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Shutter Island

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Shutter Island dans Critiques d'adaptations ciné/télé 111019050628143110

Réalisateur :
Martin Scorcese

Casting :
Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo, Ben Kingsley, Max Von Sydow, Michelle Williams, Emily Mortimer, Patricia Clarkson…

Date de sortie :
24 février 2010

D’après Shutter Island, de Dennis Lehane

Durée :
2H28

Synopsis :
En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l’île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L’une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre cohérente d’une malade, ou cryptogramme ?

Avis :
Quand on dit Martin Scorcese, un mot vient généralement spontanément à tous les amateurs de cinéma : Mafia. Ainsi qu’un nom : Robert De Niro. Le duo a en effet engendré de belles perles sur le sujet, et, au nom de Scorcese, on répondra souvent Les Affranchis ou Casino. Ou même The Irishman, à venir, qui réunira ENFIN Al Pacino, Robert De Niro (oui, je sais, c’est déjà fait 2 fois, là), ET Joe Pesci, et avec Marty à la caméra, donc (je me permets d’être familier avec lui, oui :P ).

Mais bon, Scorcese s’est aussi illustré ailleurs, et il a avec Leonardo DiCaprio aujourd’hui la même belle collaboration que celle qu’il avait avec Robert De Niro bien avant. Et il s’attaque donc ici au pur thriller, en adaptant le roman de Dennis Lehane.
Et c’est juste parfait. On navigue dans une ambiance oppressante, où les questions sont toutes plus nombreuses les unes que les autres, jusqu’au rebondissement final qui assomme. Scorcese sait mettre son spectateur sous tension, et il le prouve.
Les frissons ne sont jamais bien loin, d’autant qu’on navigue régulièrement entre rêve (les psychoses de Teddy) et réalité, et que ça finit par brouiller notre perception des deux.
En un mot, un pur thriller, qui mérite d’en porter le nom (je rappelle que le terme vient de l’anglais « to thrill », qui veut dire « frissonner » ;) ).

Le casting est juste grandiose, avec un Leo à son meilleur, parfaitement secondé par de grands noms bien connus, notamment Ben Kingsley et, bien sûr, Max Von Sydow. Chacun joue sa partition de fort belle manière (à savoir bien inquiétante ^^), et la descente de l’état du personnage de DiCaprio est parfaitement bien rendue.

Côté forme, la musique souligne l’action de manière efficace, sans en faire des tonnes, très subtile, bien rendue… Mais ce qui marque, c’est le visuel. Le travail de lumière et de photographie donne à cette île un air presque vivant, la rend menaçante, prête à engloutir tout le monde, de même que les bâtiments, qui semblent, eux, sortir tout droit d’un grand film d’horreur. Ces longs couloirs vides, à peine éclairés, tout le passage où le marshall s’éclaire à l’allumette…

Bref, Shutter Island, c’est un modèle de thriller, du très bon Scorcese, et une ambiance incomparable avec un twist final qui vous assomme. Vous aurez compris, j’aime :D

Game of Thrones : Le Trône de Fer

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Game of Thrones : Le Trône de Fer dans Critiques d'adaptations ciné/télé 111005095231877365

Genre :
Fantasy

Statut :
En production

Saisons :
1

Épisodes et format :
10 x 50 min environ

Année de production :
2011

D’après Le Trône de Fer, de George R.R Martin

Casting :
Sean Bean, Michelle Fairley, Kit Harington, Lena Headey, Peter Dinklage, Nikolai Coster-Waldau, Emilia Clarke, Mark Addy…

Synopsis :
Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du royaume des Sept Couronnes. Tandis qu’en son domaine de Winterfell, son fidèle ami Eddard Stark rend paisiblement la justice. Mais un jour, le roi Robert lui rend visite, porteur de sombres nouvelles : le trône est en péril. Stark, qui s’est toujours tenu éloigné des affaires du pouvoir, doit alors abandonner les terres du Nord pour rejoindre la cour et ses intrigues. L’heure est grave, d’autant qu’au-delà du mur qui protège le royaume depuis des siècles, d’étranges créatures rôdent…

Avis:
Vous pouvez déjà lire mon avis sur le fond et le scénario via ma chronique du tome 1 Intégrale. Là, vous allez vous demander pourquoi je vous renvoie à cet article…

D’abord, parce que cette saison 1 adapte ce tome 1 VO/Intégrale. Pour ceux qui lisent le découpage en 12 tomes « simples » (à ce jour), ça correspond aux tomes 1 et 2 (Le Trône de Fer + Le Donjon Rouge), et la coupure entre les 2 est à l’épisode 5 dont la fin correspond à ce tome 1 selon ce découpage multiple.
Voilà, ça, c’est fait ^^ La seconde raison, c’est que c’est extrêmement fidèle, quasiment au moindre détail, au moindre dialogue. On a quelques réajustements et raccourcis, évidemment, mais rien de préjudiciable.
Donc, au final, pour le fond, ça se résumerait à un copier/coller de ma chronique du tome 1. Bref, pas très utile, autant la lire directement, non ? ^^

Ce qui m’amène au second point, la forme, point qui, lui, doit être traité ici, bien sûr.

