi Vernon et s’empara de Palavir. Elle annonçait, comme tu t’en doutes, la victoire de Gerwan. Toutefois, ton absence de réaction à ma sublime déclamation…

— Oh, oui, on aurait presque oublié tes talents de poète et de conteur…

— Ton absence de réaction, disais-je avant d’être sauvagement interrompu par une demoiselle sans éducation, montre clairement une chose. Les textes historiques ne parlent pas de la prophétie. D’ailleurs, parlent-ils seulement de la vie de Gerwan avant qu’il mène la rébellion et tue Ormas ?

Jon secoua la tête négativement à cette question.

— Exactement, Jon. On ne sait rien de lui. Tout simplement parce que la plupart des gens ne veulent pas qu’on en sache autre chose que ce que l’Histoire en a fait, un héros sans peur et sans reproche, qui s’est battu pour la liberté, et est mort paisiblement. Mais s’ils savaient les détails…

— Ils le renieraient, c’est ça ?

— Peut-être pas, mais ils prendraient conscience de ce qu’il a fait pour libérer le royaume… Et que ses intentions n’étaient peut-être pas aussi pures que ce qui nous est appris…

Jon leva un sourcil devant l’affirmation de Konrad. Il lui était difficile d’imaginer que Gerwan n’était pas un héros qui aurait simplement été prêt à se sacrifier pour la liberté. Konrad continua son cours d’Histoire pour un Jon qui avait de plus en plus de mal à croire ce qu’il entendait. Notamment quand Konrad en arriva aux détails…

— Attendez… J’ai bien compris ce que je viens d’entendre ? Vous accusez Gerwan d’avoir en fait conspiré pour prendre lui-même le pouvoir ? Au prix de la pratique de la nécromancie ? Mais qu’est-ce que c’est que ce ramassis d’âneries ?

— Juste la vérité, Jon. La seule et unique, celle que tu ne verras jamais dans les livres d’Histoire. Sauf les plus officieux et décriés, évidemment. Si tu veux en savoir plus, n’hésite pas à consulter tout ce que nous avons sous la main.

Jon se leva brutalement.

— Non. Non, c’est impossible. Je crois que vous êtes juste une bande de cinglés. Et après Gerwan qui n’était qu’un mégalomane avide de pouvoir, vous allez m’annoncer qu’une autre prophétie a été faite pour dire qu’un autre héros va tuer Draken, c’est ça ? Je vais aller voir ailleurs si j’y suis, moi, hein…

Ne laissant à personne le temps de réagir, Jon sortit à la vitesse de l’éclair en claquant la porte. Konrad resta bouche bée, rejoint par Cara.

— Je te l’avais dit… Un âne bâté.

— Une vraie tête de mule, en effet, mais qui devra bien céder devant la vérité… De plus, les sorciers de Draken doivent connaître la nouvelle prophétie ainsi que l’existence de Jon… Il faut que tu le ramènes, Cara. Herlen, il serait de bon ton que tu la couvres.

— Moi ? Et pourquoi devrais-je le ramener ?

— Parce qu’il nous le faut et que je ne suis pas un homme d’action. Allez, faites vite. De mon côté, j’organise le départ. Je crains que l’on doive rapidement quitter Drakenhar…

Cara sortit en maugréant, suivie de Herlen qui ne laissait toujours pas échapper le moindre mot, ni la moindre émotion. L’improbable duo laissait Konrad à la préparation d’un départ en urgence, prêt à emmener les informations nécessaires et de quoi survivre.

À l’extérieur, les rues de Drakenhar étaient plongées dans l’obscurité totale. Jon errait sans but précis, si ce n’est celui d’éviter les gardes et de s’éloigner autant que possible de Konrad, Cara, et Herlen. Il avait déjà repéré le manoir isolé aux abords de la ville et s’y dirigeait tout droit. « Rien de mieux que le travail pour oublier une journée de merde » pensa-t-il. Aucune lumière n’émanait du bâtiment, aucun garde ne semblait le surveiller, la cible était parfaite. Jon enfila son masque et sa capuche, et marcha vers la fenêtre. Celle-ci ne tarda pas à craquer sous la lame du voleur, lui permettant d’entrer discrètement.

