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» Catégorie : Adaptations jeux vidéo


The Wolf Among Us

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the-wolf-among-us-ps3Éditeur
TellTale Games

Développeur
TellTale Games

Genre
Aventure/Point & Click

Supports
PS3/PS4/PS Vita/Xbox 360/XBox One/PC

D’après le comics Fables, de Bill Willingham

Date de sortie
11 octobre 2013 [1er des 5 épisodes séparés]
4 novembre 2014 [Saison complète en boîte]

PEGI
18+

Image de prévisualisation YouTube

Synopsis
Bienvenue à Fableville, un quartier de New York où les Fables, les personnages de légendes et de contes de fées, ont élu domicile après avoir quitté l’Ancien Royaume. Pour ne pas attirer l’attention, les Fables dépendent en grande partie des Charmes, qui donnent une apparence humaine à ceux qui n’en ont pas. Mais les Charmes sont chers, et certains n’hésitent pas à défier la loi… Pour eux, une seule destination : la Ferme, loin des Humains et de leur regard.
Le shérif Biby Wolf, connu comme le Grand Méchant Loup, fait ce qu’il peut, sous le commandement d’Ichabod Crane et Blanche Neige, pour faire régner le calme et la loi à Fableville. Jusqu’au jour où une prostituée est assassinée, ce qui va plonger Bigby et Fableville dans une spirale infernale de secrets et de violence…

Avis
Grosse baffe scénaristique. Juste ça. Un parfait mélange de film noir et de fantastique, avec une ambiance incomparable, et aux graphismes parfaitement adaptés au style comics, le tout réhaussé d’une superbe ambiance musicale.

Côté gameplay, c’est un « simple » pointer/cliquer : vous déplacez Bigby, vous avez un curseur à déplacer, vous appuyez sur les touches correspondantes aux actions voulues, et voilà. Les dialogues sont dynamiques, en temps limité, et ont une influence sur le scénario. Quant aux scènes de combat et d’action, elles se font via des QTE. Bref, c’est extrêmement simple à maîtriser, on en fait vite le tour.

The Wolf Among Us est un jeu qui joue d’abord et avant tout sur l’histoire, sur le contrôle que le joueur a dessus, et sur l’ambiance. Et si vous croyez que BioWare vous donne le contrôle sur l’histoire de ses jeux, jouez donc à celui-ci : les embranchements se comptent sans aucun doute par centaines, et tous ont des conséquences à plus ou moins long terme.
Et surtout, il joue sur les personnages. Chacun est marquant, et le joueur passe par diverses émotions à mesure qu’il avance (la fin de l’épisode 1 est un incroyable choc !). Et c’est bien ça qui poussera à finir le jeu : c’est vraiment un grand jeu d’aventure, avec un scénario prenant et des personnages irréprochables. Clairement l’un des indispensables de 2014.

Si vous cherchez un jeu avec un grand scénario, ne cherchez pas plus loin. Si vous voulez de l’action, en revanche, allez voir ailleurs.

PS : Seule la version boîte a les textes français, les épisodes téléchargés sont en anglais intégral, textes et voix (à moins que ça ait été patché depuis la sortie).

La Terre du Milieu : L’Ombre du Mordor

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la-terre-du-milieu-l-ombre-du-mordor-ps4Éditeur
Warner Bros Games

Développeur
Monolith Software

Genre
Action/Aventure

Supports
PS3/PS4/XBox 360/XBox One/PC

D’après l’univers de la Terre du Milieu, créé par J.R.R Tolkien

Date de sortie
3 octobre 2014 [PS4/XBox One/PC]
18 novembre 2014 [PS3/Xbox 360]

PEGI
18+

Image de prévisualisation YouTube

Synopsis
Le Seigneur des Ténèbres se réveille lentement en Mordor… À la Porte Noire, les Rôdeurs du Gondor observent l’Orodruin, toujours silencieux, craignant son réveil qui marquerait le retour de Sauron. Jusqu’au moment où les Orcs et Uruka-Hai attaquent, avec à leurs côtés les trois Capitaines Noirs du Seigneur Noir : la Tour, le Marteau et, surtout, la Main Noire…
Aucun Rôdeur ne survit à l’assaut. Parmi les victimes, Talion, ainsi que sa femme et son fils. Alors que la Main Noire lui tranche la gorge, un spectre vient se lier à lui. Il est désormais maudit, piégé entre la vie et la mort, et aidé d’un spectre dont il ne sait encore rien.