On frise simplement la perfection. L’âge de quelques personnages a été revu pour des raisons légales (qui pourrait tourner les scènes de Daenerys avec une actrice de l’âge donné au personnage, à savoir 13-14 ans dans ce tome 1 ?), mais ce n’est pas bien grave, tellement on les retrouve vite dans leurs caractères.

J’en retiendrai surtout Sean Bean, impérial en Eddard Stark, et Peter Dinklage, qui donne à Tyrion Lannister ses fabuleux traits d’esprit, son humour pince sans rire, et son incomparable cynisme. Bien que le reste du casting soit aussi largement à la hauteur, ils dominent tous deux sans peine.
HBO a mis le budget pour reproduire autant que possible les décors et costumes imaginés par Martin, et c’est absolument bluffant, on plonge littéralement dans le Royaume des Sept Couronnes. L’intro du premier épisode, à elle seule, suffit à nous scotcher, avec son ambiance « film d’horreur de zombies » absolument sublime, entre la neige et le silence pesant.

En clair, scénario absolument sans faille et imprévisible (enfin, imprévisible si vous ne suivez que l’un des deux supports ^^), acteurs parfaits, effets excellents, fidélité sans faille à l’œuvre, et une saison 2 qui s’annonce folle.
Les plus pointilleux regretteront éventuellement de ne rien voir de LA bataille décrite dans ce tome 1, mais bon. Budget, toujours ;) Et HBO avait utilisé la même astuce dans Rome :P

À voir et à lire, donc =)

The Town

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The Town dans Critiques d'adaptations ciné/télé 111003020538555621

Réalisateur :
Ben Affleck

Casting :
Ben Affleck, Jeremy Renner, Rebecca Hall, Jon Hamm, Blake Lively, Pete Postlethwaite, Chris Cooper…

Date de sortie :
15 septembre 2010

D’après The Town, de Chuck Hogan

Durée :
2H03

Synopsis :
Doug MacRay est un criminel impénitent, le leader de facto d’une impitoyable bande de braqueurs de banque qui s’ennorgueillit de voler à leur gré sans se faire prendre. Sans attaches
particulières, Doug ne craint jamais la perte d’un être cher. Mais tout va changer le jour où, lors du dernier casse de la bande, ils prennent en otage la directrice de la banque, Claire Keesey.
Bien qu’ils l’aient relâchée indemne, Claire est nerveuse car elle sait que les voleurs connaissent son nom… et savent où elle habite. Mais elle baisse la garde le jour où elle rencontre un homme discret et plutôt charmant du nom de Doug….ne réalisant pas qu’il est celui qui, quelques jours plus tôt, l’avait terrorisée. L’attraction instantanée entre eux va se transformer graduellement en une romance passionnée qui menacera de les entraîner tous deux sur un chemin dangereux et potentiellement mortel.*

Avis :
Un nouveau film signé Ben Affleck ? Après Gone Baby Gone (déjà une adaptation, d’un roman de Dennis Lehane) , ça ne pouvait que faire très envie.
Un film avec Ben Afflcek ? Là, c’est déjà autre chose… Ben Affleck, c’est un peu comme Nicolas Cage. On l’aime bien, mais si on doit être objectif, côté jeu, soit il nous sort une super prestation, soit il joue comme une chaussette jouant Roméo et Juliette avec une casserole.

Bon, ici, ça a été la première option, Ben est très crédible en chef braqueur avec une pointe d’honneur (et j’arrête là la poésie, rassurez-vous :D ). On sent encore aussi tout l’amour qu’il porte à sa ville de Boston à travers ce deuxième film, tellement la ville est bien mise en valeur (et puis, ce titre, The Town… Ce n’est sans doute pas que le surnom du quartier de Charlestown ;) ).

Mais ce qui attire immédiatement l’œil du cinéphile averti, sur les affiches et boîtiers DVD, c’est cette toute petite phrase.