Une fois à l’intérieur, Jon prit le temps de faire le tour du bâtiment et d’emporter tout ce qu’il pouvait mettre dans son sac. Après une petite visite au garde-manger, Jon ressortit tranquillement par où il était entré, accueilli par une main sur son épaule. Surpris, il fit rapidement volte-face et se retrouva au sol, à la merci de ses interlocuteurs. Les visages masqués par la nuit, ceux-ci, au nombre de trois, avaient encerclé Jon, lui empêchant toute fuite. L’inconnu juste devant Jon le saisit par le cou et le força à se tenir debout devant lui. « C’est pas vrai, je vais encore me faire tabasser, pensa-t-il alors… Vraiment une journée foirée d’un bout à l’autre… »

— Alors, c’est ça, l’héritier de la légende ? Tu parles d’une menace. Un pauvre idiot doublé d’un cambrioleur raté. C’est ça qui fait peur au Saint Empereur et ses sorciers ?

L’inconnu balança Jon au sol sans ménagement et lui cracha au visage, pour bien lui signifier tout son mépris.

— Certes, il ne paie pas de mine, intervint l’un des deux autres agresseurs. Mais si les Seigneurs Sorciers ont vu qu’il allait être une menace, c’est que ça arrivera. Sauf si on règle le problème tout de suite… Après tout, on a été assez grassement payé pour débarrasser le Saint Empereur de ce maraud, non ?

Les membres du trio sortirent alors leurs lames de leurs fourreaux, prêts à frapper. Le métal brillait sous la lumière de la lune, dévoilant les sourires sadiques des meurtriers. C’est à ce moment qu’une flèche surgit de nulle part droit dans la gorge de l’un des trois agresseurs, qui s’écroula sur place avec de l’écume sanglante aux lèvres. Un autre vit sa vie s’achever de façon brutale par une congélation instantanée, avant d’être brisé en morceaux par un bâton de combat. Jon profita de la confusion pour dégainer son épée courte et l’enfoncer dans le torse du troisième agresseur. L’action ne dura pas plus d’une minute et fut extrêmement violente, comme pouvaient le prouver les traces de sang au sol.

— Tu nous crois, maintenant, Sheïmon ?

Encore sous le choc de l’assaut, Jon ne réalisa pas vraiment que l’on s’adressait à lui. Ce n’est que quand la voix se fit insistante qu’il reconnut Cara, le bâton à la main, et comprit qu’elle venait de lui sauver la vie avec Herlen. Il marmonna une réponse affirmative, mais bien timide.

— Bon, il faut qu’on rejoigne Konrad immédiatement. Il avait raison, nous sommes en danger à Drakenhar. Il prépare déjà le départ, tu pourras discuter de tout ça avec lui sur la route. Herlen, tu couvres nos arrières.

— Je ne peux pas partir, dit Jon. Pas tout de suite, du moins…

— Bon sang, mais tu as vraiment de la flotte à la place du cerveau, ou quoi ? J’ai pas fait tout ça pour que tu continues à jouer les abrutis têtus. Alors, maintenant, tu fermes ta gueule et tu nous suis tranquillement selon le plan. Compris ?

Jon était bien conscient que Cara ferait ce qu’il fallait pour qu’il la suive, mais il était tout aussi déterminé à faire les choses comme il l’entendait.

— J’ai un objet à récupérer chez moi. Et je vais le faire, que cela te plaise ou pas, Cara.

Jon tourna les talons aussitôt après avoir fini sa phrase, se dirigeant droit vers sa planque au cœur de la ville.

