Bienvenue dans un monde d'écriture

» Catégorie : Auteurs


Keno Don Rosa

Commentaires » 0

Keno Don Rosa dans Auteurs don_rosaDate de naissance
29 juin 1951 [Louisville, Kentucky]

Nationalité
Américain

Genre(s) écrit(s)
Bande Dessinée [Comics]

Œuvres notables
La Jeunesse de Picsou
La Quête du Kalevala

Il fallait bien que je passe à un moment ou un autre par ce génie du comics Disney. L’arrivée d’une intégrale dédiée chez Glénat est le moment idéal.

En matière de comics Disney, et plus précisément dans ce qui concerne Donald et son entourage, il y a deux noms à retenir. Carl Barks, qui n’a certes pas créé Donald, mais s’est occupé de toute sa famille et Donaldville, et a étoffé un peu le personnage qui n’était que du râlage sur pattes avant lui. Et, ensuite, Keno Don Rosa, plus souvent appelé uniquement Don Rosa, qui a transcendé l’univers de Barks en lui offrant des suites et des personnages tellement étoffés que leurs aventures sont, pour la plupart, lisibles à différents degrés.

Bien sûr, Don Rosa n’a pas débuté avec Disney. Il avait ses propres personnages avant. Mais c’est bien avec son arrivée chez Gladstone et Le Fils du Soleil, en 1987, qu’il a commencé à être connu et important. D’autres histoires ont suivi avant son départ en 1989, à cause de la décision de Disney de ne plus rendre les planches originales. C’est en 1990 qu’il entre chez Egmont, qui publie les histoires de Disney au Danemark. Une longue collaboration, Don Rosa étant encore aujourd’hui un collaborateur de la maison d’édition, même s’il ne dessine plus depuis 2008 à cause de soucis aux yeux (un décollement de la rétine, notamment).

Sa connaissance de l’univers de Barks lui permet d’être recommandé par Egmont quand Disney accepte une biographie dessinée d’un de ses personnages. Nous sommes en 1991, et ce projet n’est autre que ce qui deviendra La Jeunesse de Picsou, publié pour la première fois de 1992 à 1994.
Une série qui lui permit d’obtenir, en 1995, le Will Eisner Award de la meilleure série à suivre. Un second suivra en 1997, celui du meilleur auteur humour.

Il reviendra plusieurs fois à la série avec des épisodes compléments aux douze originaux, même s’il considère lui-même que ces douze épisodes sont La Jeunesse de Picsou et qu’il n’y a besoin de rien d’autre.
Don Rosa aura gagné son statut de meilleur auteur Disney avec Carl Barks grâce à l’ensemble de son œuvre, bien sûr, mais aussi à son style graphique foisonnant de détails (petite mention aux D.U.C.K, ces discrets hommages à Carl Barks) et absolument magnifique, sa connaissance de l’univers de Donaldville selon Barks et, bien sûr, la série qui lui a valu son Will Eisner Award. Mais ce qui le caractérise peut-être encore plus, c’est cette incroyable facilité à passer du comique au dramatique, sans que cela vienne gâcher le récit ou penche trop de l’un des deux côtés (sauf évidemment quand c’est voulu, comme La Tour Infernale, incroyable cartoon au rythme effréné et qui déclenche le rire à chaque page).

Tout comme Carl Barks en son temps, Don Rosa a tout simplement fait évoluer les comics et personnages Disney pour leur donner une autre dimension.
Et c’est ce qui sera retenu de lui.

Ray Bradbury

Commentaires » 0

Ray Bradbury dans Auteurs raybradburyDate de naissance/décès
22 août 1920 [Waukegan, Illinois] – 6 juin 2012 [Los Angeles, Californie]

Nationalité
Américain

Genre(s) écrit(s)
Science-Fiction

Œuvres notables
Fahrenheit 451
Chroniques Martiennes
L’Homme Illustré

C’est au jour où Vénus passe devant le soleil que Ray Bradbury tire sa révérence, comme pour rejoindre les fabuleux univers de science-fiction qu’il nous a offerts au fil de ses presque 92 années de vie…

C’est dès la fin de ses études, en 1938, que Ray Bradbury commença à écrire. Vivant d’un travail de vendeur de journaux, il publiait régulièrement des nouvelles dans des fanzines, tout en se cultivant sans arrêt à la bibliothèque. Influencé par les héros SF de l’époque, tels Flash Gordon, c’est presque naturellement qu’il se tourna vers ce genre.