« Un thriller redoutable dans la lignée de Heat »

Wah ! On compare The Town au chef-d’œuvre de Michael Mann ? Mann lui-même n’a pas renouvelé son coup de génie avec Public Enemies (mais le film est pour moi loin d’être aussi mauvais que ce qui se dit tout de même), alors, ben Affleck… D’autant que ce n’est que sa seconde réalisation…
Hé bien, vous auriez tort de vous dire que c’est raté d’avance.

Au final, The Town ne partage avec Heat que quelques vagues bases (un gang de braqueurs pros, un dernier coup, le chef raccroche pour une femme, un affrontement entre deux personnages majeurs) pour rapidement trouver son identité.
Celle d’une chronique sociale dans un quartier défavorisé et d’une lutte entre deux (presque) frères dont les idéaux commencent à diverger. Jeremy Renner est d’ailleurs absolument parfait de sadisme et de folie.

Bien sûr, le scénario n’oublie pas l’intrigue policière, mais elle est clairement au second plan, tant la place allouée aux agents fédéraux qui recherchent le gang de Doug est minime dans tout le film, tout comme celle des deux complices de Doug et James.
Le film se base en effet sur deux oppositions. Ben Affleck/Jeremy Renner en priorité, Blake Lively/Rebecca Hall ensuite, de façon plus subtile et sans scène commune.

On se doute évidemment assez tôt de l’issue des confrontations. Et l’intérêt n’est d’ailleurs pas dans le résultat final. Mais dans le chemin emprunté. Comment les personnages réagissent, quelles répercussions ont leurs actions… Voilà où est l’intérêt de The Town et ce qui en fait un très bon thriller.
On rajoute à ça quelques séquences qui en mettent plein les yeux (les braquages, l’ultime coup…), et on obtient définitivement un très bon film, qui vaut le coup d’œil.

Dont on se demandera quand même l’intérêt des séquences où Ben Affleck se tape Blake Lively puis, plus tard, Rebecca Hall… là, j’ai beau chercher, je vois pas à quoi ça sert. Si quelqu’un a une idée, qu’il fasse signe.

Bref, à part ça, rien à signaler, c’est à voir, malgré un manque certain d’originalité =)

Mensonges d’État

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Mensonges d'État dans Critiques d'adaptations ciné/télé 11092011285395936

Réalisateur :
Ridley Scott

Casting :
Russell Crowe, Leonardo DiCaprio, Mark Strong, Golshifteh Farahani, Oscar Isaac…

Date de sortie :
5 novembre 2008

D’après Une Vie de Mensonges, de David Ignatius

Durée :
2H08

Synopsis :
La CIA traque le chef d’une organisation terroriste à l’origine d’une vague d’attentats. Roger Ferris, le meilleur agent sur le terrain, circule de pays en pays afin d’essayer d’avoir une longueur d’avance sur des évènements imprévisibles. Via une connexion satellite, un oeil dans le ciel surveille Ferris en permanence. À l’autre bout du fil et en temps réel se trouve l’agent de la CIA Ed Hoffman qui dirige et coordonne à distance les opérations. À mesure que Ferris s’approche du but, il apprend que la confiance peut être aussi dangereuse qu’elle est nécessaire à la survie…

Avis :
Alors là, on peut dire que j’ai pris une belle baffe. Un très bon technothriller dans la veine des romans de Tom Clancy et des films adaptés de ceux-ci (je ne citerai qu’un nom en particulier pour bien vous situer l’idée : Jack Ryan).

On se situe en plein dans nombre de problèmes actuels du contre-espionnage, à savoir comment lutter contre des terroristes qui ont réussi à contourner la surveillance électronique en revenant aux bonnes vieilles méthodes de partage des infos, à savoir les messages sur papier, les rendez-vous directs en pleine journée, etc… ? En renvoyant des hommes sur le terrain, à l’ancienne aussi.
Et c’est là qu’arrivent les problèmes. Parce qu’un agent double reste un humain, lié à d’autres. Qui peut faire confiance à qui ? Quelles sont les décisions à prendre avec les informations dont on dispose, que l’on soit sur le terrain même ou à l’autre bout du monde ? Toute la tension du film repose sur cette notion de confiance, ce qui offre un suspense vraiment bien géré.

Bien sûr, le film est aussi bien aidé par l’expérience de Ridley Scott à la réalisation, bien qu’il offre ici une prestation plutôt classique et sans grande prise de risque ou d’originalité, et par le duo de collaborateurs forcés formé par deux des meilleurs acteurs possibles, Leonardo DiCaprio et Russell Crowe. Notamment Crowe, qui nous offre un personnage de parfait salaud flegmatique à qui on a envie de foutre des baffes en permanence.

