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Medal of Honor : Warfighter

Medal of Honor : Warfighter dans Autres jeux vidéo warfighterÉditeur
Electronic Arts

Développeur
Danger Close

Genre
FPS/Guerre

Supports
PS3/XBox 360/PC

Date de sortie
25 octobre 2012

PEGI
18+

Synopsis
Le groupe terroriste Abu Sayyef, mené par un homme appelé l’Ecclésiastique, est responsable de divers attentats à travers le monde. Aux côté d’une unité d’élite du Tier 1, c’est à vous que revient le devoir de neutraliser l’Ecclésiastique.

Avis
Autant j’ai bien voulu être gentil avec le précédent (reboot, nouveau contexte, développeur qui cherchait évidemment de nouvelles marques, surtout avec un 3e nom, historique des Medal of Honor en faveur du studio, surtout après le très bon et assez original Medal of Honor Airborne, tout ça aidant à être clément), autant là, ça a bien du mal à passer.
Sérieusement, le précédent était critiquable, mais il faisait bien son boulot d’immersion, le scénario se tenait et n’était pas ouvertement pro-US (avec même un début de critique de la place des officiers), et il n’avait pas encore pour vocation d’en mettre ouvertement plein la vue, malgré quelques scènes épiques tout de même.

Ici, on a, heu… En fait, je ne sais pas trop moi-même comment définir ça…
Ah si, ça y est. Un copier/coller de Call of Duty. En plus beau. Voilà, ça résume tout, c’est un Call of Duty avec un moteur graphique au goût du jour. Entre la jaquette qui met l’accent sur le multi et l’absence quasi totale d’efforts sur la campagne solo, difficile de ne pas voir que le jeu est là surtout pour tenter de faire déserter les serveurs des Call of Duty.

Mais comme je me contrefous du multi et qu’il n’est pour moi qu’une valeur ajoutée et pas le cœur du jeu (autant jouer à un MMO, si on veut se centrer là-dessus), restons sur la campagne solo. Je n’ai d’ailleurs pas mis le pied sur les serveurs multi, de toute façon (absence d’envie et absence de Online Pass pour cause d’achat d’occasion).

Alors, qu’avons-nous sur cette campagne solo au-delà d’un moteur graphique bien exploité ?
Hé bah, heu… Pas grand chose, en fait. Commençons par ce qui est bien.

- Des opérations inspirées de faits réels
- Des tentatives de varier le gameplay qui font du bien (mention aux niveaux en voiture, sans doute les plus marquants du jeu)
- Une IA qui reproduit bien les mouvements réels des unités spéciales
- Un assaut final qui tranche avec le reste du jeu et où la violence devient très dérangeante
- Une mission à travers les yeux d’un terroriste…

Et maintenant, le moins bien.

- …qui est hélas la seule, EA n’a pas eu le cran d’aller plus loin, et qui est le didacticiel
- Des efforts de gameplay qui ne cachent pas la pauvreté de l’ensemble
- Un scénario écrit avec les pieds, incompréhensible sur les deux premiers tiers du jeu, et juste prétexte, disons-le, à casser du terroriste (comprenez : de l’Arabe, comme vous l’aurez deviné au synopsis, je pense)
- Des évènements scriptés et des séquences d’explosions apocalyptiques en rafale (dès le prologue, on se retrouve en plein dans une explosion qui rase facilement tout le port où se déroule la mission…) qui tentent tant bien que mal de cacher le vide du scénario
- Un patriotisme US exacerbé, notamment après la fin du jeu, qui n’est pas loin d’être à vomir

Bref, qu’on cherche un FPS ou un bon jeu de guerre, ce MoH Warfighter n’est pas plus recommandable qu’un Call of Duty. Vous en viendrez à bout parce que ça se joue bien et que ça sait être efficace, mais je doute qu’il ressorte après, à moins d’être accro au multi…
Et comme ce n’est pas mon cas…

Heureusement, on a eu Spec Ops : The Line avant, qui a su élever le niveau de la vision de la guerre dans le jeu vidéo.

7 novembre, 2012 à 19:43 | Commentaires (0) | Permalien


Trailer de Hansel et Gretel : Chasseurs de Sorcières

Le célèbre conte Hansel et Gretel est en route pour devenir un film, avec Jeremy Renner et Gemma Arterton dans les deux rôles principaux. On retrouvera aussi Famke Janssen.

Pour l’idée, imaginez une suite au conte, quinze ans après, où l’on retrouverait nos deux jeunes enfants devenus des adultes endurcis et chassant les sorcières un peu partout à grands renforts d’action pas très fine.