Il gagna de l’argent pour un texte pour la première fois en 1941, grâce à une nouvelle envoyée au Super Science Stories, après la recommandation d’un certain Robert Heinlein, qu’il rencontra à la Los Angeles Science Fantasy Society. Il débuta son activité d’écrivain professionnel, à plein temps, dès 1942. Son premier « vrai » livre fut Dark Carnival, une collection de courts récits publiée en 1947 par Arkham House. 1947 fut également l’année de son mariage avec Marguerite McClure, décédée en 2003, et avec laquelle il eut quatre enfants.

Si Bradbury était connu pour être auteur de SF pour laisser un vaste héritage dans le genre, il refusait ouvertement cette étiquette.

« Avant tout, je n’écris pas de science-fiction. J’ai écrit seulement un livre de science-fiction et c’est Fahrenheit 451, basé sur la réalité. La science-fiction est une description de la réalité. Le Fantastique est une description de l’irréel. Donc les Chroniques martiennes ne sont pas de la science-fiction, c’est du fantastique. »

Il obtint son étoile sur le Hollywood Walk of Fame le 1er avril 2002.
Ray Bradbury était un amoureux des médias narratifs, et il était scénariste en plus d’être écrivain. On lui doit par exemple le scénario du Moby Dick de John Huston, d’après le livre de Melville.

Au-delà de tout ça, Bradbury écrivait surtout sur l’Humain, qu’il plaçait au centre de tout, et il craignait les éventuelles dérives dues à la place de plus en plus croissante de la technologie dans nos vies, comme il le rappelait régulièrement en interview.

La littérature vient de perdre l’un de ses auteurs les plus poétiques, qui laisse derrière lui de grandes œuvres.
Reposez en paix, monsieur Bradbury, et essayez de ne pas nous inventer un avenir trop pessimiste en rejoignant Dick, Herbert, et Asimov, d’autres légendes regrettées de la SF.

Sources et bibliographie

David Gemmell

Commentaires » 0

David Gemmell dans Auteurs 111206102735343075

Dates de naissance/décès
1er août 1948 [Londres, Angleterre] – 28 juillet 2006 [Udimore, Angleterre]

Nationalité
Anglais

Genre(s) écrit(s)
Fantasy

Œuvres notables
Le Cycle Drenaï [11 volumes]
Le Lion de Macédoine [4 volumes]
Les Pierres de Sang [5 volumes]

David Gemmell n’a pas eu une enfance facile.
Élevé uniquement par sa mère jusqu’à l’âge de six ans, il était une cible facile pour ses « camarades » d’école, et a subi leur harcèlement, allant parfois jusqu’à être blessé.

Il en dira d’ailleurs ceci plus tard.

Some of the other children had no father, but their lack was honorable [sic]. [Their] Dad died in the war, you know. He was a hero. This boy’s lack was the subject of sly whispers from the adults, and open jeering from his peers. This boy’s mother was—the boy heard so many times —a whore… the word was less hurtful than the blows that would follow it. Most of the blows came from other children, but sometimes adults too would weigh in.

David préférait largement la lecture au combat, et c’est son beau-père qui le poussa à se mettre à la boxe, préférant le voir se défendre sans se cacher ou fuir. Et cette philosophie l’a sans doute influencé par la suite pour ses livres, au vu du contenu et des personnages ;)
C’est aussi dans ses jeunes années que se dessineront les idoles qui l’influenceront tout autant. Il aurait ainsi donné n’importe quoi, enfant, pour chevaucher aux côtés du roi Harold II à la bataille d’Hastings. Ado, il se voyait aux côtés du marshall Will Kane [Gary Cooper] dans Le Train sifflera Trois Fois.
À seize ans, il est renvoyé de son école. En même temps, quand on organise un groupe de jeu clandestin, ça paraît logique… De là, il a fait plusieurs petits boulots, notamment videur (vu son gabarit, ça se comprend… Deux mètres et cent vingt kilos, ça impose le respect…), et s’est vu arrêté plusieurs fois. Gemmell disait d’ailleurs qu’un pyschologue l’avait, à cette époque, diagnostiqué psychopathe.