Débute alors pour le duo forcé un long périple en Mordor, pour la vengeance et la paix de l’âme. Et peut-être même pour l’avenir de la Terre du Milieu…

Avis
Voilà un jeu qui était particulièrement attendu, tant il était prometteur. Et si, à l’arrivée, le résultat peut parfois être un peu mitigé, il est bien un très bon jeu d’action, digne de ses modèles. Digne de sa licence, là… Du point de vue des films, oui, assez. Du point de vue des livres originaux… Nettement moins. Mais on y reviendra sans doute plus tard.

Donc, pour résumer rapidement, L’Ombre du Mordor, c’est un crossover entre le visuel du Seigneur des Anneaux version Peter Jackson, le système de combat d’un Batman Arkham, et les possibilités de mouvement et de combat furtif d’un Assassin’s Creed.
Dit comme ça, ça fait pas envie, hein ? Et pourtant, c’est parfaitement géré, et ça en devient même une association parfaitement naturelle, tant tout ça fonctionne bien ensemble.
Le gameplay est donc parfaitement ciselé et efficace, et tout ça dans un univers assez vaste, beau, et fluide (enfin… Sur PS4, One et PC… Je ferai un point sur les versions PS3/XBox 360à la fin, ayant joué d’abord sur PS3, avant de le racheter sur PS4 avec la console, pour les raisons qui seront évoquées dans ce point final…). Et parcourir le Mordor en tuant de l’Orc, c’est un vrai plaisir.

D’abord, donc, parce que c’est vraiment beau et fin, et ensuite, parce que le gameplay est assez efficace pour que les combats soient un régal, d’autant qu’il y a un léger aspect RPG, permettant de débloquer diverses capacités pour Talion, ainsi que de lui obtenir plus de santé, de concentration, et de flèches.
De plus, certaines compétences sont bloquées par des paliers, à débloquer avec du pouvoir, qui ne s’obtient qu’à travers certaines missions ou avec le meurtres de capitaines Orcs/Uruks (dont les luttes de pouvoir internes donnent accès à diverses missions qui accordent plus de pouvoir qu’un « simple » meurtre).

C’est là qu’intervient le système Nemesis : un capitaine qui vous tue (ou que vous tuez et qui revient quand même) garde en mémoire ce qui s’est passé, et adapte ses dialogues pendant le combat en conséquence. De plus, un capitaine qui vous tue ne met pas fin à la partie (Talion est maudit et immortel, souvenez-vous), mais lance une vague de promotions dans l’armée de Sauron, ainsi que le résultat des missions de lutte de pouvoir non accomplies. Le recrutement des capitaines tombés se fait aussi à mesure que le temps passe, garantissant ainsi la possibilité d’acquérir du pouvoir.
Bref, tout ça fait un Assassin’s Creed sous traitement de testostérone, et c’est diablement efficace.

On ne peut pas en dire autant du scénario…
Si celui-ci est assez sympathique pour être efficace, il n’est rien de plus qu’une banale histoire de vengeance, avec Talion qui remonte l’armée de Sauron des capitaines Uruks jusqu’à leurs chefs de guerre, pour ensuite atteindre les Capitaines Noirs, et libérer le Mordor de leur présence.
Alors, oui, il rajoute quelques éléments intéressants (voire importants) concernant la création de l’Anneau Unique par Sauron, et Gollum fait des apparitions remarquées, mais à part ça, c’est faible, que ce soit par rapport aux films de Jackson ou aux livres de Tolkien, et tout de même assez prévisible. D’autant que la fin est particulièrement abrupte (certains diront même sans doute bâclée, et il est difficile de leur donner tort, tout de même…), et que tout ça ne s’étend que sur 20 petites missions principales.
Bref, l’histoire est loin d’être le fort de L’Ombre du Mordor, qui joue surtout sur son ambiance et son gameplay, et ses infos intéressantes sur les lieux parcourus et les personnages rencontrés dans le Mordor.

Un jeu d’action qui n’est sans doute pas un must have, mais remplit honorablement son contrat et ses promesses, et c’est déjà pas mal, finalement.