Bon, l’intrigue n’est pas non plus hyper originale, et quelques petits clichés subsistent, mais ça passe bien, d’autant que Ridley Scott ne diabolise pas le Moyen-Orient (un piège pareil, il était facile de plonger dedans, il l’a évité), et se permet de mettre le doigt sur tout le cynisme des méthodes de la CIA, qui utilise ses agents comme de simples objets, comme des mouchoirs jetables, comme le prouve la dernière scène.
N’oublions pas non plus quelques grosses séquences d’action qui en mettent plein la vue de fort belle manière.

Assurément, un très bon film, bien prenant, bien écrit, à recommander à tout amateur de thriller, surtout à ceux qui aiment le technothriller et l’espionnage.

Le Faucon Maltais

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Le Faucon Maltais dans Critiques d'adaptations ciné/télé 110907073807966167

Réalisateur :
John Huston

Casting :
Humphrey Bogart, Mary Astor, Peter Lorre, Sydney Greenstreet, Barton MacLane…

Date de sortie :
1941

D’après Le Faucon de Malte, de Dashiell Hammett (note : le roman est également édité sous le titre du film, Le Faucon Maltais)

Durée :
1H40 [Note : 2H20 sur mon édition DVD...]

Synopsis :
Sam Spade et Miles Archer sont deux privés. Au cours d’une enquête, Miles est assassiné. Sam soupçonne Brigid qui les avait dirigés sur l’enquête. Mais cette dernière, qui fascine Sam par sa beauté et son argent, lui demande de l’aider et il accepte. C’est le début d’une longue et difficile enquête…

Avis :
Hop, hop, hop, on ne fuit pas en voyant l’année du film, merci ! Oui, les années 30 et 40 ont offert du grand cinéma.
Sur ce, que nous offre donc cette adaptation de Hammett ? On notera d’abord que ce n’est pas la première.
Le Faucon Maltais (je vais donner au roman le même titre que le film, hein) fut en effet adapté deux fois avant cette version de 1941. Le Faucon Maltais [1931], de Roy Del Ruth avec Ricardo Cortez, et Satan Met a Lady [1936] de William Dieterle, adaptation très libre (ce qui se voit avec le seul personnage principal qui prend le nom de Ted Shane, et non du célèbre Sam Spade).
Roger Corman aura aussi tenté sa chance en 1969 avec Target : Harry. Mais c’est bien la version de 1941 qui a le plus fort rayonnement, qui reste la plus célèbre, et la plus appréciée, autant des critiques que des spectateurs et du milieu du cinéma.

Ce film a révélé John Huston et Humphrey Bogart. Le premier signait là son premier film, le second accédait pour la première fois au rôle principal.

Et quelle réussite dans les deux cas !
Le Faucon Maltais est une référence du film noir, et Bogey est devenu aussitôt l’archétype du détective dans ce genre de films. La clope à la bouche, l’air détaché, le regard qui fait craquer les femmes, le débit de mitraillette au dialogue, Spade version Bogart est ce qui définira par la suite le dur au cœur tendre et à l’esprit juste, prêt à tout pour aller jusqu’à la vérité.

Bien sûr, cela ne serait rien sans le reste du casting. Mary Astor parfaite en femme fatale, Peter Lorre qui promène son regard inquiétant dans tout le film, Sydney Greenstreet qui est un très bon mafieux… Et surtout, le faucon lui-même, excellent McGuffin qui permet de faire se croiser tous ces personnages dans un incroyable sac de nœuds qui ne se démêle qu’avec la séquence finale.

Huston installe une ambiance qui deviendra une base même du genre. Une ambiance de paranoïa permanente, sombre, assez sale, souvent nocturne, où on plonge directement dans l’univers du crime.
Le Faucon Maltais a défini le film noir, par son ambiance, son casting, son scénario, et a traversé les époques, devenant un film culte du genre, et un classique du cinéma en général, à raison.
Vraiment un film à voir =)

Captain America : First Avenger

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Captain America : First Avenger dans Critiques d'adaptations ciné/télé 110902100932672497

Réalisateur
Joe Johnston

Casting
Chris Evans [Steve Rogers/Captain America]
Hugo Weaving [Johann Schmitt/Crâne Rouge]
Hayley Atwell [Peggy Carter]
Dominic Cooper [Howard Stark]
Sebastian Stan [James "Bucky" Barnes]
Tommy Lee Jones [Général Chester Phillips]
Neal McDonough [Dum Dum Dugan]
Toby Jones [Armin Zola]
Stanley Tucci [Dr Abraham Erskine]

Date de sortie
17 août 2011

Genre
Action

Durée
2H03

D’après le personnage de Captain America, créé par Jack Kirby et Joe Simon.

