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Ed Wood

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ed-woodRéalisateur
Tim Burton

Casting
Johnny Depp, Sarah Jessica Parker, Martin Landau, Patricia Arquette, Bill Murray, Jeffrey Jones, Vincent d’Onofrio…

Date de sortie
21 juin 1995

Durée
2H06

Genre
Biopic/Comédie dramatique

Synopsis
Évocation de la vie d’Ed Wood, réalisateur considéré de son vivant comme le plus mauvais de tous les temps, aujourd’hui adulé et venéré par des milliers d’amateurs de bizarre et de fantastique à travers le monde.

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Avis
Ah, Ed Wood. Un nom qui laissera toujours s’afficher un sourire sur le visage de tous les cinéphiles qui parcourent tout le spectre du cinéma, dans sa qualité comme ses sujets. Car Ed Wood, c’est l’homme qui a été officiellement nommé « Pire réalisateur de tous les temps ». C’est le réalisateur du nanar culte Plan 9 from Outer Space. C’est un homme qui n’hésitait pas à assumer son travestissement et à s’habiller en femme sur ses tournages, que ce soit pour un rôle ou pas. Oui, dans les années 50 et 60 ! Un homme qui était la parfaite antithèse d’Orson Welles, son double maléfique, diront certains, et qui remplissait les mêmes rôles : acteur, scénariste, réalisateur, et producteur. Il n’avait juste pas le talent d’Orson Welles, ni la chance de rencontrer un public réceptif…
Pour plus de détails, n’hésitez pas à aller voir sa biographie sur Nanarland. D’autant que le film ne couvre finalement qu’une courte période (de Glen ou Glenda à Plan 9 from Outer Space) de l’incroyable vie de cet homme.

De fait, une question se pose alors : comment raconter une telle vie, une telle carrière, sans sombrer dans la moquerie facile, devant un tel palmarès de nanars et un tel titre officiel ? Il fallait bien s’appeler Tim Burton pour réussir un tel exploit. Burton, l’homme qui a fait des monstres, des différents, des incompris, de vrais héros de cinéma, s’attaquant au réalisateur le plus moqué et maudit de toute l’histoire d’Hollywood. L’idée était belle, comme celle où son univers rencontrait celui de Batman quelques années plus tôt. Et le résultat l’a été tout autant.

Parce que ce film est une petite perle de tendresse et d’innocente nostalgie envers une époque où le cinéma avait encore beaucoup à raconter mais, surtout, à inventer. Et Ed Wood, tombé dans la science-fiction des pulps de l’époque, et fasciné par les films fantastiques de Bela Lugosi, son acteur fétiche (qu’il fera tout pour relancer, devenant son dernier véritable ami au passage), ne manquait pas d’imagination, bien au contraire. Le cinéma était son rêve, il a tout fait pour le vivre.
Burton nous plonge dans le mal être de Wood (et le noir et blanc y est parfaitement adapté, en plus de faire écho aux films de l’époque), mais aussi dans son infinie passion et son incroyable sincérité. Rien ne fonctionnait sur ses tournages (le film est d’ailleurs à la limite du documentaire sur les séquences de tournage des films), mais il y allait, fermement convaincu qu’il faisait de l’excellent travail. L’insistance de Burton sur l’entourage de Wood est plus que bienvenue : il n’aurait sans doute jamais autant gardé la foi s’il n’avait pas été suivi par un groupe fidèle et loyal jusqu’à la fin.

Le casting est parfait, dans le jeu comme dans le look (qui voit Johnny Depp ici voit clairement Ed Wood vivant sous ses yeux), la musique se fait discrète, préférant laisser parler l’ambiance comme le faisaient ces vieux films d’horreur et fantastiques, et les reconstitutions sont sublimes.