On finit donc, comme annoncé, sur un rapide point sur les versions PS3/XBox 360.
J’ai acheté le jeu au départ sur PS3, n’ayant alors pas encore la PS4. Et j’aurais dû attendre. Car, si la version PS4 (et donc, la version XBox One/PC) est magnifique, fluide, et sans problème technique notable, il n’en va pas de même pour la version PS3/360, qui est tout simplement une honte technique !
D’abord, toutes les fonctions réseau ont été coupées (pas de WBPlay, pas de missions Vendetta consistant à venger les joueurs tués par un capitaine…). Ensuite, c’est bourré de bugs en tout genre (personnages figés, Orcs aériens, lag, bugs sonores, Talion incapable de bouger, ce qui bloque tout, sauf l’accès au menu, textures qui mettent des plombes à s’afficher et peuvent disparaître dès que l’objet n’est plus dans votre champ de vision, et j’en passe…).
Bref, un vrai cauchemar technique, bien codé avec les pieds comme il faut, et une version à fuir comme la peste, pour un jeu qui ne s’épanouit vraiment que sur la génération qui débute…

Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour bien profiter de l’expérience.

Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur

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Sherlock Holmes contre Jack l'Éventreur dans Adaptations jeux vidéo sherlockholmesÉditeur
Focus Home Interactive 

Développeur
Frogwares

Genre
Aventure/Point & Click

Supports
PC/XBox 360

D’après le personnage de Sherlock Holmes, créé par Sir Arthur Conan Doyle

Date de sortie
30 avril 2009 [PC]
19 novembre 2009 [XBox 360]

PEGI
16+

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Synopsis
31 août 1888. Le meurtre de Mary Ann « Polly » Nichols, prostituée de Whitechapel, un quartier pauvre de Londres, fait la une des journaux. Un meurtre qui attire rapidement l’attention de Sherlock Holmes et du docteur John Watson, qui n’imaginent pas encore ce qui les attend à travers la traque du meurtrier…

Avis
Ah, Jack l’Éventreur… L’un des plus grands mystères criminels de tous les temps. Cinq meurtres horribles avérés (peut-être plus, qui n’auraient pas été reliés à lui), des victimes de plus en plus mutilées, des suspects par dizaines, mais aucun coupable. Depuis 1888, Jack l’Éventreur gardera sa véritable identité inconnue et laissera son ombre et son esprit planer, peut-être pour l’éternité, sur le quartier de Whitechapel… Une situation peu appréciable pour Scotland Yard et la justice, mais qui aura permis aux scénaristes et romanciers de se déchaîner sur l’histoire.

L’idée de lui opposer le plus grand détective anglais, à savoir Sherlock Holmes, n’est pas neuve. Et pourquoi se priver, les personnages ayant été contemporains ? Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur fut ainsi d’abord un film de James Hill, tourné en 1965. Apparemment, le film s’éloigne particulièrement de l’affaire réelle et aurait pu se passer de toute mention à Jack sans problème.
Ce n’est pas le cas ici, même si les scénaristes de Frogwares ont fait un certain ménage dans la liste des suspects et certains éléments de l’enquête, sans oublier des décisions formelles, pour les besoins de l’histoire, sur des éléments encore très flous aujourd’hui.

Il en résulte un scénario prenant, bien tourné, qui insère parfaitement la figure fictive de Sherlock Holmes dans la réalité des meurtres de Whitechapel, et cela jusqu’à la séquence finale qui nous explique pourquoi, dans ce contexte, Jack n’a jamais été identifié et arrêté.
Un scénario qui fait la part belle aux énigmes, parfois très retorses, et aux analyses de scènes de crime et autres reconstitutions, droit dans l’esprit du personnage.

Alors, oui, c’est parfois un peu lent, mais c’est le propre de plusieurs représentants de ce genre « pointer/cliquer », c’est pas toujours très chouette visuellement, même à l’époque (à la décharge des développeurs, le développement a apparemment débuté en 2007, pour une sortie en 2009, logique que le moteur ait du mal à suivre par rapport à des productions postérieures) , mais ça n’agresse pas les yeux. Le doublage français est très sympathique, et l’ambiance lourde de Whitechapel parfaitement retranscrite.
Bref, si la technique est parfois un peu faiblarde, elle ne gâche en rien l’expérience de jeu.