Synopsis
Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Crâne Rouge.

Avis
7/10 pour le film, mais je grimpe à 8 pour quelques petits détails qui m’ont fait plaisir et m’ont montré comme les scénaristes avaient compris le personnage.

On s’offre ici une belle petite série B bien menée, bien foutue, qui se prend pas la tête, servie par un bon casting (revoir Tommy Lee Jones, ça fait plaisir), de bons effets, de l’humour, et un respect du matériau originel comme on en voit pas souvent. Y a guère que le personnage de Bucky absolument pas fidèle qui m’a un peu fait sourciller.
Le côté pro-américain est inhérent au personnage, alors, pour le coup, je passerai, d’autant qu’il est quand même pas particulièrement appuyé.

Mais sincèrement, ce qui m’a fait plaisir, c’est toute la première partie, et cette superbe mise en abyme, où Cap n’est pas un soldat, mais juste un outil de propagande qui fait le clown et donne le moral aux civils.
Quand on sait que le personnage a été créé dans ce but, le voir en action faire ceci, et avoir carrément son propre comics à son effigie, comme s’il avait vraiment toujours existé, c’est énorme.
Les scénaristes ont parfaitement compris le personnage, et l’ont carrément tourné en dérision de cette façon (faut le dire, le costume qu’il porte alors, qu’on connaît bien dans le comics, est juste ridicule ici), lui permettant de s’élever encore en tant que soldat.

Et on se laisse embarquer dans un bon gros film d’action qui se fout pas du monde, jusqu’à une scène finale qui laisse encore présager le gros morceau de l’été prochain : Les Vengeurs !

Voilà de la très bonne adaptation de comics, selon moi.

The Punisher : Zone de Guerre

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The Punisher : Zone de Guerre dans Critiques d'adaptations ciné/télé 110606090250948596

De Lexi Alexander, 2009, avec Ray Stevenson, Doug Hutchinson, Dominic West, Julie Benz, Tony Calabretta, Colin Salmon, Dash Mihok…

D’après le personnage The Punisher, créé par Gerry Conway, Ross Andru et John Romita Sr

Lors de sa croisade sanglante contre le crime organisé, le justicier Frank Castle alias The Punisher défigure et laisse pour mort le parrain de la pègre Billy Russoti. Dès lors, ce dernier fomente une vengeance terrible contre Castle. Sous le nouveau pseudonyme de Jigsaw, le criminel recrute une véritable armée de sbires assoiffés de sang. The Punisher repart en croisade…

OH… MY… GOD !!!
J’en ai vu, des films plus ou moins valables, dans ma vie, c’est un fait. J’ai enchaîné des chefs-d’œuvre, des bons films, des moins bons, des grosses daubes… Mais là… On est au-delà de la daube. Non, là, on entre carrément dans le voyeurisme vulgaire et putassier, en piétinant et en brûlant l’œuvre de base au passage.
Sérieusement, je n’avais JAMAIS vu un truc pareil.

Resituons un peu le personnage.
Oui, Franck Castiglione (devenu ensuite Castle), alias The Punisher, est un personnage violent. C’est même le plus violent et expéditif des héros Marvel, un pur anti-héros dans son attitude et (surtout) dans ses méthodes. C’est simple, tout criminel qui croise la route du Punisher peut se considérer comme mort dans la minute qui suit. Les conséquences d’un homme brisé par la guerre et la mort de sa famille (c’est la vengeance qui le motiva, quand il devient The Punisher).
Et Franck, en tant qu’ancien Marine vétéran du Viêt Nam, met un point d’honneur à utiliser tout ce qui lui tombe sous la main pour éliminer ses cibles ou les faire parler.
Seulement, si Castle est un personnage violent et radical, il n’a rien d’un sadique qui cherche à faire souffrir absolument, tout en cherchant les poses les plus stylées possibles.