Dans les mêmes périodes, sa mère lui obtint un entretien pour un poste d’interviewer dans un journal local. Cent personnes étaient sur les rangs, et il était sans doute le moins qualifié, mais l’incroyable arrogance, qu’on qualifia de forte confiance en lui, qu’il développait pendant les interviews lui assura le poste. Et c’est ainsi que débuta sa carrière de journaliste indépendant, entre autres pour le Daily Mail, le Daily Mirror, et le Daily Express, et sa première expérience d’écriture.

Il tenta une première expérience littéraire dans les années 70, mais The Man from Miami n’a jamais trouvé d’éditeur. Gemmell lui-même a fini par trouver le roman extrêmement mauvais. Un cancer lui est diagnostiqué en 1976, et, pour se changer les idées, il décide de se relancer dans l’écriture et de réaliser son ambition d’avoir un roman publié avant sa mort. Le Siège de Dros Delnoch est écrit en deux semaines. Y est racontée la résistance d’une poignée de soldats retranchés dans une forteresse face à une armée d’envahisseurs. Si on peut y voir une version fantasy du siège de Fort Alamo, c’est aussi une métaphore du diagnostic de Gemmell, la forteresse le représentant, et les ennemis étant son cancer. Il y laissait la fin ouverte, ne sachant pas encore s’il allait faire tomber Dros Delnoch ou non.
Par la suite, il apprit que le diagnostic était finalement erroné. Il mit alors son manuscrit de côté, jusqu’à ce qu’un ami le lise en 1980, et réussisse à convaincre Gemmell de tenter sa chance en le faisant publier. Le manuscrit est accepté en 1982 et est publié en 1984, après avoir été renommé Légende. Le succès est rapide.

C’est avec le troisième volume du cycle Drenaï, Waylander (précédé par Le Roi sur le Seuil), que Gemmell peut se permettre de devenir auteur à temps plein, écrivant au total plus de trente romans, pour la plupart appartenant à une saga, mais certains non.
Comme indiqué plus haut, Gemmell s’est illustré en premier lieu de la fantasy, devenant la référence britannique du genre. Mais il a aussi tenté le thriller, avec White Knight, Black Swan, sous le pseudonyme de Ross Harding. Son seul roman à ne pas avoir été bestseller.
Deux de ses romans ont été adaptés en graphic novels, et l’ensemble s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires à chaque fois.

Mi-2006, David Gemmell était en voyage en Alaska, où il s’est senti mal. Il a été renvoyé immédiatement au Royaume-Uni, où il a subi un quadruple pontage coronarien. Dans les deux jours, il a pu reprendre l’exercice physique, et est rentré chez lui pour travailler sur son nouveau roman. Le 28 juillet 2006, sa seconde femme, Stella, le découvre couché devant son ordinateur, mort.
Il travaillait sur sa trilogie de fantasy historique avec la guerre de Troie pour toile de fond, sobrement nommé Troie, et avait déjà tapé 70 000 mots sur le dernier volet. C’est Stella qui termina le roman, forte de son expérience de journaliste et de ses tentatives d’écriture et d’édition. En 2007, La Chute des Rois est publié en version originale, sous la plume cojointe de David et Stella Gemmell.

L’influence de David Gemmell reste aujourd’hui très forte, et il existe un prix fantasy à son nom.

Son style simple, direct et efficace offrait toute l’efficacité nécessaire à ses histoires, palliant le manque d’originalité qu’on pouvait parfois ressentir (malgré ses efforts de tenter des choses nouvelles et bien surprenantes assez régulièrement). De plus, l’univers de Drenaï est assez fouillé pour offrir des histoires en tout genre et très nombreuses.
Une référence de la fantasy, par qui il faut passer à un moment ou un autre, au même titre que Tolkien, dans un traitement bien différent :D

Les sources

Philip Kindred Dick

Commentaires » 0

Philip K.Dick

16 décembre 1928 [Chicago, Illinois] – 2 mars 1982 [Santa Ana, Californie]

Philip Kindred Dick (Philip K.Dick pour son nom de plume) était un auteur américain, spécialisé dans la science-fiction. Il a écrit romans, nouvelles et essais dans ce genre.