Donc, si vous aimez mener l’enquête et si vous aimez Sherlock Holmes, n’hésitez pas, c’est là une très bonne adaptation, sur tous les plans, qui remplira parfaitement son office, sans trahir une seule fois Conan Doyle. Il se permet même de rétablir quelques vérités oubliées à cause des visions par les films et séries, comme le port de la deerskeeter (la célèbre casquette), que Holmes n’a jamais portée dans les livres de Doyle…
Un bon investissement, et pour pas cher, le jeu étant déjà de 2009 =)

One Piece Pirate Warriors

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One Piece Pirate Warriors dans Adaptations jeux vidéo One-Piece-Pirate-WarriorsÉditeur
Namco Bandai et Tecmo Koei

Développeur
Omega Force

Genre
Beat them all

Support
PS3

D’après le manga One Piece, de Eiichiro Oda

Date de sortie
21 septembre 2012

PEGI
12+

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Synopsis
Partez d’aventure en aventure aux côtés de l’équipage de Monkey D.Luffy, alias le Chapeau de Paille. Revivez toute la première partie du manga culte, jusqu’à la bataille épique de Marineford, dans des niveaux remplis d’ennemis, et avancez dans la quête du One Piece, l’héritage de Gol D.Roger qui fera de son découvreur le Seigneur des Pirates.

Avis
Le premier jeu One Piece sur une console HD, qui utilise, comme Fist of the North Star deux ans plus tôt, la formule des Dynasty Warriors. Ainsi que leur développeur, ce qui n’avait pas été le cas de Fist of the North Star. Alors, ça donne quoi ?
Je vais être direct : One Piece est un beat them all de masse particulièrement bon. Le style Dynasty Warriors va très bien au sujet, et l’expérience de Omega Force rend le tout très fluide, rapide, et nerveux. De plus, la variété des situations (niveaux beat them all « classiques », niveaux « Dynasty Warriors« , combats de boss, QTE, un peu de plate-forme…) permet d’éviter la lassitude, même si on sent vite une certaine redondance inhérente au genre. Qu’importe, couvrir l’histoire de One Piece dans un cel shading avec effet crayonné dans un jeu rapide et nerveux et avec les doublages japonais officiels suffit à passer ce point sous silence.

Côté forme, rien à signaler, donc, mais côté fond, un peu plus. Les modes de jeu sont directement copiés/collés de Fist of the North Star, mais avec moins de contenu.
Le Journal de Bord, par exemple, ne propose que l’aventure de Luffy jusqu’à Marineford. Pour les autres, direction le Journal Annexe qui reprend la même histoire en parallèle de celle de Luffy, et uniquement à partir de l’apparition du personnage. Ce qui mène à des journaux de un ou deux niveaux, pour certains ! On est dans le foutage de gueule complet, là, pour ces personnages.
Fist of the North Star nous proposait, à contrario, plusieurs modes Légende suivant l’histoire du manga, et presque autant de modes Fiction avec des histoires totalement alternatives. Autant dire que One Piece fait rachitique, à côté, malgré l’ajout d’un mode en ligne, qui vous propose juste de jouer les différents niveaux à 2.

C’est bien là LE problème de One Piece Pirate Warriors. Le jeu est beau, bon, nerveux, apte à plaire aux fans, mais il est RADIN ! On a vu les modes de jeu. Maintenant, passons aux personnages jouables. Vous aurez tout l’équipage du Chapeau de Paille (soit Luffy, Zoro, Nami, Chopper, Sanji, Nico Robin, Franky et Brook, sur la période couverte) auxquels on peut rajouter Ace, Barbe Blanche, Jimbei, et Boa Hancock. Et c’est tout. 12 personnages. On aurait aimé voir les méchants jouables (Baggy, Crocodile, et d’autres), par exemple.
Du côté du scénario, c’est bien repris, mais il y a eu des coupes opérées à la hache… On démarre par exemple l’aventure à la rencontre avec Nami, au début de l’arc Baggy. Le tout début passe à la trappe… De même pour plusieurs arcs (Skypiea ? Thriller Bark à l’issue duquel est recruté Brook ? Oubliez).

De « petites » omissions qui font mal, surtout quand on voit la qualité du jeu.
Donc, oui, ça vaut un 7/10, avec un point bonus pour l’univers One Piece qui le mène à 8, mais on ne peut pas s’empêcher d’avoir un peu de déception à chaque fois qu’on lance le jeu en repensant à ce qu’il aurait été avec la première partie complète et plus de contenu à côté de l’histoire.
Au pire, on y aura droit en DLC… Cela dit, vu le succès rien qu’à la sortie japonaise, gageons qu’un épisode 2 est déjà en route et qu’il saura rectifier le tir côté contenu.