— Ils doivent déjà être chez toi à tout retourner, sombre crétin !

— Alors ça, aucune chance, répondit Jon dans un sourire sans se retourner.

La magicienne maudissait le sale caractère du descendant de Gerwan, mais ne pouvait guère faire autre chose que le suivre. Elle fit un signe de tête à Herlen et tous deux s’engagèrent sur les pas du voleur.

Jon les mena dans les sous-sols de la ville, jusqu’à l’endroit où il avait pris ses quartiers. À leur grande surprise, personne ne semblait y avoir déjà posé les pieds, à part Jon. Les sentant étonnés, Jon leur expliqua où ils étaient.

— Les souterrains de la ville sont un labyrinthe complexe… Rien d’étonnant, c’était la prison des anciens rois, après tout. Un gros chantier, mais il n’y avait rien de plus efficace. Ni de plus sadique… Les monarques balançaient les criminels là-dedans, sans rien leur prendre. Ils arrivaient d’une ouverture placée à une dizaine de mètres du sol, puis erraient à la recherche de la sortie… Pas de gardes, on les laissait libres de leurs mouvements. Pour la majeure partie, ils mouraient de soif ou d’épuisement, ou étaient tués par d’autres prisonniers… Il n’y avait qu’une seule sortie, par laquelle on laissait passer un peu de nourriture, les jours où le roi y pensait… Et personne ne pouvait sortir par là, vous aurez remarqué que c’était très étroit, et les deux seuls gardes de l’endroit y étaient assignés…

— La prison parfaite, murmura Cara.

— En effet. Et impossible de s’y orienter sans carte. De plus, l’entrée est aujourd’hui bien cachée. Mais le plus intéressant et ironique, c’est où nous sommes actuellement. Regardez par là.

Jon pointa du doigt une petite ouverture dans la roche. Cara et Herlen s’approchèrent et découvrirent, de l’autre côté, la salle commune des gardes impériaux.

— Nous sommes sous le château ?

— En effet, Cara. Juste là où personne ne penserait jamais à chercher. Et nous bénéficions également de ses barrières magiques. Mais au vu des événements, rester ici ne serait guère que du sursis et ne résoudrait rien… Et en parlant de barrières magiques, tu ne m’as toujours pas dit comment tu avais réussi à me faire sortir…

Sans prêter attention à la réaction de Cara, Jon ouvrit un coffre caché sous sa couche et en sortit un vieil artefact, apparemment sans grande valeur ; une antique amulette représentant un serpent qui se mord la queue entourant un oiseau de feu pris dans un triangle.

— D’après mon père, cette amulette est un trésor familial qui se transmet depuis longtemps et que je devais toujours protéger.Il m’a toujours dit de ne jamais la porter ni la déplacer, sauf en cas d’extrême nécessité. Et je crois que nous sommes dans un tel cas…

— En effet, Jon, répondit Cara sans éloigner son regard des gardes. Maintenant, on rejoint Konrad.

Le trio ressortit des souterrains et se dirigea vers la maison où les attendait Konrad, qui avait trouvé un attelage pour les transporter tous les quatre, ainsi qu’un bon nombre de ses livres.

— Ah, vous êtes là. Ravi de te revoir, Jon. Il est temps de quitter cette ville et d’aller en savoir plus sur la prophétie et la lignée de Gerwan. Mais je te dirai déjà tout ce que j’en sais, il serait bien injuste que tu ignores tout de ce qui te concerne, Jon.

Le voleur sourit nerveusement à la phrase de Konrad, puis prit place à bord de l’attelage, la tête remplie de questions.

27 mars, 2014 à 19:34 | Commentaires (2) | Permalien


Nuit agitée…

fantasyEt on inaugure cette nouvelle rubrique :D Principe simple, et que je suis loiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin d’avoir créé de toutes pièces : une image, qui donne une idée, qui donne un texte. Voilà.