Ici, si…
Il suffit de voir comment il massacre toute la famille mafieuse du début, et comment Billy devient Jigsaw (le « vrai » Jigsaw étant simplement passé à travers une vitre, et c’était un assassin, pas un chef mafieux, mais on est plus à ça près, déjà).
Le ton du film est donné. On va avoir droit à des têtes qui explosent, du sang qui gicle comme d’une fontaine, des os qui craquent… Et ça, on en a, c’est sûr. On en a même tellement qu’on pense rapidement que le film a été bâti autour de ça et que le Punisher, avec ses caractéristiques, n’est finalement qu’un prétexte à faire passer toute cette violence gratuite inutile, qui ne sert absolument pas le scénario.
Lequel est de toute façon aussi épais qu’une limande sous Vallium. Tout est visible à 500 kilomètres, cliché, convenu, sans profondeur, voire inutile.

Soap passe d’un flic désabusé, blasé, démotivé, à un parfait crétin qui sert de sidekick comique débile. Vous voyez le syndrome du gosse énervant ? Mais si, ces gamins qu’on a envide baffer dans bon nombre de « comédies ». Hé bien, là, c’est pareil, mais avec un adulte. Micro est juste un sidekick « comique » sans intérêt.
On ne pouvait évidemment pas échapper à l’agent fédéral borné mais qui change de conviction au dernier moment, hein. Ni à la femme en détresse dont le mari a été tué par le Punisher. En un mot, on échappe à RIEN. Tout ce qui peut être encore un peu plus usé l’est, jusqu’au sacrifice final.

Et je ne m’étendrai pas sur les acteurs, tous plus nuls les uns que les autres, avec un superbe cabotinage de la part de Dominic West (Jigsaw), et un éventail d’expressions incroyable pour Ray Stevenson (Franck Castle). Pour faire simple, qu’il soit heureux, en colère, triste, il a le même regard bovin vide et la même expression faciale constipée. Mention à la scène flashback où on le voit avec le corps de son enfant (et c’est tout ce qu’on aura de son background, avec la mention qu’il fut instructeur… Oui, pas soldat). Là, il atteint un stade avancé de non jeu que même Steven Seagal lui envierait. Et c’est quoi, cette tenue pourrie ??

Jimmy le Frappé, lui, accumule le n’importe quoi, s’offrant une scène incroyablement inutile de cassage de miroirs, pendant que Jigsaw se fend d’une série de « Mouhahaha » du plus bel effet. Je retiendrai aussi son combat avec le Punisher.
On le voit littéralement bouffer un type (et je plaisante pas, je vous avais prévenus sur le contenu), et quand il mord Castle au coup de façon bien forte, il lui laisse juste une toute petite marque minuscule comparable à celles des vampires des années 60. Très logique.

Autre grand moment, les espèces de ninjas menés par un rasta. Ils ne servent à RIEN, si ce n’est balancer un grand moment de portnawak et offrir une nouvelle démo de violence gratuite, juste pour une info. Grand moment de fun ridicule inutile, surtout avec les effets spéciaux « un brin » foireux.

Bon, qu’est-ce que je peux sauver là-dedans ?…
Hum, peut-être le côté provoc de l’épilogue. Parce que un Castle devant une église sur laquelle clignote « Jésus Notre Sauveur » avant que le « Jésus » grille et laisse Castle tirer à la lumière de « Notre Sauveur », c’est pas subtil, mais c’est costaud.

Mais à part ça…
Passez votre chemin, ça vaudra mieux. C’est même pas fun de nullité, juste pathétique.
Grand moment d’inutile, de violence gratuite à en devenir ridicule, de massacre de comics, et de voyeurisme putassier.

Blade Runner

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Science-Fiction
De Ridley Scott, 1982, avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young, Darryl Hannah, Brion James…

Blade Runner dans Critiques d'adaptations ciné/télé 110222042704112920

D’après le roman Les Androïdes rêvent-ils de Moutons Electriques?, de Philip K.Dick, rebaptisé Blade Runner après le film.

Synopsis
Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d’hommes et de femmes partent à la conquête de l’espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d’esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l’être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d’un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés « hors la loi ». Quatre d’entre eux parviennent cependant à s’échapper et à s’introduire dans Los Angeles. Un agent d’une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d’exécution, mais de retrait…

Critique
Adapter Philip Kindred Dick semblait une gageure. Mais Ridley Scott l’a fait, avec brio. Reprenant le roman dans les grandes lignes en supprimant ce qui aurait alourdi cette version cinéma, il garde l’univers sombre et la réflexion sur l’humanité si chers à Dick. En s’assurant en plus les services d’un casting absolument impérial, Ridley Scott s’offre une adaptation sublime, doublée de l’un des meilleurs films de science fiction de tous les temps (voire le meilleur?). D’autres ont tenté d’adapter Dick, mais personne n’a fait aussi bien, que ce soit Paul Verhoeven avec Total Recall, John Woo avec Paycheck, ou même Steven Spielberg avec Minority Report. Bref, un chef d’oeuvre absolu qui porte merveilleusement ses 29 ans. Mon film culte.