Hé bien, voilà ce que ça donne en vidéo, et je préfère ne pas plus m’étendre sur le sujet.

Image de prévisualisation YouTube

La sortie est prévue pour janvier 2013 (du moins, la sortie américaine). Je vous laisse aussi avec le site officiel.

Oui, court article, la vidéo se suffit à elle-même :D

4 septembre, 2012 à 20:03 | Commentaires (2) | Permalien


La Nouvelle Fureur de Vaincre

La Nouvelle Fureur de Vaincre dans Autres filmsRéalisateur
Lo Wei

Casting
Jackie Chan, Nora Miao, Sing Chang, Siu Siu Cheng, Yin-Chieh Han…

Date de sortie
1976

Durée
1H25

Genre
Action

Synopsis
L’école d’arts martiaux de Chong Wu se voit menacée par les japonais désireux de contrôler tous les établissements chinois. La mort de Chen Chu n’arrange pas leurs affaires. L’école se retrouve mise à sac et de nombreux élèves se font tuer. Parmi les survivants, un groupe décide de résister et de reconstruire l’école.

Avis
En 1972, Lo Wei livre un film qui sera parmi les meilleurs de la courte carrière du Petit Dragon, Bruce Lee : La Fureur de Vaincre.
En 1973, le monde pleure celui par qui le cinéma d’arts martiaux s’est exporté en masse en Occident, lui permettant de découvrir la culture HK, qui avait tout de même pas mal existé avant le Maître qu’il était, notamment grâce à la Shaw Brothers.
Et, en 1976, Lo Wei décide qu’il est temps de livrer un successeur à Bruce Lee. Son choix se porte sur celui qui deviendra une star de la comédie et des arts martiaux par la suite : Jackie Chan.

Et c’est là que tout le monde s’est fourvoyé dès le départ, car Jackie Chan n’est pas, n’a jamais été, et ne sera jamais un digne successeur à Bruce Lee, lui qui a toujours cherché à faire son propre style, sans empiéter sur celui du maître.
Mais donc, Lo Wei veut faire de Jackie Chan le nouveau Bruce Lee. Et quoi de mieux que d’en faire le héros d’une suite à La Fureur de Vaincre ?
D’autant qu’apparemment, à en croire Wiki et divers sites, Jackie Chan aurait eu un petit rôle dans ce film, celui d’un élève de Jing Wu.

Bon, dans l’idée, ça part pas mal.
Lo Wei rempile à la réalisation, on retrouve Nora Miao, et on a Jackie Chan en rôle principal, ça ne peut que bien s’annoncer. Hélas, au final, on déchante quand même pas mal…

Si ce n’est une rapide évocation de la fin de La Fureur de Vaincre, l’opposition Chinois/Japonais, et deux petites images de Bruce Lee quand on fait le parallèle entre son personnage et celui de Jackie Chan (bah oui, fallait bien y passer, quoi, il est censé être le héros de ce film et le successeur de Bruce, coup double), RIEN ne relie ce film à celui de 1972. Pas même le cadre, déplacé à Taïwan.

D’un côté, ce n’est pas plus mal, on peut entrer dans le film sans connaître La Fureur de Vaincre, donc, bon…
Mais d’un autre, ceci s’affirmant comme la suite, ça fait quand même bien chier, tout ça.

Mais bref, là n’est pas le plus gros problème.
Non, le problème, c’est que le film est extrêmement bancal. D’abord, Jackie Chan n’a que très peu de scènes, malgré son statut d’acteur principal. Pendant au bas mot trois quarts d’heure, il ne fait que quelques sporadiques apparitions, sans qu’on comprenne trop ce qu’il fait à exactement, en fait.
Les scènes de combat sont molles et lentes la plupart du temps, parfaitement à l’opposé de ce qui faisait les films de Bruce Lee. Un comble, quand même, pour un hommage et quand on a Jackie Chan dans son film !!! Mais là est l’autre problème. Dans sa volonté d’en faire le successeur de Bruce, Lo Wei l’a tout simplement bridé pour en faire un acteur sérieux. Lui qui a toujours voulu faire rire les gens, et n’a accepté plus tard Crime Story que parce que l’acteur concerné à la base avait disparu du projet !
Bien sûr, ça fait pas de mal de le voir sérieux dans quelques films, mais quand il est évident que plusieurs personnages et faits, à commencer par son acolyte, ne sont là que pour faire rire, le décalage n’a tout simplement aucun sens.