Et on commence donc avec ceci :D

* * * * * * * * * *

Fergen avait suivi le garçon jusqu’à l’entrée des bas-fonds de la ville. La zone était sombre, silencieuse, et peu fréquentée ; de quoi donner des sueurs froides à n’importe qui. Mais Fergen était loin d’être n’importe qui.
Le Duc avait déjà fait connaissance avec ses talents de cambrioleur, et la rumeur avait vite couru à travers tout le Duché. Loin des yeux et des oreilles des gardes, on louait le voleur qui avait défié le tyran, à tel point que le Duc dépêcha son unité d’élite, les Jaegers, à sa capture. Une capture plus facile à imaginer qu’à effectuer…

Aujourd’hui, il était là, sous la lumière de la lune, aux limites des patrouilles des gardes, prêt à entrer dans la bouche des Enfers. À cause d’un jeune garçon qui lui avait dit une étrange phrase… Ton âme est prisonnière des Ombres, avait-il déclamé, l’air absent, avant de faire signe à Fergen de le suivre. À présent, il tendait la main vers le bas des escaliers, vers l’ombre des bas-fonds.
Malgré la peur, Fergen descendit. L’attrait de l’inconnu, de possibles richesses, et l’excitation liée lui procurèrent toute la détermination dont il avait besoin. Et elle lui serait plus qu’utile devant les vérités qu’il s’apprêtait à déterrer…

14 février, 2014 à 20:23 | Commentaires (0) | Permalien


J.K Rowling revient à Harry Potter

jkr-photo_new_debra-hurford-brown-j.k.-rowlingJe vous avais déjà dit que J.K Rowling n’excluait pas de revenir un jour à sa saga culte si elle trouvait des idées intéressantes à exploiter. Et il semblerait que ce soit le cas, finalement, car elle va livrer une préquelle à la série.

Bon, ne vous excitez pas trop non plus, hein. Il s’agira en effet simplement d’une pièce de théâtre se concentrant sur Harry avant ses onze ans et son arrivée à Poudlard.

Inutile donc d’espérer l’histoire de Rogue, ou de Poudlard et ses fondateurs. Mais comme elle le dit elle-même, il ne faut jamais dire jamais. Peut-être s’y mettra-t-elle par la suite, après avoir repris pied dans l’univers. Et après avoir fini avec sa saga policière sous pseudo, aussi.

Bien évidemment, pas encore de casting, ni de lieu ou date de représentation, ni même l’ombre d’une adaptation francophone. Mais le principal est là : Harry Potter est de retour, après tout.

20 décembre, 2013 à 20:42 | Commentaires (2) | Permalien


Jon Shannow : L’Intégrale de la Trilogie

1105-10ans-shannow_orgAuteur
David Gemmell

Genre
Fantasy/Western/Post apo

Éditeur
Bragelonne

Nombre de pages
744

Année de parution
2011

Synopsis
Dans un monde où la civilisation a été remplacée par une ère de barbarie et de cruauté, un homme solitaire est en quête de rédemption. Son nom est Jon Shannow.
Pour une raison qu’il ignore, il semble avoir éveillé la colère d’Abaddon, le chef d’une gigantesque armée de fanatiques religieux pratiquant le sacrifice humain afin d’apaiser les Pierres de Sang, morceaux d’étoiles dotés d’étranges pouvoirs.
Mais Abaddon a commis une erreur : il a enlevé la seule femme qui compte aux yeux de Jon Shannow. Pour la sauver, l’homme errant est capable de remuer le ciel et la terre… et l’enfer.

Avis
Imaginez Clint Eastwood, avec son poncho et ses revolvers, dans un monde post-apocalyptique où l’on trouve aussi des traces de magie. C’est bon, vous l’avez en tête ? Alors, vous avez Jon Shannow. Parce que David Gemmell, ici, mélange allègrement le western au fantastique et à la fantasy, saupoudrant tout ça de bon nombre de questions sur le Bien et le Mal, notamment par l’intermédiaire de la religion, Jon étant un fervent chrétien qui cite souvent la Bible. Et se pose beaucoup de questions, donc, autant à son sujet qu’à celui des écritures.