Saint Seiya Les Chevaliers du Zodiaque : La bataille du Sanctuaire

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Saint Seiya Les Chevaliers du Zodiaque : La bataille du Sanctuaire dans Adaptations jeux vidéo saintseiyaps3Éditeur
Namco Bandai

Développeur
Dimps

Genre
Beat them all

Support
PS3

D’après le manga Saint Seiya Les Chevaliers du Zodiaque, de Masami Kurumada

Date de sortie
16 mars 2012

PEGI
12+

Image de prévisualisation YouTube

Synopsis
Treize ans plus tôt, en Grèce. Le Grand Pope tente d’assassiner une petite fille tout juste née et désignée comme la réincarnation de la déesse Athéna, à laquelle sont fidèles les 88 Chevaliers. Mais Aiolos, Chevalier d’Or du Sagittaire, contrecarre ses plans et fuit le Sanctuaire avec l’enfant. Mortellement blessé après son combat contre Shura du Capricorne qui tentait de l’arrêter, Aiolos confie l’enfant et son armure à Mitsumasa Kido, dirigeant de la fondation GRAAD.
Aujourd’hui. Cinq Chevaliers de Bronze ont gagné leurs armures et leur statut à l’issue d’un grand tournoi intergalactique. Il est temps pour Saori Kido de reprendre sa place au Sanctuaire et de se faire connaître en tant qu’Athéna.
Mais le Grand Pope n’a pas renoncé à ses plans… Le groupe est accueilli par un tir de Tramy de la Flèche, qui atteint Saori à la poitrine. Les Chevaliers de Bronze n’ont que douze heures pour traverser les douze Maisons d’Or et amener le Grand Pope jusqu’à Saori pour qu’il retire la flèche de Tramy.
Mais les Chevaliers d’Or ne comptent pas les laisser faire sans réagir…

Avis
Ah, Saint Seiya… Le manga culte des années 80, juste derrière Dragon Ball, et qui justifiait autant que celui-ci qu’on se plante sans cesse devant le Club Dorothée pour suivre l’anime, malgré les versions françaises foireuses et la censure de l’époque… Bon, on était des gosses, on s’en foutait encore, à ce moment. Oui, je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… C’était la grande vague de la japanimation, ce qui allait faire entrer de plein pied la France dans l’amour du manga, et provoquer les peurs de la classe politique.

On découvrait alors les codes du shônen, faits de valeurs fortes, de courage jusqu’au bout, d’abnégation et d’honneur, et s’il y avait bien un shônen qui représentait tout ça, c’était Saint Seiya. Combien de fois se sont-ils relevés de nulle part alors que tout semblait perdu ? Combien de temps ont-ils répété sans cesse leurs serments et valeurs ? Je ne sais pas et je n’ai pas le courage de compter, mais c’était tout simplement épique d’un bout à l’autre.
Malheureusement, les différents jeux sortis à ce jour n’ont jamais vraiment réussi à retranscrire le côté épique du manga. Mais les développeurs semblent avoir été enfin touchés par la grâce d’Athéna !

Car, oui, La Bataille du Sanctuaire, sans être un chef-d’œuvre, est sans aucun doute le meilleur jeu Saint Seiya à ce jour. Oui, ce n’est pas terrible graphiquement (ah, les armures imitation plastique passées au polish…), oui, on se retape encore et toujours la seule partie du Sanctuaire, oui, il a fallu trahir quelques codes et rajouter des éléments HS… Mais pourtant, ça marche pas mal.

Concrètement, le jeu se divise en deux modes (Histoire et Missions) et en deux phases.
Le mode Missions consistant en une série de combats, restons sur le mode Histoire. Ce mode Histoire contient donc LE gros morceau, à savoir tout l’arc du Sanctuaire, du tir de Tramy sur Saori jusqu’à l’ultime combat au temple d’Athéna. Autant dire qu’on met quelques bonnes heures à en faire le tour, surtout que les scènes de l’anime sont bien modélisées avec le moteur du jeu.
Côté gameplay, vous aurez donc du beat them all à l’ancienne entre les maisons, avec soldats du sanctuaire sur la route et mini boss à la fin, sur une ligne bien droite. C’est totalement 80′s, la caméra fixe est chiante si vous vous retrouvez avec des adversaires dans le dos, mais c’est suffisamment rapide et nerveux, surtout avec Seiya ou Ikki, pour être un bon passage de beat them all bien arcade à l’ancienne.