Sa vie privée fut assez chaotique.
Sa sœur jumelle, Jane, meurt quelques semaines après leur naissance, le 26 janvier 1929. Ce décès a affecté Philip toute sa vie. Jusqu’à sa mort, il s’est senti « incomplet », il manquait quelque chose en lui.
A quatre ans, ses parents divorcent, et il reste avec sa mère à Berkeley. Une autre séparation forcée qui l’aura longtemps affecté (alors que le psychologue familial voyait qu’il allait l’accepter sans trop de souci…), d’autant que son père n’a jamais repris la moindre relation avec sa famille après le divorce et le départ.

C’est ainsi qu’il souffre assez jeune de vertiges, puis qu’on lui diagnostique plus tard une schizophrénie.

Malgré tout, il attaque des études de philosophie, qu’il n’a jamais terminées. Ses sympathies communistes, en plein maccarthysme, lui ont valu son renvoi.
Il s’adonne alors à sa passion de la musique, travaillant à la fois comme programmateur dans une station de radio et vendeur de disques dans un magasin de Berkeley, Universal Music.

L’écriture est alors secondaire, même s’il avait déjà publié des textes de SF et de poésie dès le collège, via la Berkeley Gazette. Le tout premier était The Devil, daté du 23 janvier 1942.

Il se maria une première fois en mai 1948 avec Jeanette Marlin, avant de divrocer six mois plus tard, tant leurs centres d’intérêts divergeaient.
Il se remarie alors en juin 1950 avec Kleo Apostolides, militante gauchiste et fichée par le FBI, étant accusée de communisme.
C’est ainsi que Dick vit à nouveau ses convictions politiques décider du tournant de sa vie. En refusant d’espionner sa femme, il se lie avec l’un des deux agents venus chez eux, George Scruggs, fasciné par les discours de Dick.

C’est en 1952 que Kleo le pousse à devenir écrivain professionnel.
Ses débuts sont assez ignorés et, après de très nombreuses nouvelles, il se tourne vers le roman.
Loterie Solaire est publié en 1955.

Malheureusement, sa schizophrénie se fait de plus en plus présente, et Dick sombre lentement dans la paranoïa, se sentant épié et traqué.
De plus, le fait que sa femme paraisse plus active que lui et que son entourage ne le voie que paresser la journée (ce qui s’explique par le fait qu’il écrivait surtout la nuit) n’arrange pas son état.
Il finit par passer à la consommation de drogues et médicaments en tout genre (notamment des amphétamines). Si ce « traitement » lui permet de maintenir son rythme de travail, il le fait aussi plonger régulièrement dans de terribles dépressions.

Malgré tout, ça n’enraye pas son côté paranoïaque, au contraire. Il finit par se convaincre que son insuccès est un complot fomenté contre lui.
D’une certaine façon, c’est vrai, le style de Dick se heurtant à deux obstacles.

D’abord, la science-fiction n’est plus vraiment à la mode.
Ensuite, les années 50 ont vu, après la remise en route du pays après la guerre, l’avènement de l’American Way of Life. C’était une période où l’heure était à la joie et l’optimisme, loin des questions soulevées par Dick dans ses œuvres, et de sa science-fiction réaliste, mais pessimiste.
C’est donc aussi une période où tout va mal pour lui. Financièrement, psychologiquement, et dans son couple.

Il divorce en 1958 et rencontre Anne Williams Rubinstein. Lui et Anne semblent parfaitement se comprendre, et ils se marient le 1er avril 1959. Une fille naîtra de cette union, Laura Archer, le 25 février 1960.

Anne l’encourage à écrire une œuvre qui fera de lui enfin un auteur reconnu. Il débute alors l’écriture de sa célèbre uchronie, Le Maître du Haut Château, qui est publié en 1962.
C’est enfin un immense succès, Dick trouve son public, et il gagne, avec ce roman, le prix Hugo en 1963.