Certes, ici, Burton ne nous plonge pas dans son univers baroque et visuellement exceptionnel, mais il réussit à nous attacher à l’histoire d’un homme devenu, à sa façon, une légende du cinéma. Un homme qui, finalement, était peut-être juste un grand gamin qui tenait à son rêve, quitte à faire absolument n’importe quoi…

Anonymous

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anonymous-affiche-300x399Réalisateur
Roland Emmerich

Casting
Rhys Ifans, Vanessa Redgrave, Joely Richardson, David Thewlis, Xavier Samuel, Sebastian Armesto, Rafe Spall, Edward Hogg, Derek Jacobi…

Date de sortie
4 janvier 2012

Durée
2H18

Genre
Drame

Synopsis
C’est l’une des plus fascinantes énigmes artistiques qui soit, et depuis des siècles, les plus grands érudits tentent de percer son mystère. De Mark Twain à Charles Dickens en passant par Sigmund Freud, tous se demandent qui a réellement écrit les œuvres attribuées à William Shakespeare. Les experts s’affrontent, d’innombrables théories parfois extrêmes ont vu le jour, des universitaires ont voué leur vie à prouver ou à démystifier la paternité artistique des plus célèbres œuvres de la littérature anglaise.
A travers une histoire incroyable mais terriblement plausible, Anonymous propose une réponse aussi captivante qu’impressionnante. Au cœur de l’Angleterre élisabéthaine, dans une époque agitée d’intrigues politiques, de scandales, de romances illicites à la Cour, et de complots d’aristocrates avides de pouvoir, voici comment ces secrets furent exposés au grand jour dans le plus improbable des lieux : le théâtre…

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Avis
Il arrive que certains réalisateurs, comme certains auteurs, décident de s’éloigner de leur genre de prédilection… Takashi Miike, par exemple, a abandonné l’action sanglante et un peu gore au profit du drame historique et réaliste le temps de réaliser son remake de Hara-Kiri (très bon, au passage). Ici, c’est donc Roland Emmerich qui a délaissé la SF et le film catastrophe le temps de s’attaquer à l’une des plus grandes énigmes de l’Histoire de la littérature : qui se cachait vraiment derrière le nom de William Shakespeare ?

Car, oui, l’identité de Shakespeare fait débat. Comment ce simple fils de gantier, relativement illettré, a-t-il pu devenir quasiment du jour au lendemain le génie littéraire que l’on connaît ? Don, pseudonyme, prête-nom ? Toutes les hypothèses sont ouvertes, encore aujourd’hui. Et Emmerich a décidé, ici, d’en choisir une.

Mais point de biopic pompeux ou hagiographique, non. L’idée retenue pour le scénario s’inscrit dans un projet bien plus vaste que simplement parler de Shakespeare (et peut-on « simplement » parler de lui et son œuvre ?). Pendant deux heures, Emmerich nous plonge au cœur de la société élisabéthaine, sa censure, son écriture, son pouvoir.
Il en résulte un drame psychologique intense, avec une pointe de thriller politique, qui nous parle de la beauté de l’art, de son souffle vital pour les artistes, de faux semblants, et de recherche de pouvoir.

Emmerich livre une belle reconstitution historique, bien qu’il se permette de réécrire l’Histoire sur quelques éléments… Ce film est en effet de la pure fiction, certes plausible, où l’art d’écrire se met au service de la révolte sociale, dans tous les milieux de la société élisabéthaine.
Alors, certes, les réécritures de l’Histoire sont énormes, les références à Shakespeare et autres citations parfois maladroites, mais c’est visuellement superbe, bien réalisé, bien interprété, et l’intrigue est vraiment prenante.

Si vous êtes prêts à découvrir une interprétation du mythe autour de l’identité de William Shakespeare, sans être pointilleux sur les faits, Anonymous sera alors un grand, voire un très grand film. Pari osé, mais réussi pour Emmerich, qui montre qu’il est capable de faire autre chose que ce dans quoi il s’est régulièrement enfermé (même s’il avait déjà un peu tenté avec The Patriot).

Kung Fu Master [2009]

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Kung Fu Master [2009] dans Autres films kung_fu_masterRéalisateurs
Gangliang Fang et Ping Jiang

Casting
Yishan Zhang, Jackie Chan, Yihong Jiang, Hua Tian…

Date de sortie
2009 [2011 en Europe, Direct to DVD]

Durée
1H28

Genre
Comédie

Synopsis
Référence mondiale du kung fu, Jackie Chan prend sous son aile un adolescent surdoué. Mais pour devenir l’élève du maître des arts martiaux, Zhan devra combattre et prouver sa valeur lors d’épreuves mortelles.