Et après chaque route, vous entrerez dans la Maison d’Or correspondante.
Pour la majeure partie, cela signifiera un combat contre le Chevalier d’Or concerné, parfois découpé en plusieurs phases. Et là, attention, si les phases de beat them all contre les simples soldats sont vraiment faciles, les duels face aux Chevaliers d’Or seront déjà d’un autre calibre, et on retrouvera toute la tension de l’anime. On oublie la règle absurde du « la même technique ne marche pas deux fois sur un même Chevalier », mais à part ça, c’est du bon, même si vous allez spammer de Septième Sens, Rafale de Cosmos, et attaques spéciales en vrac, pouvant aller jusqu’à l’attaque Big Bang.

Et il n’y a pas grand chose de plus à dire, en fait.
Le gameplay montre rapidement ses limites, comme la technique, mais la nervosité de l’ensemble, le respect de l’œuvre, le doublage japonais, les musiques sympathiques, un nombre de personnages assez étoffé, suffisent à rendre le jeu très sympa pour tout fan de Saint Seiya, et le tout est tellement bien mené que, même si ce n’est pas encore LE jeu attendu, ceci est clairement la meilleure déclinaison vidéoludique de la licence.
À réserver toutefois aux fans, à l’image de Fist of the North Star. Les autres trouveront mieux bien facilement, s’ils cherchent juste du beat them all.

Maintenant, on attend la même chose, en mieux techniquement, et qui couvre tout l’anime (histoire d’avoir droit à Asgard aussi). On évitera peut-être les personnages en DLC à 5€ pièce, avec ça.

Spec Ops : The Line

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Spec Ops : The Line dans Adaptations jeux vidéo specopsÉditeur
2K Games

Développeur
Yager

Genre
Action

Supports
PS3/XBox 360/PC

D’après Au Cœur des Ténèbres, de Joseph Conrad

Date de sortie
29 juin 2012

PEGI
18+

Synopsis
Dubaï a été ensevelie sous les tempêtes de sable. Une unité de l’armée américaine, le 33e d’infanterie, commandée par le colonel John Konrad, a désobéi aux ordres de retrait et tenté de sauver les civils. Depuis, plus aucune nouvelle de Konrad ou du 33e… Jusqu’à ce message radio demandant une aide d’urgence et émanant du colonel…
Le capitaine Martin Walker, de la Delta Force, accompagné du lieutenant Adams et du sergent Lugo, est envoyé à Dubaï pour faire la lumière sur ce message. Une simple mission de reconnaissance et de sauvetage…

Avis
Putain de merde, quelle baffe ! J’ai plié le solo en 4H30… Et encore, une seule des quatre fins possibles. Et pourtant, je ne pense pas une seule seconde à aller dire que c’est du foutage de gueule, comme je le ferais pour d’autres. Je ne peux tout simplement pas le dire, tant ces 4H30 ont condensé d’éléments marquants et épiques, tant on avance incroyablement fort dans le vrai visage de la guerre.
Ceci est la parfaite antithèse de Call of Duty et de tout autre FPS bourrin plus ou moins pro-US. Pas de complaisance, pas de patriotisme déplacé. Tout comme dans Shellshock Nam’ 67, la violence est crue, sale, moche, et la guerre est juste quelque chose de complètement dingue et aberrant. Bref, une parfaite compréhension du roman de Conrad. Si vous voulez une comparaison, pensez donc à sa plus célèbre adaptation : Apocalypse Now. Bon, ça y est, vous visualisez ce que ça donne ? Bah, c’est ça, Spec Ops. Et là, j’ai déjà perdu tous les accros des jeux cités plus haut, parce que ça risque de s’annoncer trop ambitieux pour eux.