Je retiendrai également une musique 9 fois sur 10 inadaptée à la situation, notamment dans le combat final. Combat final qui réhausse assez le niveau du reste, sans pour autant se hisser au niveau des mythiques combats de Bruce Lee ou même de ceux de La 36e Chambre de Shaolin.
Surtout quand le tout se finit brutalement genre « on a plus de pellicule, c’est bon, les mecs, on arrête là. Les grands méchants sont battus, on laisse les spectateurs se faire leur épilogue ! ».
WHAT ???

La Nouvelle Fureur de Vaincre est, au mieux, un Jackie Chan mineur, au pire, un massacre de la mémoire de Bruce Lee.
Je préfère y voir la première option, ça m’évite d’être trop méchant.

Mais bon, à moins de vraiment apprécier Jackie Chan, le cinéma HK des années 60 et 70 a bien autre chose de plus intéressant à offrir comme, en vrac, la trilogie de la 36e Chambre, celle du Sabreur Manchot, les films de Bruce Lee évidemment, La Dernière Chevalerie (alias la première perle de John Woo), A Touch of Zen, etc…

Bref, au final, le successeur de Bruce Lee, à mon sens, s’est dévoilé 21 ans après sa mort, dans un remake de, justement, La Fureur de Vaincre, et c’est Jet Li, avec son Fist of Legend.
Un remake qui vaut largement l’original, voire le surclasse sans doute, loin de cette suite poussive…

6 août, 2012 à 20:06 | Commentaires (3) | Permalien


Spec Ops : The Line

Spec Ops : The Line dans Adaptations jeux vidéo specopsÉditeur
2K Games

Développeur
Yager

Genre
Action

Supports
PS3/XBox 360/PC

D’après Au Cœur des Ténèbres, de Joseph Conrad

Date de sortie
29 juin 2012

PEGI
18+

Synopsis
Dubaï a été ensevelie sous les tempêtes de sable. Une unité de l’armée américaine, le 33e d’infanterie, commandée par le colonel John Konrad, a désobéi aux ordres de retrait et tenté de sauver les civils. Depuis, plus aucune nouvelle de Konrad ou du 33e… Jusqu’à ce message radio demandant une aide d’urgence et émanant du colonel…
Le capitaine Martin Walker, de la Delta Force, accompagné du lieutenant Adams et du sergent Lugo, est envoyé à Dubaï pour faire la lumière sur ce message. Une simple mission de reconnaissance et de sauvetage…

Avis
Putain de merde, quelle baffe ! J’ai plié le solo en 4H30… Et encore, une seule des quatre fins possibles. Et pourtant, je ne pense pas une seule seconde à aller dire que c’est du foutage de gueule, comme je le ferais pour d’autres. Je ne peux tout simplement pas le dire, tant ces 4H30 ont condensé d’éléments marquants et épiques, tant on avance incroyablement fort dans le vrai visage de la guerre.
Ceci est la parfaite antithèse de Call of Duty et de tout autre FPS bourrin plus ou moins pro-US. Pas de complaisance, pas de patriotisme déplacé. Tout comme dans Shellshock Nam’ 67, la violence est crue, sale, moche, et la guerre est juste quelque chose de complètement dingue et aberrant. Bref, une parfaite compréhension du roman de Conrad. Si vous voulez une comparaison, pensez donc à sa plus célèbre adaptation : Apocalypse Now. Bon, ça y est, vous visualisez ce que ça donne ? Bah, c’est ça, Spec Ops. Et là, j’ai déjà perdu tous les accros des jeux cités plus haut, parce que ça risque de s’annoncer trop ambitieux pour eux.

Bon, après tout, tant pis pour eux, qu’ils restent à leur propagande qui fait juste « pan pan boum boum » sans aucun fond ni intérêt, hein, et restons donc sur ce qui apparaît comme un chef-d’œuvre. Le début est classique. On vous présente votre trio, ça rappelle les ordres, à savoir reconnaissance et sauvetage, on part pour une mission de routine pour la Delta entre deux blagues de Lugo… Bref, rien de bien original. Et on attaque donc là-dessus.
Déjà, ce qui vous frappera, ce sera la direction artistique, juste sublime et assez onirique, entre une belle modélisation et certains effets de style. En plus, c’est tout coloré, chaleureux, un véritable contraste entre le visuel et ce qui vous attend, ainsi qu’un autre avec pas mal de productions actuelles, qui font dans le gris et le sombre. Ensuite, vous aurez l’ambiance. Une véritable ambiance de fin du monde qui se dégage des environnements, entre les cadavres, les véhicules sur place, les bâtiments détruits, etc… En fait, dès le début, vous vous demandez « mais bordel, qu’est-ce qui s’est passé ici ? ». Et il en ira ainsi au fil de votre avancée. Mais avant de parler de ça, abordons le gameplay.