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Avis
Oh, la belle jaquette bien badass ! Bon, ok, la tête de Jackie semble avoir été mise par Photoshop…
Oh, la belle accroche qui intrigue ! Bah oui, « Combattre pour survivre », ça promet, non ?
Oh, le beau synopsis qui nous promet du Karate Kid version hardcore ! Oui, c’est le synopsis du DVD.
Oh, la belle phrase de pub au dos du DVD qui arrête de faire hésiter ! Comme pour le synopsis, je recopie au mot près, ce qui donne ceci..
Jackie Chan est au sommet de sa forme dans ce film d’arts martiaux époustouflant : scènes de combat ultra-spectaculaires, chorégraphies léchées et réalisme nerveux font de Kung Fu Master une perle du genre.

Bon, là, vous vous attendez à un film d’action bien badass avec Jackie Chan en maître sadique, un putain de tournoi à mort qui fait mal, des séquences de combat qui claquent… Mais il y a quand même une petite voix qui vous dit que ce sera tout le contraire. Si, comme moi, vous avez cédé en voyant ça dans des rayons à petit prix (7€ pour du Jackie Chan, why not, hein ?), rendez-vous service la prochaine fois : écoutez-la ! Sérieusement.
Parce que ceci est l’illustration parfaite de l’arnaque qui consiste à te balancer un synopsis et une affiche qui n’ont RIEN à voir avec le produit final, et qui exploite honteusement l’image d’une star qui se révèle être finalement pas loin de la pure figuration !

Parce que, là, en fait de film d’action énorme, vous aurez une comédie familiale bien foireuse, où Jackie apparaît un quart d’heure à tout casser le temps de deux séquences de combat et d’une morale lourde à la fin. Le reste, c’est du remplissage autour de la crise d’adolescence d’un gamin qui se fout de tout sauf de Jackie et veut apprendre les arts martiaux avec son héros pour pouvoir, je le cite, casser la gueule à tout le monde. Parce que, oui, évidemment, tout le monde se fout de lui, de ses notes, et de son rêve, et il veut se venger.
Et le voilà parti dans une série de péripéties toutes plus invraisemblables les unes que les autres, censées être rendues de manière drôle la plupart du temps, et qui n’ont pour ainsi dire strictement aucun lien entre elles. Le tout servi par des acteurs moyens, de la pop chinoise bien guimauve en intro et en fin, et des combats (oui, il y en a quand même) pas trop mal foutus mais assez mous quand même, et surtout salopés par un incroyable abus de l’effet flou. Ce que vous pourrez constater dès la première minute du film. Si. Mais je suis gentil, pour éviter que vous dépensiez, la scène d’intro est ce que j’ai mis là en guise de trailer, n’ayant pas trouvé mieux…

Bref, TOUT est mensonger sur le DVD ! Même le titre, dont la version anglaise qui est présentée dans le film est déjà nettement plus adaptée : Looking for Jackie. Oui, un léger parfum d’inspiration prise à Looking for Eric… Un truc sûrement tourné en 3 mois, dont une journée pour Jackie Chan, qui devait avoir besoin de fric pour accepter un truc pareil… Enfin, si c’est ce qui lui a permis de faire son Armour of God 3 et son Police Story 3 en route…

Hand of Death

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Hand of Death dans Autres films handofdeath_dvdcoverRéalisateur
John Woo (crédité sous son nom chinois Wu Yu-Shen)

Casting
Tan Tao-Liang, James Tien, Wai Yeung, Jackie Chan, Sammo Hung Kam-Bo, Yuen Biao, John Woo…

Date de sortie
1975

Durée
1H35

Genre
Action

Synopsis
Dix ans plus tôt, les moins Shaolin ont été détruits par les Mandchous, aidés par le traître Su Shao-Fan. Quelques rares disciples ont survécu et formé d’autres combattants, dont l’un d’eux, Yun Fei, jure d’éliminer Su Shao-Fan et l’influence des Mandchous…

Avis
Les débuts timides de John Woo à la réalisation et à l’écriture dans une série B kung-fu pas immonde, mais loin d’être inoubliable. Mettons fin au suspense tout de suite : Hand of Death est en effet une classique histoire de vengeance, pas mal mise en scène, bien chorégraphiée, et dont la plus grosse force est d’être le film qui signa les grands débuts de Jackie Chan, Sammo Hung, et Yuen Biao. Point barre.