Bon, après tout, tant pis pour eux, qu’ils restent à leur propagande qui fait juste « pan pan boum boum » sans aucun fond ni intérêt, hein, et restons donc sur ce qui apparaît comme un chef-d’œuvre. Le début est classique. On vous présente votre trio, ça rappelle les ordres, à savoir reconnaissance et sauvetage, on part pour une mission de routine pour la Delta entre deux blagues de Lugo… Bref, rien de bien original. Et on attaque donc là-dessus.
Déjà, ce qui vous frappera, ce sera la direction artistique, juste sublime et assez onirique, entre une belle modélisation et certains effets de style. En plus, c’est tout coloré, chaleureux, un véritable contraste entre le visuel et ce qui vous attend, ainsi qu’un autre avec pas mal de productions actuelles, qui font dans le gris et le sombre. Ensuite, vous aurez l’ambiance. Une véritable ambiance de fin du monde qui se dégage des environnements, entre les cadavres, les véhicules sur place, les bâtiments détruits, etc… En fait, dès le début, vous vous demandez « mais bordel, qu’est-ce qui s’est passé ici ? ». Et il en ira ainsi au fil de votre avancée. Mais avant de parler de ça, abordons le gameplay.

Ce sera vite fait, hein, rien de bien original ni difficile, c’est la jouabilité classique de tout jeu d’action qui se respecte. On porte deux armes et des grenades, on avance, on se planque, on tire, on recommence jusqu’à finir les chapitres un à un. On peut également marquer des ennemis comme prioritaires pour que Lugo et Adams les éliminent eux-mêmes, au cas où le joueur serait trop occupé avec d’autres, ou si l’ennemi est trop loin/trop bien caché…
Au final, on est en terrain connu si on a déjà touché à du jeu d’action, et on prend très vite ses marques.

Là où Spec Ops va vous mettre au sol, c’est donc par l’ambiance et le traitement du scénario.
Un traitement qui va vous faire passer du « Allons sauver gaiement quelques civils et frères d’armes ! » à « Bordel, dans quoi on a mis les pieds ? », pour finir par « Tout ça n’aurait pas dû arriver… Mais qu’est-ce qu’on a fait ? ». Vous êtes prévenus, quiconque s’attaque à ce jeu voit la guerre sous son vrai visage, loin du film d’action où les gentils Américains sauvent le monde des vils communistes/terroristes/criminels/emmerdeurs/boulet (rayez les mentions inutiles). Ce sera dur et sale, un voyage au cœur de la folie humaine, au cœur des ténèbres que l’être humain a en lui, et vos choix auront un véritable impact, autant immédiat qu’à long terme…

Vous n’en sortirez pas indemne, croyez-moi, et pas mal de scènes vont vous prendre aux tripes et vous surprendre. Trois pauvres gars paumés dans une situation qui les dépasse, perdus entre leur devoir et leurs émotions, qui vont remettre en cause tout ce en quoi ils croient, jusqu’à un final surprenant qui laisse tout voir sous un autre jour…

Spec Ops : The Line va encore plus loin que ShellShock, et s’impose rapidement comme le parfait équivalent vidéoludique de Apocalypse Now. Un brûlot provocateur sur la guerre et le rôle du soldat, qui montre bien la folie des affrontements armés et des extrémités auxquels ils mènent.
Prêt à prendre la baffe de votre vie et à découvrir l’horreur de la guerre en face, soldat ?

Si vous ne devez retenir qu’un seul jeu de guerre sur cette génération, c’est celui-ci, sans aucun doute. Et si l’expérience est courte, elle n’en est pas moins intense. Vous pouvez toujours la prolonger un peu à travers le multijoueur, qui est un multi tout ce qu’il y a de plus classique, et bien pensé comme une extension au jeu de base, et non comme le centre du jeu. Et ça, c’est bien.

Bref, un chef-d’œuvre digne des plus grands films de guerre, comme Shellshock en son temps. Une grande œuvre à faire, donc.

Batman Arkham City

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Batman Arkham City dans Adaptations jeux vidéo Batman-ArkhamCityÉditeur
Square Enix

Développeur
Rocksteady

Genre
Action/Beat them all

Supports
PS3/XBox 360/PC

Date de sortie
20 octobre 2011

PEGI
16+

Synopsis
18 mois après les évènements de l’île d’Arkham… Quincy Sharp, ancien directeur de l’asile, a été élu maire et a lancé le programme Arkham City, un gigantesque établissement pénitentiaire réunissant les détenus de Blackgate et de l’ancien asile, et situé dans le quartier nord de Gotham City.L’endroit a été placé sous la direction du psychiatre Hugo Strange.
Mais il semble qu’il se passe des choses étranges au cœur du complexe… Sans oublier que Strange possède un atout majeur qui en fait le plus terrible adversaire de Batman : il sait que Bruce Wayne et Batman ne font qu’un ! Et quel est ce Protocole 10 qu’il semble avoir mis en place ?
Le Chevalier Noir s’apprête à vivre une nuit encore une fois très éprouvante…

Avis
Je vous avais déjà parlé de Batman Arkham Asylum, une sublime adaptation, pour une fois. Il était donc temps que je vous parle de sa suite. Et je ne vais pas y aller par quatre chemins. Batman Arkham City s’avère encore meilleur que son prédécesseur. Bah oui, quoi, quand on est devant un autre chef-d’œuvre, il faut le dire clairement.