Ce sera vite fait, hein, rien de bien original ni difficile, c’est la jouabilité classique de tout jeu d’action qui se respecte. On porte deux armes et des grenades, on avance, on se planque, on tire, on recommence jusqu’à finir les chapitres un à un. On peut également marquer des ennemis comme prioritaires pour que Lugo et Adams les éliminent eux-mêmes, au cas où le joueur serait trop occupé avec d’autres, ou si l’ennemi est trop loin/trop bien caché…
Au final, on est en terrain connu si on a déjà touché à du jeu d’action, et on prend très vite ses marques.

Là où Spec Ops va vous mettre au sol, c’est donc par l’ambiance et le traitement du scénario.
Un traitement qui va vous faire passer du « Allons sauver gaiement quelques civils et frères d’armes ! » à « Bordel, dans quoi on a mis les pieds ? », pour finir par « Tout ça n’aurait pas dû arriver… Mais qu’est-ce qu’on a fait ? ». Vous êtes prévenus, quiconque s’attaque à ce jeu voit la guerre sous son vrai visage, loin du film d’action où les gentils Américains sauvent le monde des vils communistes/terroristes/criminels/emmerdeurs/boulet (rayez les mentions inutiles). Ce sera dur et sale, un voyage au cœur de la folie humaine, au cœur des ténèbres que l’être humain a en lui, et vos choix auront un véritable impact, autant immédiat qu’à long terme…

Vous n’en sortirez pas indemne, croyez-moi, et pas mal de scènes vont vous prendre aux tripes et vous surprendre. Trois pauvres gars paumés dans une situation qui les dépasse, perdus entre leur devoir et leurs émotions, qui vont remettre en cause tout ce en quoi ils croient, jusqu’à un final surprenant qui laisse tout voir sous un autre jour…

Spec Ops : The Line va encore plus loin que ShellShock, et s’impose rapidement comme le parfait équivalent vidéoludique de Apocalypse Now. Un brûlot provocateur sur la guerre et le rôle du soldat, qui montre bien la folie des affrontements armés et des extrémités auxquels ils mènent.
Prêt à prendre la baffe de votre vie et à découvrir l’horreur de la guerre en face, soldat ?

Si vous ne devez retenir qu’un seul jeu de guerre sur cette génération, c’est celui-ci, sans aucun doute. Et si l’expérience est courte, elle n’en est pas moins intense. Vous pouvez toujours la prolonger un peu à travers le multijoueur, qui est un multi tout ce qu’il y a de plus classique, et bien pensé comme une extension au jeu de base, et non comme le centre du jeu. Et ça, c’est bien.

Bref, un chef-d’œuvre digne des plus grands films de guerre, comme Shellshock en son temps. Une grande œuvre à faire, donc.

18 juillet, 2012 à 19:20 | Commentaires (0) | Permalien


Batman Arkham City

Batman Arkham City dans Adaptations jeux vidéo Batman-ArkhamCityÉditeur
Square Enix

Développeur
Rocksteady

Genre
Action/Beat them all

Supports
PS3/XBox 360/PC

Date de sortie
20 octobre 2011

PEGI
16+

Synopsis
18 mois après les évènements de l’île d’Arkham… Quincy Sharp, ancien directeur de l’asile, a été élu maire et a lancé le programme Arkham City, un gigantesque établissement pénitentiaire réunissant les détenus de Blackgate et de l’ancien asile, et situé dans le quartier nord de Gotham City.L’endroit a été placé sous la direction du psychiatre Hugo Strange.
Mais il semble qu’il se passe des choses étranges au cœur du complexe… Sans oublier que Strange possède un atout majeur qui en fait le plus terrible adversaire de Batman : il sait que Bruce Wayne et Batman ne font qu’un ! Et quel est ce Protocole 10 qu’il semble avoir mis en place ?
Le Chevalier Noir s’apprête à vivre une nuit encore une fois très éprouvante…

Avis
Je vous avais déjà parlé de Batman Arkham Asylum, une sublime adaptation, pour une fois. Il était donc temps que je vous parle de sa suite. Et je ne vais pas y aller par quatre chemins. Batman Arkham City s’avère encore meilleur que son prédécesseur. Bah oui, quoi, quand on est devant un autre chef-d’œuvre, il faut le dire clairement.