Dans le détail, ça donne donc des gentils très gentils qui ont fort miraculeusement tous un compte à régler avec les méchants très méchants. Sans exception. Des combats pas mal foutus et assez nerveux, un scénario efficace à défaut d’être original, quelques touches d’humour, et des acteurs plutôt convaincants.
Mais ne vous attendez surtout pas à voir un film de John Woo tel qu’on se l’imagine aujourd’hui. La description rapide des deux camps devrait avoir suffi à vous mettre la puce à l’oreille. John Woo signe ici un pur film de commande, comme il le fait depuis ses débuts, sans aucun des thèmes et autres tics de réalisation qui lui seront chers par la suite. Pour cela, il faudra attendre quatre ans et la sortie de La Dernière Chevalerie, en 1979 (au passage, ce film est une vraie petite perle méconnue que je vous recommande chaudement !). Hand of Death est d’ailleurs offert en bonus sur le 2e disque de l’édition HK Video de La Dernière Chevalerie. Fin de la parenthèse.

Ici, donc, que du très classique, plusieurs plans serrés et autres zooms sur les visages à la façon d’un Sergio Leone, mais rien qui vienne vous titiller la rétine et vous faire vous extasier devant un plan magnifique/original/jamais vu avant, et des péripéties plutôt convenues, notamment la succession de combats à la fin. Malgré tout, John Woo a déjà du talent à revendre et le tout, comme dit plus haut, est assez convaincant.
Au final, on obtient un film qui, à défaut de vous marquer, vous fera passer un petit moment d’arts martiaux pas désagréable devant votre télé, avec le plaisir de découvrir ceux qui n’étaient pas encore de grosses stars avec 38 ans de moins.

Donc, si vous aimez John Woo et les films d’arts martiaux, c’est à découvrir, quand même, bien que ça reste mineur dans sa filmographie.
PS : Il n’existe pas de VF. Je dis ça pour les vrais allergiques à la VO (oui, ça existe).

Rebelle

Commentaires » 2

Rebelle dans Autres films rebelle-brave-affiche-finale-franceRéalisateurs
Brenda Chapman et Mark Andrews

Date de sortie
1er août 2012

Durée
1H33

Genre
Animation/Aventures

Synopsis
Depuis la nuit des temps, au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands d’Ecosse, récits de batailles épiques et légendes mythiques se transmettent de génération en génération. Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor, a un problème… Elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté, Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction.

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Avis
Ah, l’Écosse. Ses highlands, ses fiers guerriers, ses clans prestigieux, ses sports médiévaux si pittoresques (dont on a un aperçu ici), ses légendes… Et en voici une de plus à rajouter à la liste.

Un très bon film bourré d’humour et d’aventures, résolument féministe et libertaire, qui tranche avec le reste des Disney, mais aussi des Pixar. Car il a un problème, c’est un scénario décousu avec l’absence de méchant désigné. Le départ de Brenda Chapman en plein milieu du projet, à cause de désaccords artistiques de plus en plus importants avec John Lasseter, explique sans doute cela. Ce qui n’empêchera pas le même Lasseter et son studio de la créditer au générique comme réalisatrice et scénariste principales.

Mais à part ça, il n’y a rien à signaler de méchant. Le film est rythmé, drôle, exhorte à prendre son destin en main loin des codes et autres entraves, et ça fait plaisir de voir enfin une princesse se définir par elle-même, sans avoir besoin d’un homme pour se trouver. On évolue partout, chez Disney x)
Et puis, rien que pour la scène de bagarre façon Astérix et les personnages secondaires à se tordre, notamment les trois frères de Merida, ça vaut largement le coup ^^

La Nouvelle Fureur de Vaincre

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La Nouvelle Fureur de Vaincre dans Autres filmsRéalisateur
Lo Wei

Casting
Jackie Chan, Nora Miao, Sing Chang, Siu Siu Cheng, Yin-Chieh Han…

Date de sortie
1976

Durée
1H25

Genre
Action

Synopsis
L’école d’arts martiaux de Chong Wu se voit menacée par les japonais désireux de contrôler tous les établissements chinois. La mort de Chen Chu n’arrange pas leurs affaires. L’école se retrouve mise à sac et de nombreux élèves se font tuer. Parmi les survivants, un groupe décide de résister et de reconstruire l’école.