Mettons les choses au clair tout de suite : Jon Shannow est un tueur. Un homme qui ne connaît qu’une façon de s’opposer au Mal et à la violence : faire parler les revolvers. Et Abbadon l’apprendra, avec ses Enfants de l’Enfer, à ses dépens…
Davi Gemmell nous plonge dans un univers digne d’un Mad Max imaginé comme un western, et c’est fort réussi. Comme toujours, c’est rapide et percutant, et les codes du genre sont bien réutilisés, on suit Jon dans sa quête de Jérusalem, de paix et de vengeance avec grand intérêt, même si le côté religieux est peut-être parfois trop présent. Cela dit, il apporte un grand intérêt dans les tourments moraux de Jon.

L’univers se complexifie dès le tome 2, avec l’arrivée d’univers parallèles et l’importance des choix et de leurs conséquences. Un choix de Gemmell qui en rajoute dans la caractérisation de Jon, noircit encore un peu l’univers, et offre plus de dilemmes. Une très bonne idée, d’autant qu’il ne se perd pas dans le concept.
Malheureusement, au-delà de ça, les tomes 2 et 3 n’atteignent que rarement la portée du premier. Notamment le 3 qui, s’il démarre bien avec un petit côté Pale Rider et offre un très bel épilogue, se révèle vite plus faible et lent que les précédents. Mais pas de quoi trop bouder, Gemmell sait rester assez efficace tout de même.

Tout ça pour dire, donc, que cette trilogie est vraiment très sympathique dans son genre, sans pour autant être exceptionnelle, et offrira de bons moments de lecture à qui voudra se lancer dans cet univers.

8 décembre, 2013 à 20:43 | Commentaires (2) | Permalien


La Horde du Contrevent

La Horde du Contrevent dans Critiques et chroniques littéraires horde_contrevent_damasioAuteur
Alain Damasio

Genre
Fantasy/Science-Fiction

Éditeur
Folio SF

Nombre de pages
700

Année de parution
2007

Synopsis
Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime.

Avis
L’important n’est pas la destination. C’est le voyage. Et celui-ci va vous marquer. Comme le vent, il est imprévisible et puissant, prêt à vous mettre à terre après vous avoir bien éprouvé, comme l’expérimentera la 34e Horde…

23 hommes et femmes embarqués dans la quête la plus épique de l’univers créé par Damasio : atteindre l’Extrême-Amont, la possible origine du vent, malgré les obstacles et les années. Un voyage qui débute avec leur formation à Aberlaas et qui sera leur vie entière.
Le livre est simplement épique de bout en bout, puissant tout du long, on se sent contrer aux côtés de la Horde, à lutter contre le vent et le climat, à faire corps avec le Pack et le Fer.

Et on s’attache à ce voyage initiatique, prenant, dont la fin se dessine lentement à mesure qu’on avance , et se révèle définitivement traumatisante. Avec le style de Damasio qui donne une identité propre à chacun de ses protagonistes à travers le langage, le sentiment est d’autant plus fort.

Plus que la quête d’une Horde, c’est un voyage unique que vous propose Alain Damasio.
Bien sûr, les esprits chagrins y verront quelques défauts : quelques petites longueurs, des éléments qui ne font que passer, beaucoup de questions sans réponses… Mais c’est ce qui fait partie du charme du voyage. Nous ne sommes pas là pour savoir, mais pour ressentir. Et c’est parfaitement réussi.

Nous avons là un très grand roman, bourré de jeux de mots par néologismes adaptés à l’univers, une grande épopée, un voyage dur, violent, et cruel, et une fin abrupte, absurde, mais tellement logique…
Une vraie petite perle à lire, donc, originale, rafraîchissante, marquante.