Bref, pourquoi je dis ça, allez-vous demander.
Graphiquement, si le premier était déjà absolument énorme, celui-ci pousse encore un peu plus loin. Pas énormément, certes, mais c’est plus fin, et l’environnement ouvert utilisé nous le prouve encore plus quand on regarde autour de soi.
Globalement, en plus de proposer cette fois un univers ouvert bourré d’annexes, Batman Arkham City fait dans la surenchère de contenu par rapport à l’épisode précédent.

Plus d’énigmes (l’Homme Mystère a cette fois un total de 440 défis pour le Chevalier Noir !!!), plus de personnages qui apparaissent directement dans le jeu (l’Homme Mystère, donc, ainsi que Double Face, Calendar Man, le Pingouin, Solomon Grundy, Catwoman qui est un personnage jouable, et même une rapide apparition de Robin dans l’histoire principale, celui-ci n’étant jouable qu’à travers son DLC de défis ou le DLC La Revanche de Harley Quinn, et encore d’autres), plus de possibilités de mouvements de combat et d’élimination, etc…

L’ensemble nous offre un jeu encore plus complet et meilleur que le premier épisode, auquel on pourra reprocher un scénario principal qui n’est finalement pas très développé et peut-être un peu trop fragmenté par le côté « environnement ouvert », et où le Protocole 10 est assez simple.
Mais ces récriminations s’effacent vite devant l’ambiance toujours aussi incroyable, les grands combats prenants, et le respect poussé de l’univers de Batman. Et surtout, ça s’efface devant la fin !
Une fin qui va vraiment vous faire mal, bien vous estomaquer. Comme moi, vous ne voudrez pas croire que les scénaristes nous aient fait ce coup, et pourtant… Voilà bien, avec ce jeu, ce que j’appelle un final surprenant, qui fera mal à tous les fans tant absolument PERSONNE ne pouvait s’y attendre.
Je ne vous dirai évidemment pas pourquoi, et j’ose espérer que le spoil ne sera pas en commentaire :P En tout cas, s’il y a un élément du scénario à retenir, c’est bien cette fin.

Quant au DLC La Revanche de Harley Quinn, c’est malheureusement une certaine déception
L’idée était séduisante, mais c’est extrêmement court, et Robin, qui devait être mis à l’honneur avec lui, reprend bien vite son statut de faire-valoir, laissant à Batman le plus gros des projecteurs sur le temps qu’il dure. Quant au contenu, il est assez pauvre. Robin se contente de quelques phases de beat them all et d’une d’infiltration, Batman s’offre le reste, y compris un passage dans la zone extérieure de l’aciérie où se passe l’essentiel du DLC.
Bref, un DLC plus sympathique que les cartes de défis parce que c’est lié à l’histoire, mais une déception quand même tant c’est vide et peu scénarisé… Les trophées liés vous demanderont peut-être de le faire deux fois, mais une fois que vous les aurez tous, pas sûr que vous y reveniez, contrairement au jeu principal. Pour 10€, on attendait quand même autre chose, surtout quand on voit ce que proposaient, par exemple, les développeurs des Royaumes d’Amalur à travers leurs deux extensions, chacune à ce tarif et bien plus réfléchies et remplies.

Bon, cela dit, on ne crachera pas sur son ajout avec les DLC de défis dans l’édition Jeu de l’Année du jeu, qui les regroupe tous en plus du jeu de base. Mais si vous avez comme moi l’édition de base sortie fin 2011, je ne sais pas si ça vaut le coup d’investir dedans…

Bref, un très bon jeu avec des défauts très légers face à l’ambiance et au contenu.

1 juillet, 2012 à 11:06 | Commentaires (0) | Permalien


Green Lantern

Green Lantern dans Critiques d'adaptations ciné/télé Affiche-Green-LanternRéalisateur
Martin Campbell

Casting
Ryan Reynolds, Blake Lively, Peter Sarsgaard, Mark Strong, Temuera Morrison, Tim Robbins…

Date de sortie
10 août 2011

Durée
1H54

Genre
Action/Fantastique

D’après le personnage de Green Lantern, créé par Bill Finger (également co-créateur de Batman) et Martin Nodell

Synopsis
Dans un univers aussi vaste que mystérieux, une force aussi petite que puissante est en place depuis des siècles : des protecteurs de la paix et de la justice appelés Green Lantern Corps, une confrérie de guerriers qui a juré de maintenir l’ordre intergalactique, et dont chaque membre porte un anneau lui conférant des super-pouvoirs. Mais quand un ennemi du nom de Parallax menace de rompre l’équilibre entre les forces de l’univers, leur destin et celui de la Terre repose sur leur dernière recrue, le premier humain jamais choisi : Hal Jordan.
Hal est un pilote d’essai talentueux et imprudent, mais les Green Lanterns ont un peu de respect pour les humains, qui n’ont jamais exploité les pouvoirs infinis de l’anneau auparavant. Hal est clairement la pièce manquante du puzzle et il possède, en plus de sa détermination et de sa volonté, une chose qu’aucun des autres membres n’a jamais eu : son humanité. Soutenu par son amour d’enfance, le pilote Carol Ferris, Hal doit rapidement maîtriser ses nouveaux pouvoirs et vaincre ses peur, pour prouver qu’il n’est pas que la clé pour vaincre Parallax… mais peut-être le plus grand Green Lantern de tous les temps.