Avis
En 1972, Lo Wei livre un film qui sera parmi les meilleurs de la courte carrière du Petit Dragon, Bruce Lee : La Fureur de Vaincre.
En 1973, le monde pleure celui par qui le cinéma d’arts martiaux s’est exporté en masse en Occident, lui permettant de découvrir la culture HK, qui avait tout de même pas mal existé avant le Maître qu’il était, notamment grâce à la Shaw Brothers.
Et, en 1976, Lo Wei décide qu’il est temps de livrer un successeur à Bruce Lee. Son choix se porte sur celui qui deviendra une star de la comédie et des arts martiaux par la suite : Jackie Chan.

Et c’est là que tout le monde s’est fourvoyé dès le départ, car Jackie Chan n’est pas, n’a jamais été, et ne sera jamais un digne successeur à Bruce Lee, lui qui a toujours cherché à faire son propre style, sans empiéter sur celui du maître.
Mais donc, Lo Wei veut faire de Jackie Chan le nouveau Bruce Lee. Et quoi de mieux que d’en faire le héros d’une suite à La Fureur de Vaincre ?
D’autant qu’apparemment, à en croire Wiki et divers sites, Jackie Chan aurait eu un petit rôle dans ce film, celui d’un élève de Jing Wu.

Bon, dans l’idée, ça part pas mal.
Lo Wei rempile à la réalisation, on retrouve Nora Miao, et on a Jackie Chan en rôle principal, ça ne peut que bien s’annoncer. Hélas, au final, on déchante quand même pas mal…

Si ce n’est une rapide évocation de la fin de La Fureur de Vaincre, l’opposition Chinois/Japonais, et deux petites images de Bruce Lee quand on fait le parallèle entre son personnage et celui de Jackie Chan (bah oui, fallait bien y passer, quoi, il est censé être le héros de ce film et le successeur de Bruce, coup double), RIEN ne relie ce film à celui de 1972. Pas même le cadre, déplacé à Taïwan.

D’un côté, ce n’est pas plus mal, on peut entrer dans le film sans connaître La Fureur de Vaincre, donc, bon…
Mais d’un autre, ceci s’affirmant comme la suite, ça fait quand même bien chier, tout ça.

Mais bref, là n’est pas le plus gros problème.
Non, le problème, c’est que le film est extrêmement bancal. D’abord, Jackie Chan n’a que très peu de scènes, malgré son statut d’acteur principal. Pendant au bas mot trois quarts d’heure, il ne fait que quelques sporadiques apparitions, sans qu’on comprenne trop ce qu’il fait à exactement, en fait.
Les scènes de combat sont molles et lentes la plupart du temps, parfaitement à l’opposé de ce qui faisait les films de Bruce Lee. Un comble, quand même, pour un hommage et quand on a Jackie Chan dans son film !!! Mais là est l’autre problème. Dans sa volonté d’en faire le successeur de Bruce, Lo Wei l’a tout simplement bridé pour en faire un acteur sérieux. Lui qui a toujours voulu faire rire les gens, et n’a accepté plus tard Crime Story que parce que l’acteur concerné à la base avait disparu du projet !
Bien sûr, ça fait pas de mal de le voir sérieux dans quelques films, mais quand il est évident que plusieurs personnages et faits, à commencer par son acolyte, ne sont là que pour faire rire, le décalage n’a tout simplement aucun sens.

Je retiendrai également une musique 9 fois sur 10 inadaptée à la situation, notamment dans le combat final. Combat final qui réhausse assez le niveau du reste, sans pour autant se hisser au niveau des mythiques combats de Bruce Lee ou même de ceux de La 36e Chambre de Shaolin.
Surtout quand le tout se finit brutalement genre « on a plus de pellicule, c’est bon, les mecs, on arrête là. Les grands méchants sont battus, on laisse les spectateurs se faire leur épilogue ! ».
WHAT ???

La Nouvelle Fureur de Vaincre est, au mieux, un Jackie Chan mineur, au pire, un massacre de la mémoire de Bruce Lee.
Je préfère y voir la première option, ça m’évite d’être trop méchant.