25 juin, 2013 à 19:38 | Commentaires (5) | Permalien


Dragon Age, tome 1 : Le Trône Volé

Dragon Age, tome 1 : Le Trône Volé dans Critiques et chroniques littéraires dragonageAuteur
David Gaider

Genre
Fantasy

Éditeur
Milady

Nombre de pages
448

Année de parution
2009

Synopsis
Lorsque la bien-aimée Reine Rebelle est assassinée, son fils Maric entreprend de la venger. La nation de Férélden, qui avait jadis prospéré sous le règne de sa famille, souffre désormais sous le joug cruel des envahisseurs orlésians.
Maric devient bientôt le chef de l’armée rebelle déterminée à arracher Férélden des mains d’un tyran étranger. Seulement aidé de deux vrais alliés – le taciturne hors-la-loi Loghain et la magnifique guerrière Dame Rowan – le Prince Maric doit accomplir son destin et se jeter dans la bataille afin de reconquérir le trône volé.

Avis
Les jeux vidéo Dragon Age sont parmi les plus appréciés du genre RPG grâce au savoir-faire de BioWare, notamment sur le scénario et son traitement. On pouvait donc s’attendre à ce que ce tome 1 d’une trilogie de romans nous racontant l’histoire du roi Maric, évoquée dans les jeux, soit à la hauteur, d’autant que cette trilogie (dont seul ce tome 1 existe en français) est signée du scénariste principal de Dragon Age, déjà à l’œuvre sur Baldur’s Gate et d’autres…
Malheureusement, on déchante vite. En effet, si Gaider est sans doute un bon scénariste parmi d’autres dans les équipes de BioWare, il s’avère rapidement qu’il est nettement moins doué quand il part à l’aventure du roman en solitaire.

Évacuons le suspense de suite. Le principal intérêt de ce tome 1, qui se lit d’ailleurs sans problème tout seul, est bien de dévoiler le passé de Maric, Rowan et Loghain. Passé cela, l’univers de Dragon Age, et une efficacité toute relative, l’amateur déjà assez bien rodé de fantasy aura du mal à ne pas sortir le facepalm à chaque chapitre.
Le Trône Volé est en effet la meilleure définition du mot « cliché ». Un véritable annuaire du domaine en fantasy.

Vous voulez une trahison en guise d’élément déclencheur ? Un prince qui ne sait rien faire au départ ? Une bromance bien virile à base de « je te hais à l’origine, mais on finit quand même les meilleurs amis du monde entier jusqu’à la mort » ? Un triangle (voire quatuor) amoureux ? Un agent double qui fianlement triple par que les gentils, ils sont sympas, finalement ? Quelques Deus ex Machina quand les héros sont au plus mal ? Une virée dans des souterrains bourrés d’araignées géantes ? Un méchant tellement méchant qu’il se sent forcé de tuer au moins un type par jour et de planter des têtes à sa porte pour étaler son sadisme ? Et d’autres choses encore, comme la soif de pouvoir à venir ?
Vous avez tout ça là-dedans ! Si.

Un défilé de clichés plus ou moins irritants, englués dans un style (enfin, une traduction) assez plat, et avec quelques répétitions. Sans oublier, pour ceux qui connaissent les jeux, les termes spécifiques à Dragon Age traduits d’une façon tout à fait différente (Iarl devient Arl, Tiern devient Teyrn, les Tréfonds deviennent les Routes Profondes, etc…).

Le Trône Volé est donc finalement une série B sans grande prétention, si ce n’est nous raconter l’histoire de Maric, qui aura bien du mal à convaincre les amateurs un minimum éclairés de fantasy. Cela dit, il peut être un bon premier pas pour une introduction en douceur au genre.