Son couple, lui, tourne mal.
Anne voit en son mari l’image d’un écrivain qu’il n’est pas et ne tient pas à être. Dick ne se décide en effet pas à abandonner la science-fiction, bien que son rêve ait été d’être reconnu comme écrivain de littérature plus générale.
De son côté, Philip voit ses pulsions paranoïaques reprendre le dessus. Après que Anne ait ouvert une bijouterie, il se sent entretenu par elle, et la soupçonne de vouloir le tuer.
Il déclara plus tard : « C’était une psychotique meurtrière. Elle me faisait peur et, par deux fois, elle a tenté de me tuer. »

Quand Anne quitte la maison avec Laura, il sombre dans une dépression. Le divorce est prononcé en 1964.
Malgré tout cela, il enchaîna les romans entre 1963 et 1964 (Les Clans de la Lune Alphane, Nous les Martiens, Simulacres et Le Dieu venu du Centaure ayant été publiés durant cette période).

Cette même année, il se remarie avec Nancy Hackett, avec laquelle il a une autre fille, Isolde Freya (dite Isa).
Mais, encore une fois, le mariage ne fonctionne pas. Dick accuse sa femme de ne s’intéresser qu’à la « haute société » et de vouloir l’y intégrer, alors qu’il ne s’y intéresse pas. Dick ne s’intéresse alors en priorité qu’à l’écriture, et sa paranoïa évolue encore, à tel point qu’il sort de moins en moins.
Les assassinats de Robert Kennedy et de Martin Luther King, en 1968, le révoltent, et il cesse de voter cette même année.

C’est durant cette période qu’il écrit deux de ses romans les plus reconnus.
Les Androïdes rêvent-ils de Moutons Electriques?, qui fut adapté au cinéma en 1982 sous le titre Blade Runner (titre que prit le roman après la sortie du film) et Ubik.

En 1970, il arrive dans la pire période de sa vie.
Son couple va mal, il a des ennuis avec le fisc, et l’actualité le déprime (on est encore en pleine guerre du Viêt Nam).
C’est à cette période qu’il écrit Coulez mes larmes, dit le Policier. Nancy finit par partir avec Isa en septembre de cette année 1970.

Seul et abandonné par sa femme, Dick ouvre sa porte à tous les drogués et hippies de passage, sombrant lui-même dans une consommation quotidienne de différentes drogues. Une expérience qui lui fit écrire, en 1975, Substance Mort (publié en 1977).
Il tente de se faire interner en hôpital psychiatrique, mais sans succès. Bien que paranoïaque et schizophrène, Dick ne présente pas les symptômes d’un drogué « dur ». Il est bien en chair et physiquement en bonne forme.

Le 17 novembre 1971, il est victime d’un cambriolage. Ses pulsions paranoïaques resurgissent aussitôt.
Il accuse le FBI puis le KGB d’en vouloir à sa vie.

Il part alors à Vancouver en 1972. Il tente de refaire sa vie, tombe amoureux, mais se fait rejeter à chaque fois. Il finit par faire une tentative de suicide.
Il y survit et se fait interner à X-Kalay, centre de désintoxication pour héroïnomanes, où il reste trois semaines, avant d’émigrer à Fullerton.
Il s’y fait héberger par deux étudiantes fans et y rencontre l’écrivain (alors amateur) Tim Powers.

C’est en juillet qu’il fait la connaissance de Tessa Busby. Le couple emménage rapidement, et Dick reprend l’écriture.
L’Europe (surtout la France) commence à vraiment s’intéresser à lui. Il reçoit une première proposition d’adaptation de Les Androïdes rêvent-ils de Moutons Electriques?.

Par la suite, Dick versa dans le mystique (sans doute aidé par toutes les drogues qu’il avait consommées). En 1977, par exemple, à Metz, il annonça avoir été enlevé par des extraterrestres en 1974 et entretenir depuis une correspondance avec eux.

C’est d’ailleurs dans cette période qu’il écrivit L’Exégèse, énorme ouvrage, essai où toutes ses révélations sont notées et où s’opposent lui-même, Philip Dick, et Horselover Fat, autre face de la même pièce (Philippe signifie en grec « l’ami des chevaux », qui s’écrit en anglais « horse lover ». Dick signifie gros en allemand, « fat » en anglais).

Le 18 février 1982, il subit un accident vasculaire cérébral, et meurt le 2 mars d’une défaillance cardiaque, quelques jours avant la sortie du film Blade Runner.

Il laisse derrière lui 36 romans et nouvelles.
En 1983, on crée un prix littéraire pour lui rendre hommage. Il s’agit du Prix Memorial Philip K.Dick.

Il reste comme l’un des auteurs les plus importants de la science-fiction.

Source et bibliographie