Mais bon, à moins de vraiment apprécier Jackie Chan, le cinéma HK des années 60 et 70 a bien autre chose de plus intéressant à offrir comme, en vrac, la trilogie de la 36e Chambre, celle du Sabreur Manchot, les films de Bruce Lee évidemment, La Dernière Chevalerie (alias la première perle de John Woo), A Touch of Zen, etc…

Bref, au final, le successeur de Bruce Lee, à mon sens, s’est dévoilé 21 ans après sa mort, dans un remake de, justement, La Fureur de Vaincre, et c’est Jet Li, avec son Fist of Legend.
Un remake qui vaut largement l’original, voire le surclasse sans doute, loin de cette suite poussive…

Trailer pour le film d’animation Dragon Age

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La franchise de jeux vidéo Dragon Age est définitivement une énorme licence crossmedia pour EA et BioWare. Après les jeux sur consoles, réseaux et smartphones, les livres, et la BD, voici le film d’animation, signé Fumihiko Sori, et édité par FUNimation Entertainment aux États-Unis.

Le film sort le 29 mai en DVD et Blu Ray outre-Atlantique. Aucune date pour l’Europe, celui-ci n’ayant apparemment pas encore d’éditeur pour notre Vieux Continent… Mais je doute que EA laisse les choses comme ça. Bref, on va attendre, et vous aurez déjà le trailer et un extrait de six minutes pour patienter :D

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Dragon Age : Dawn of the Seeker se dévoile

La Horde Sauvage

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La Horde Sauvage dans Autres films hordeRéalisateur :
Sam Peckinpah

Casting :
William Holden, Ernest Borgnine, Robert Ryan, Edmond O’Brien, Warren Oates…

Date de sortie :
1969

Durée :
2H14 [Version originale]/2H25 [Director's Cut]

Genre :
Western

Synopsis :
Au sud du Texas, Pike Bishop et ses hommes s’apprêtent à attaquer les bureaux de la compagnie de chemin de fer. Mais Duke Thornton et ses chasseurs de primes les attendent au tournant. Un bain de sang se prépare.

Bande Annonce

Avis :
Ce film ne s’appelle pas « De l’art du pessimisme » ? Non ? Ah… On aurait cru.

Voici donc un western crépusculaire. Mais à tous les sens du terme.
Sorti dans les dernières grosses années du western avant sa première mort par la surproduction (notamment italienne), il est du crépuscule du genre.

Plus encore que Il Etait une Fois dans l’Ouest, c’est le crépuscule des cowboys.
Les principaux personnages sont déjà vieux, dépositaires d’une mémoire et d’une époque condamnée à disparaître, alors que les voitures remplacent déjà lentement les chevaux, que les trains réunissent les États, et que la loi du colt disparaît à mesure que l’Ouest se civilise (paraît-il, du moins x)). Quant aux plus jeunes, ce sont des chiens fous, sans mesure, sans contrôle, à l’image de la nouvelle société naissante.

La Horde Sauvage, c’est une fuite en avant d’une bande de bandits qui, après avoir foiré lamentablement un dernier coup, tentent de survivre et de se refaire, pendant qu’un ancien camarade tente d’acheter sa rédemption en les neutralisant….

Mais la rédemption ne s’achète pas, comme une conscience, et on finit toujours par payer.

La Horde Sauvage symbolise tout ça, la fin d’une époque, d’un mode de vie, et une prise de conscience tardive.

Un film sombre, pessimiste, crépusculaire… Du Peckinpah, quoi.

Mr & Mrs Smith

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Mr & Mrs Smith dans Autres films AfficheRéalisateur :
Doug Liman

Casting :
Brad Pitt, Angelina Jolie,Vince Vaughn, Adam Brody, Kerry Washington…

Date de sortie :
27 juillet 2005

Durée :
1H50

Genre :
Action

Synopsis :
Mr. et Mrs. Smith sont un couple marié mais également des tueurs à gages qui travaillent pour deux organisations rivales. Ils se sont rencontrés dans des circonstances bien curieuses en Colombie, chacun travaillant pour une firme secrète sans que l’autre le sache, jusqu’au jour où ils se croisent sur une même mission, réalisant de ce fait leurs double-vies respectives. La suite est simple: l’un des deux doit mourir, tué par l’autre…

Avis :
Doug Liman avait ici 2 ambitions.

1 Réunir à l’écran les 2 sex symbols d’Hollywood du moment.
2 Faire un film qui tient plus du jeu vidéo que du cinéma.

Du moins, j’espère que c’était le but, auquel cas c’est assez réussi.