27 décembre, 2012 à 13:20 | Commentaires (0) | Permalien


Rhianna Pratchett prendra la relève de son père

Rhianna Pratchett prendra la relève de son père dans Actu rhianna_pratchettRhianna Pratchett, fille de l’auteur Terry Pratchett (Les Annales du Disque-Monde) et déjà connue pour son écriture à travers le scénario de jeu vidéo (Beyond Divinity, Mirror’s Edge, Heavenly Sword, le reboot de Tomb Raider…), va désormais avoir un gros poids sur ses épaules.

Son père Terry a annoncé au New Statesman qu’elle avait sa bénédiction pour reprendre les aventures du Disque-Monde après son décès ou son éventuelle incapacité à écrire à cause de son Alzheimer (ce qui le mettrait incroyablement en colère, selon ses propres termes), tout comme Brandon Sanderson fut choisi pour terminer le cycle de La Roue du Temps de Robert Jordan.

Du côté de la série The Watch, basée sur les aventures du guet d’Ankh-Morpork, pas vraiment de nouvelles, si ce n’est que Rhianna, justement, sera productrice et scénariste de la série.

Bref, entre le jeu vidéo et maintenant la littérature et la télévision, le nom de Rhianna Pratchett devrait être assez vite connu d’un grand nombre. Et, au vu de ses précédents travaux, la qualité d’écriture devrait être au rendez-vous.

16 novembre, 2012 à 21:37 | Commentaires (1) | Permalien


L’Ange de la Nuit, tome 3 : Au-Delà des Ombres

L'Ange de la Nuit, tome 3 : Au-Delà des Ombres dans Critiques et chroniques littéraires langedelanuitAuteur
Brent Weeks

Genre
Fantasy

Éditeur
Bragelonne [Grand format]
Milady [Poche]

Nombre de pages
552 [Grand format]
697 [Poche]

Année de parution
2009 [Grand format]
2011 [Poche]

L’Ange de la Nuit, tome 1 : La Voie des Ombres
L’Ange de la Nuit, tome 2 : Le Choix des Ombres

Synopsis
Le tueur parfait n’a pas de conscience, il a une mission.
Cénaria est un royaume brisé et exsangue où règnent la famine et le désespoir. Il n’est plus défendu que par une armée misérable. Kylar Stern voudrait placer son ami Logan sur le trône, mais comment réussir sans recourir au meurtre? Au nord, le nouveau Roi-dieu a un plan. C’est de la pure démence mais, s’il parvient à le réaliser, personne ne pourra plus l’arrêter. Kylar a enfin appris le prix tragique de l’immortalité. Pour sauver ses amis, et peut-être même ses ennemis, il doit accomplir l’impossible: assassiner une déesse. S’il échoue, il condamnera la moitié d’un continent. S’il réussit, il perdra tout ce à quoi il tient.

Avis
Après deux premiers tomes franchement bons, il fallait que le final soit à la hauteur. Et c’est tout à fait le cas en ce qui me concerne.

Kylar livre ici l’ultime bataille de la guerre, celle qui définira l’avenir du continent, mais aussi le sien, d’autant qu’il sait désormais ce qu’il doit payer pour sa récente immortalité, et comprend enfin ce qu’a pu traverser Durzo au fil des siècles…
Les enjeux sont posés, Kylar affronte son plus gros défi, les personnages sont seuls face à eux-mêmes, et ça ne déçoit pas. Certes, certains enjeux peuvent paraître classiques, de même que le traitement de la guerre avec les alliances et tout le reste… Mais la plume de Brent Weeks reste efficace, de même que ses personnages bien campés.