Avis
On va vous résumer le film en un mot, j’irai plus vite : CLICHÉ ! Voilà, merci, au revoir !

- Hep, hep, hep, reviens ici, tu veux !! Tu vas me faire le plaisir d’expliquer plus en détail aux lecteurs, là.
- Raah, il le faut vraiment, chef ?
- Oui, et vite, je veux cette critique pour hier.

Ah, les rédacteurs en chef… Oui, je sais, j’assure le poste comme celui de rédacteur et tous les autres, voyez ce que je m’inflige pour vous. Bref.

Green Lantern est donc l’adaptation du comics du même nom. Pour ceux qui ne situeraient pas, Green Lantern, c’est le petit en tenue verdâtre dans la Ligue de Justice, avec un anneau qui matérialise tout ce qu’il veut. Et donc, le petit gars, comme les autres, a droit à sa série solo. Et donc, évidemment, au bout d’un moment, à son film.
Et là, on arrive au premier problème, au niveau international, qui peut expliquer en partie beaucoup de choses concernant le niveau du film… Est-ce qu’un seul d’entre vous, amis lecteurs francophones, connaît les aventures solo d’un personnage de la Ligue de Justice, dès qu’on parle de quelqu’un d’autre que Batman, Superman, ou même, dans une moindre mesure, Wonder Woman ? Je ne parle pas de Flash, parce que s’il n’avait pas eu sa série télé (très vite expédiée, un pilote et 21 épisodes, et salut) dans les années 90, on se poserait la même question.

Je suis prêt à parier que j’ai 90% de réponses négatives à cette question.
Et ça peut donc expliquer la teneur du scénario, qui se résume donc à un seul mot, comme dit dès le début : cliché. C’est tellement bourré de clichés qu’on se demande si ce film n’est pas un album photo !

On fait un petit récapitulatif ? Allez, c’est parti, foire aux clichés, deux pour le prix d’un, profitez.

Le Maaaaaaaaaaaaaal qui revient après des années de sommeil ? Ok.
Le grand héros légendaire qui se fait démolir comme une merde avant de désigner un successeur in extremis avant sa mort ? C’est bon.
Le héros qui vit dans l’ombre de papounet et repousse les limites pour masquer sa peur ? Check.
La copine qui vit aussi dans l’ombre du paternel et sait pourquoi l’Anneau a choisi le héros parce que, évidemment, lui ne comprend pas tout de suite/refuse de l’admettre ? Parfait.
Le grand méchant complice plus ou moins malgré lui qui est une vieille connaissance des deux susnommés et qui vit ENCORE dans l’ombre du paternel ? Réglé. Oui, le scénariste doit avoir un compte à régler avec son père, là, je vois que ça, vu les trois personnages…
Le héros qui se découvre lentement et va, évidemment, après une semaine seulement à porter l’Anneau, éliminer définitivement le Maaaaaaaaaaaaaaal ? Mais oui, tant qu’on y est.

Bon, je ne vous fais pas le compte complet, on y serait encore demain. Bien évidemment, il fallait aussi de l’humour et un quota ethnique avec un physicien qui ne sert à rien.

Bref, un ramassis de clichés, avec des acteurs qui font le minimum syndical, et des effets spéciaux qui varient entre la CGI type jeu vidéo et le pas mal.
D’accord, Green Lantern n’est pas particulièrement connu à l’international, mais devait-on obligatoirement avoir droit à ça en guise de scénario ?

Cela dit, l’ensemble n’est finalement pas si désagréable à suivre. Merci à Martin Campbell. On parle quand même du monsieur qui nous a fait Goldeneye (le meilleur 007 période Brosnan) avant de revenir à la licence avec le sublime Casino Royale, et à qui on doit aussi Le Masque de Zorro et La Légende de Zorro. Alors, l’action et le fun, il connaît. Et c’est bien grâce à un certain talent à la mise en scène et au rythme que ce film se révèle suffisamment agréable pour meubler un dimanche soir. Mais bon, il existe quand même bien mieux, hein, ça ne dépasse pas le stade du « moyen, mais plutôt sympa ». À réserver aux gros accros des super-héros version ciné et aux enfants, quoi.