Dragon Ball Evolution

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Affiche du film

Action/Fantastique
De James Wong, 2009, avec Justin Chatwin, James Marsters, Chow Yun-Fat, Jamie Chung, Emmy Rossum, Park Joon…

D’après le manga Dragon Ball, de Akira Toriyama

Synopsis
Dans les temps anciens, la Terre faillit être détruite par des forces maléfiques. Pour s’en prémunir, sept sages créèrent les boules de cristal : les Dragonballs. Décidées à prendre leur revanche, les forces du Mal sont désormais de retour, et un seul guerrier d’exception est capable d’empêcher le pire. Le jeune Sangoku va alors découvrir le jour de ses 18 ans que son destin est trés loin de ce qu’il avait imaginé.
Après la mort accidentelle de son grand-père, il rencontre Maître Roshi, un expert en arts martiaux qui lui révèlera le secret et le pouvoir des Dragonballs. Sangoku se retrouve alors investi d¹une mission cruciale : retrouver toutes les boules de cristal avant son ennemi le plus cruel, Piccolo. Il se lancera dans une course effrénée aux côtés de Bulma, une scientifique brillante, Yamcha, un bandit du désert, et Chi Chi pour qui son coeur bat.
Pour Sangoku, cette quête des Dragonballs pourrait bien aussi être celle de son identité.

Critique
En un mot comme en cent…
Ceci est une bouse innommable.

Mais n’étant pas du genre à me contenter d’une critique aussi courte et lapidaire, combien même elle est parfaitement justifiée, je vais donc reprendre dans le détail.

Nul, nul, et encore nul!! Comme moi, vous ne pensiez pas voir un jour pire que Double Dragon?Dragon Ball Evolution réussit cet exploit. Le manga est trahi, détruit, bousillé.

Goku au lycée?Qui trouve sa tenue alors qu’elle est le symbole de l’école Tortue Géniale?Bulma qui manie les flingues, Piccolo qui ressemble à rien, un Kamehameha réduit à une petiote vague d’énergie sans réelle puissance… N’en jetez plus, ça me dégoûte.
Rajoutez à ça un scénario super pourri de série Z (normal, quand on voit ce qu’on fait déjà du matériau de base), des acteurs bien dénués de charisme (à part Chow Yun Fat, et encore…Rien de comparable avec The Killer ou Le Syndicat du Crime), des effets spéciaux nullissimes. Et vous obtenez la plus grosse daube de l’année 2009.

En détail, ça donne…

Le scénario?
Un teen movie ras des pâquerettes (et je suis gentil).
En gros, le gentil héros moqué par tous amoureux de la bombasse du bahut qui fait pas attention à lui jusqu’à ce qu’il montre ses capacités aux arts martiaux.Evidemment, y a un gros méchant qui débarque et qui casse tout.Mais pas de panique!Parce que le gentil héros pur fraîchement amoureux va tout arranger, en fracassant les méchants un par un, tout en attirant à lui de nouveaux amis bien débiles et boulets, et en concluant avec la demoiselle de ses rêves.

Les acteurs et personnages?
Mais c’est QUOI, ces caricatures???
Aucun respect du manga, déjà.
Mais en plus, on a, en vrac, Goku et grand père Gohan qui repompent sans vergogne Karate Kid et autres films du genre, Bulma et Chi Chi qui font les jolies potiches sans cervelle (Mai aussi, d’ailleurs, qu’est-ce qu’elle fout là, celle-là?), Yamcha qui fait le beau gosse à la « cool attitude »…

Piccolo…Ah, Piccolo…Le pauvre James Marsters a été payé grassement, j’espère.Parce qu’après avoir été Spike dans Buffy et Angel, un vampire hyper classe et charismatique, se taper la honte dans un costume d’ersatz plus que raté de Dark Vador, en beuglant quelques grognements de temps en temps, et 2-3 répliques mal senties, en 10 minutes grand max d’apparition à l’écran…
Je vois qu’un gros chèque pour accepter de détruire autant toute crédibilité artistique.