D’autant qu’il résiste à la tentation de nous offrir des moments épiques tout du long sous prétexte que c’est la guerre. Non, ici, nous passons du temps avec les stratégies et les doutes, avec les choix et leurs conséquences, jusqu’à une fin qui laisse à Kylar le choix entre la peste et le choléra.
Les sentiments prédominent dans cet épilogue, ce sont eux qui mèneront chaque personnage vers la fin de son histoire, qu’elle soit heureuse ou tragique, et ça ne se fera pas sans dégâts…

Difficile de vous en dire plus sur l’ensemble sans spoiler, aussi conclurai-je simplement qu’il s’agit là d’une très bonne conclusion à une très bonne trilogie, qui se maintient ainsi tout du long à un assez haut niveau. Bref, à lire pour tout amateur de fantasy =)

6 novembre, 2012 à 16:50 | Commentaires (1) | Permalien


La Chute d’Arthur vue par J.R.R Tolkien

La Chute d'Arthur vue par J.R.R Tolkien dans Actu fall-of-arthur_tolkienUn texte inédit de J.R.R Tolkien va nous parvenir. Un long poème, que le célèbre auteur mit bien des années à finir. C’est en effet dans une lettre de 1955 adressée à son éditeur, Houghton Miflin, qu’il dit avoir terminé ce projet entamé dans les années 30, et mis en pause dans la même période.

Il s’agit donc de La Chute d’Arthur, un long travail de poésie narrative, qui sera donc disponible dans les librairies britanniques et américaines le 23 mai 2013, dans une édition évidemment accompagnée de commentaires et de notes de Christopher Tolkien, qui veille toujours autant sur l’œuvre et l’héritage de son père.

Pour la France, aucune information sur une éventuelle date, les discussions pour la traduction ont à peine commencé.

Tolkien nous raconte donc ici la dernière campagne du roi Arthur, quand, à l’orée du bois de Mirkwood, il apprend la trahison de Mordred et doit rentrer de toute urgence en Grande-Bretagne pour l’affronter. Privé de Lancelot et Guenièvre, exilés après la connaissance de leur relation, Arthur rassemble une dernière fois ses chevaliers pour sauver le royaume…

L’un des plus grands mythes d’Europe vu par un maître de la fantasy et dans un style proche de l’écriture médiévale, ça fait envie, non ?

8 octobre, 2012 à 13:48 | Commentaires (3) | Permalien


Fitz Loinvoyant et le Fou reviennent

Fitz Loinvoyant et le Fou reviennent dans Actu assassinroyalL’Assassin Royal, de Robin Hobb, est rapidement devenu un cycle majeur de la fantasy. La série se découpe en deux cycles, L’Assassin Royal et Le Prophète Blanc, réunis sous le seul nom de L’Assassin Royal en français, et étalé sur treize tomes dans cette édition française. Ces deux cycles racontent donc les aventures de Fitz, et on peut rajouter Les Aventuriers de la Mer comme cycle intermédiaire, et Les Cités des Anciens comme cycle qui fait suite, avec d’autres personnages. Oui, je sais, ça commence à faire beaucoup.

Mais Robin Hobb ne semble en avoir fini ni avec ce monde, ni avec Fitz lui-même.
En effet, suite à une mise en précommande d’Amazon d’un livre nommé Fitz Fool 1 Hb (on notera que le site est coutumier de la précommande d’articles pas encore annoncés officiellement, quel que soit le domaine…), Robin Hobb s’est vue contrainte de communiquer en urgence et de confirmer l’existence d’un futur nouveau volume aux aventures de Fitz et du Fou !

Il va sans dire que cette officialisation très prématurée la gêne assez, d’autant que son éditeur demandait cela depuis plusieurs années. Sans oublier que la pression qu’elle met sur ses épaules est énorme.
Selon son propre avis, rater ce volume signifierait simplement la fin de sa carrière.

Mais n’attendez plus aucune autre information.
Robin Hobb rappelle qu’elle n’est pas une grande communicante quand elle écrit, et elle va donc s’isoler et ne rien laisser filtrer. Bref, la prochaine news, si tout va bien, sera là pour vous annoncer la couverture et/ou la date de sortie définitive.
Donc, patience.

15 septembre, 2012 à 13:51 | Commentaires (2) | Permalien


12345