25 juin, 2012 à 18:11 | Commentaires (4) | Permalien


Spec Ops : The Line [Démo]

Spec Ops : The Line [Démo] dans Adaptations jeux vidéo SpecOps-TheLine_PS3_Jaquette_001Un jeu qui avait été annoncé il y a un petit temps et qui avait mystérieusement disparu, avant de revenir sur le devant de la scène. Aujourd’hui, c’est dit, ça sort le 29 juin, et c’est donc disponible en démo jouable.

Et cette nouvelle adaptation de la nouvelle Au Cœur des Ténèbres, de Joseph Conrad, s’annonce juste énorme. Peut-être pas autant que le fabuleux Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, bien sûr, mais je sens que ça va changer le registre des jeux d’action mettant en scène des militaires.

Bon, sûrement pas dans la forme, en tout cas.
Le jeu est en effet, de ce côté-là, un TPS (Third Person Shooter) tout ce qu’il y a de plus classique. On avance, on se met à couvert, on tire, on donne des ordres, on récupère armes et munitions, et on a parfois le choix de la méthode pour avancer. Bref, rien que du bien efficace vu et revu de multiples fois depuis les débuts du jeu d’action en 3D.
Non, ce qui peut faire la différence, c’est le fond. D’abord parce qu’on adapte une nouvelle fois Au Cœur des Ténèbres, qui est dans ce qui se fait de mieux sur la folie humaine, et parce que l’ambiance est énorme. Je me suis retrouvé dans l’ambiance de Shellshock, en pleine guerre du Viêt Nam, mais dans le sable de Dubaï à la place des jungles de l’Asie du sud-est.

Le parallèle est évidemment facile (voir le deuxième paragraphe de cet article), mais il est parfaitement justifié, tant c’est oppressant et tant l’ennemi est susceptible de vous tomber dessus à tout moment. Sans oublier que le scénario vous mènera donc dans une guerre civile au cœur de Dubaï, mais sans doute plus complexe qu’elle en a l’air au premier abord, que ce soit à cause des forces en présence (la CIA qui dirige les insurgés d’un côté, une faction indépendante de l’armée US menée par le colonel John Konrad de l’autre) ou des infos que vous trouverez sur place.
Côté graphismes, l’ambiance est parfaitement rendue, entre le soleil qui tape, le jeu d’ombres, et surtout les tempêtes de sable parfaitement rendues. Vous êtes vraiment à Dubaï. Du moins, ce qu’il en reste. Et le trio de la 33e d’infanterie que vous formez avec Adams et Lugo (Walker étant le personnage incarné. Aucun lien avec Chuck Norris, non) est seul au milieu de ce joyeux bordel.

Autant dire que ça risque d’annoncer une lente descente vers la folie pour tout le monde.
On verra le 29 juin si Spec Ops : The Line tient ses promesses et peut prétendre être un Apocalypse Now vidéoludique ;)

30 mai, 2012 à 10:22 | Commentaires (0) | Permalien


Rambo

Rambo dans Critiques d'adaptations ciné/télé ramboRéalisateur :
Ted Kotcheff

Casting :
Sylvester Stallone, Richard Crenna, Brian Dennehy, Bill McKinney, David Caruso…

Date de sortie :
2 mars 1983

Durée :
1H30

Genre :
Action

D’après Rambo First Blood, de David Morrell

Synopsis :
John Rambo, ancien béret vert et héros de la Guerre du Viêt Nam, erre sans but de ville en ville depuis son retour aux États-Unis. En voulant rendre visite au dernier de ses anciens compagnons d’armes, il apprend la mort de celui-ci des suites d’un cancer (causé par l’« agent orange » largement utilisé au Viêt Nam). Reprenant la route, il arrive dans une petite ville d’une région montagneuse afin de s’y restaurer. Mais le Shérif Will Teasle, prétextant ne pas vouloir de « vagabond dans sa ville », le raccompagne à la sortie de la ville. Ulcéré, Rambo tente de faire demi-tour, mais il est alors arrêté sans ménagement par le shérif. Jeté en prison et maltraité par les policiers, Rambo se révolte et s’enfuit du commissariat. Après une dangereuse course-poursuite, il se réfugie dans les bois.

Avis :
Comme il est regrettable que l’image de grosse brute pro reaganienne de Rambo se soit diffusée et soit restée alors qu’elle n’est valable que pour les épisodes 2 et 3… Car ce n’est pas ce qui est développé dans ce premier épisode.