Et enfin, Tortue Géniale.
Alors là, on tient le jackpot!Pas ressemblant à celui du manga, caractère peu repris…Mais surtout un Chow Yun Fat en roue libre absolument incroyable de surjeu et de cabotinage.
A mon avis, les producteurs, en lisant le scénario et voyant les idées de James Wong, ont dû se dire « Bon, ok, James…Toi et tes potes, vous nous faites de la merde, avec des acteurs pas connus et au charisme digne de celui d’un escargot asthmatique.Alors, si ça te gêne pas, on va engager une star pour tenir un rôle.Chow Yun Fat en Tortue Géniale, tiens, ça te botte? »
Sitôt dit, sitôt fait.Chow Yun Fat devait avoir besoin de fric (et pour accepter dans la foulée Pirates des Caraïbes 3 et ça, je vois pas d’autre option) et a accepté.

Et on obtient le pire jeu d’acteur qu’il ait jamais fait!C’est loin, l’époque John Woo ou même Tigre et Dragon.

Bref, un beau ramassis de nuls et pas charismatiques.

Les effets spéciaux?
Mamma mia…
Star Wars Episode IV Un Nouvel Espoir, c’est de 1977.Et c’est largement supérieur à ce qu’on voit là…
C’est dire -__- Mention spéciale au Kamehameha, censé être super puissant, et qui se résume à un petit rayon de lumière, éteindre des bougies (waaah), ou ranimer quelqu’un.
Rappelez-moi ce qu’en fait Tortue Géniale la première fois qu’on le voit?Ah oui…Il explose la montagne de Gyumao.Mais c’est rien à côté, en effet.

Que vous soyez fan de Dragon Ball ou amateur de vrai cinéma, fuyez.Sinon, pour animer une soirée nanars, n’hésitez pas à le mettre dans le trio de tête avec Double Dragon et Dead Or Alive.Vous aurez de quoi rigoler, c’est toujours ça. Et si on vous offre le DVD…Posez-vous des questions sur celui ou celle qui vous l’offre ^^ J’appelle ça un cadeau empoisonné.

Ah si, y a UN truc bien, et même génial.

La date de sortie en France.On pouvait pas trouver plus adapté.
Bah oui, 1er avril 2009.C’est une vaste blague, ce truc, la preuve.

Ca aurait fait un bon Direct to VHS.
Pardon?La VHS n’existe plus?Oui, justement.

Eragon

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Affiche du film

Aventures
De Stefan Fangmeier, 2006, avec Edward Speelers, Jeremy Irons, Sienna Guillory, Rachel Weisz, Robert Carlyle, John Malkovich…

D’après le livre Eragon, de Christopher Paolini.

Synopsis
Autrefois, la paix et la prospérité régnaient en terre d’Alagaësia. Les Dragons avaient alors fait don à leurs Dragonniers de pouvoirs magiques, et même de l’immortalité. Aucun ennemi ne pouvait les vaincre… jusqu’à ce que l’un des leurs, Galbatorix, décide de trahir pour s’approprier tous ces pouvoirs et en jouir seul en détruisant tous les autres Dragonniers.
Un jeune homme, Eragon, découvre un oeuf étrange aux lueurs bleues, qui donne naissance à un Dragon femelle. Il le baptise Saphira. Le temps des Dragonniers est revenu…
Avec l’aide de son mentor, Brom, Eragon va découvrir quel est son vrai destin. Lui seul peut faire renaître l’âge d’or de la justice, il est l’unique espoir du peuple d’Alagaësia, mais pour cela il va devoir affronter Galbatorix et vivre la plus fabuleuse des sagas…

Critique
La plus fabuleuse des sagas?La plus pourrie de toutes, oui.

C’est quand même de la fantasy hyper classique et rabâchée, vue et revue, que ce soit au cinéma, dans le jeu vidéo, ou dans la littérature.
Le parfait petit inconnu promis à une grande destinée qui devient un grand héros et tombe amoureux de la jolie princesse, bla bla bla…
Même la réalisation fait dans le classique, sans autre idée que de nous emmener sur le scénario.

Bref, aucune surprise.Reste un petit divertissement sans aucune prétention (si ce n’est de nous occuper 2 petites heures et poser les bases d’un univers qui aurait sans doute mérité mieux et plus) et avec, tout de même, John Malkovich et Robert Carlyle parfaits en méchants, mais hélas sous exploités.
Et puis, Jeremy Irons, aussi, toujours excellent.

De la série B qui flirte très dangereusement avec le Z ^^
A éviter, quoi.

Et ça donne franchement pas envie de lire les livres…
Oui, les.Mais c’est bien parce que c’est une saga que je m’y tenterai ^^

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