Passé les 20 premières minutes qui nous mettent en place le couple principal de façon fort lente, on enchaîne les séquences d’action et autres péripéties sans aucune logique, si ce n’est celle de faire plus fort et plus haut à chaque fois.
En fait, Liman a essayé de faire son True Lies, quoi.

Sauf que le True Lies de Cameron a quand même au moins derrière lui un scénario parfaitement clair à défaut d’être fouillé, et des séquences d’action parfaitement lisibles et efficaces. Sans oublier une fin qui n’a rien d’abrupt et incompréhensible.

Ici, rien de tout ça, on ne compte que sur Pitt/Jolie et sur l’action pour que ça tienne la route.
Le but est atteint, ça en met plein la vue, mais on se demande quand même à quoi tout ça a servi quand on voit ce manque de logique dans les évènements, cette réalisation qui donnerait facilement la nausée, et cette fin totalement débile et abrupte qui ne règle rien et me donne l’impression que les scénaristes, après la grosse scène d’action finale, ne voyaient tout simplement pas comment aller encore dans la surenchère sans envoyer tout le monde dans l’espace, et ont préféré arrêter le massacre par un freinage brusque, quitte à balancer le cerveau du spectateur à travers le pare-brise, tellement ça surprend.

Bref, Mr & Mrs Smith se limite à une pâle copie de True Lies qui n’a clairement pas le niveau de l’original, mais offre ses 2 heures de vidage de cerveau sans souci à qui veut se mettre devant.
Mais gare à l’atterrissage de la fin de ce trip à l’adrénaline, il est vraiment abrupt et pas terrible. Encore moins que le scénario, c’est dire.

Le Samouraï

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Le Samouraï dans Autres films B16331

Affiche du film Le Samouraï

Réalisateur :
Jean-Pierre Melville

Casting :
Alain Delon, François Périer, Nathalie Delon, Cathy Rosier, Jacques Leroy…

Date de sortie :
25 octobre 1967

Durée :
1H45

Genre :
Policier

Synopsis :
Jeff Costello, dit le Samouraï est un tueur à gages. Alors qu’il sort du bureau où git le cadavre de Martey, sa dernière cible, il croise la pianiste du club, Valérie. En dépit d’un bon alibi, il est suspecté du meurtre par le commissaire chargé de l’enquête. Lorsqu’elle est interrogée par celui-ci, la pianiste feint ne pas le reconnaître. Relâché, Jeff cherche à comprendre la raison pour laquelle la jeune femme a agi de la sorte.

Avis :
On a tendance à l’oublier tellement il est facile de tirer sur l’ambulance depuis à peu près le milieu des années 80, mais Alain Delon fut autrefois (comprendre les années 60-70) un acteur, et un assez bon, qui mettait son image au service du film et non l’inverse, et amenait toujours une certaine classe, une certaine prestance.

Dans Le Samouraï, cet aspect est poussé à l’extrême par Jean-Pierre Melville, maître absolu du polar noir français. Delon apporte sa silhouette, sa prestance à ce personnage solitaire, quasiment muet, qui voit soudain tout son univers s’écrouler.
Car, dans le fond, c’est là toute la base, tout l’enjeu. Comment jouer une partie dont les règles changent brutalement à cause d’un seul petit détail ? Jeff, le tueur à gages quasi parfait, à la discrétion absolue, le chasseur ultime, devient le chassé.

Chez Melville comme chez John Woo plusieurs années plus tard, il n’y a pas de gentils et de méchants, juste des hommes qui se battent pour vivre, et des femmes qui ont un place importante, dans un sens ou dans un autre.
Dans le fond, Jeff court après un semblant de vie, tout en suivant ses propres règles de façon inflexible, et cette course trouve une conclusion logique…

Et Melville magnifie tout ça par sa réalisation lente, millimétrée, bourrée de plans séquences habilement chorégraphiés, et sa photographie toujours bien choisie.

Le Samouraï n’est pas nécessairement un film facile à appréhender, tant Melville ne nous dit rien de ce qui a mené à ce qu’on y voit, mais il vaut plus que largement le coup d’œil pour tout ça. Et quand on sait qu’il a inspiré The Killer puis Ghost Dog, on comprend qu’on a affaire à un incontournable. Et c’est en effet le cas, c’est du très grand Melville.

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