Petit rappel historique.
Nous sommes en 1982 (année de production et de sortie originale du film), et la guerre du Viêt Nam est terminée depuis maintenant sept ans. En 1975, le pays s’est réunifié, la guerre s’est achevée, et les Américains sont repartis la queue entre les jambes. Il y aurait beaucoup à dire sur cette défaite dans la société américaine, mais Rambo s’intéresse à un aspect précis : le retour des vétérans au pays.

Beaucoup de ceux qui ont eu la chance de revenir sont revenus brisés, physiquement ou psychologiquement, voire les deux. On pourrait s’attendre à ce qu’ils soient au moins accueillis en hommes, en soldats qui ont donné beaucoup pour la patrie, mais même pas. Non, on les accueillis avec de la méfiance, du mépris, voire de la haine ouverte.
Pourquoi, demandez-vous ? Parce qu’ils ont perdu la guerre, tout simplement. La première guerre perdue par les États-Unis depuis leur naissance, ça marque le pays (d’autant qu’il y a bien des facteurs qui expliquent pourquoi, mais passons, ce n’est pas le propos).
Il leur fallait un bouc émissaire, quelqu’un à désigner pour prendre la responsabilité de ce fiasco. Et ce furent donc les vétérans, ceux qui se battaient en première ligne, et qui ont été, une fois revenus, lâchés par leur gouvernement et même parle pays tout entier. Ils étaient devenus des parias, des traces à effacer de cette sale guerre…

Rambo, c’est une démonstration par l’exagération de cet état de fait et de ce que ressentent alors ces vétérans face à ce pays qui les renie. John Rambo devient ici l’incarnation des sentiments de tous ces camarades, pendant que Teasle règne sur « sa » ville et y applique les mêmes pratiques envers lui que le gouvernement et le pays envers toute l’armée. Rambo ne demandait rien de bien méchant.
Il voulait juste revoir un ami, malheureusement décédé entre temps, et repartir le lendemain. Et on le traite en vagabond, en paria, on le harcèle jusqu’à l’enfermer. Il finit évidemment par faire la seule chose qu’il sache faire. Il va se battre pour survivre et affirmer sa dignité, affirmer qu’il est un être humain comme les autres. Comment s’étonner de voir quelqu’un réagir en bête traquée quand on le considère comme tel ?

Rambo, à travers sa fuite dans les bois, devient un porte-parole de ces soldats qui luttent, eux aussi, pour rester dignes pendant que leur propre pays les traîne dans la boue. Un pays qu’ils aiment et respectent malgré tout, comme le montre Rambo qui refuse de tuer qui que ce soit (un seul mort dans ce premier film, et ce n’était même pas voulu par Rambo, qui s’en voudra tout du long).

Bien sûr, le traitement est celui d’un film d’action, mais ça va donc bien plus loin que ça, au contraire des deux films suivants. Le monologue final de Rambo résume tout.
Ce film, c’est une réponse au mépris du gouvernement et des Américains, un crachat au visage du Président, un « Merde ! » taggé à l’encre indélébile sur la façade de la Maison Blanche, un doigt d’honneur au pays tout entier. Et l’expression de toute la colère et la frustration de ceux qui ont laissé une part d’eux-mêmes au Viêt Nam, au service du pays face au « péril communiste »…

Ted Kotcheff offre au sujet un traitement pas particulièrement marquant, mais très efficace, préférant laisser le fond parler de lui-même. Quant au trio Stallone/Crenna/Dennehy, ils sont tous les trois parfaits, notamment Stallone, littéralement habité par son rôle comme il le fut pour Rocky six ans plus tôt.
Le fond est parfait, et on ne s’ennuie pas une seconde. Un film bien plus profond et politique qu’il n’y paraît, qui reste aussi un très bon spectacle d’action, action qui sert l’histoire et non l’inverse.

C’est un film qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie. Surtout si on reste sur l’image reaganiste de Rambo forgée par deux suites dispensables… Le quatrième épisode vient heureusement le réhabiliter quand même, sans pour autant atteindre la force du premier film, la faute à un rythme trop rapide et une action trop débridée. Mais il retrouve un peu du fond de ce premier film et conclut bien l’histoire de John Rambo, et ça suffit à en faire un bon film, supérieur aux 2 et 3.

Bref, Rambo, c’est tout ça, bien loin de l’image la plus connue, et ça vaut largement le coup d’œil.

 

30 janvier, 2012 à 16:03 | Commentaires (0) | Permalien


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