Bref, pourquoi je dis ça, allez-vous demander.
Graphiquement, si le premier était déjà absolument énorme, celui-ci pousse encore un peu plus loin. Pas énormément, certes, mais c’est plus fin, et l’environnement ouvert utilisé nous le prouve encore plus quand on regarde autour de soi.
Globalement, en plus de proposer cette fois un univers ouvert bourré d’annexes, Batman Arkham City fait dans la surenchère de contenu par rapport à l’épisode précédent.

Plus d’énigmes (l’Homme Mystère a cette fois un total de 440 défis pour le Chevalier Noir !!!), plus de personnages qui apparaissent directement dans le jeu (l’Homme Mystère, donc, ainsi que Double Face, Calendar Man, le Pingouin, Solomon Grundy, Catwoman qui est un personnage jouable, et même une rapide apparition de Robin dans l’histoire principale, celui-ci n’étant jouable qu’à travers son DLC de défis ou le DLC La Revanche de Harley Quinn, et encore d’autres), plus de possibilités de mouvements de combat et d’élimination, etc…

L’ensemble nous offre un jeu encore plus complet et meilleur que le premier épisode, auquel on pourra reprocher un scénario principal qui n’est finalement pas très développé et peut-être un peu trop fragmenté par le côté « environnement ouvert », et où le Protocole 10 est assez simple.
Mais ces récriminations s’effacent vite devant l’ambiance toujours aussi incroyable, les grands combats prenants, et le respect poussé de l’univers de Batman. Et surtout, ça s’efface devant la fin !
Une fin qui va vraiment vous faire mal, bien vous estomaquer. Comme moi, vous ne voudrez pas croire que les scénaristes nous aient fait ce coup, et pourtant… Voilà bien, avec ce jeu, ce que j’appelle un final surprenant, qui fera mal à tous les fans tant absolument PERSONNE ne pouvait s’y attendre.
Je ne vous dirai évidemment pas pourquoi, et j’ose espérer que le spoil ne sera pas en commentaire :P En tout cas, s’il y a un élément du scénario à retenir, c’est bien cette fin.

Quant au DLC La Revanche de Harley Quinn, c’est malheureusement une certaine déception
L’idée était séduisante, mais c’est extrêmement court, et Robin, qui devait être mis à l’honneur avec lui, reprend bien vite son statut de faire-valoir, laissant à Batman le plus gros des projecteurs sur le temps qu’il dure. Quant au contenu, il est assez pauvre. Robin se contente de quelques phases de beat them all et d’une d’infiltration, Batman s’offre le reste, y compris un passage dans la zone extérieure de l’aciérie où se passe l’essentiel du DLC.
Bref, un DLC plus sympathique que les cartes de défis parce que c’est lié à l’histoire, mais une déception quand même tant c’est vide et peu scénarisé… Les trophées liés vous demanderont peut-être de le faire deux fois, mais une fois que vous les aurez tous, pas sûr que vous y reveniez, contrairement au jeu principal. Pour 10€, on attendait quand même autre chose, surtout quand on voit ce que proposaient, par exemple, les développeurs des Royaumes d’Amalur à travers leurs deux extensions, chacune à ce tarif et bien plus réfléchies et remplies.

Bon, cela dit, on ne crachera pas sur son ajout avec les DLC de défis dans l’édition Jeu de l’Année du jeu, qui les regroupe tous en plus du jeu de base. Mais si vous avez comme moi l’édition de base sortie fin 2011, je ne sais pas si ça vaut le coup d’investir dedans…

Bref, un très bon jeu avec des défauts très légers face à l’ambiance et au contenu.

Spec Ops : The Line [Démo]

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Spec Ops : The Line [Démo] dans Adaptations jeux vidéo SpecOps-TheLine_PS3_Jaquette_001Un jeu qui avait été annoncé il y a un petit temps et qui avait mystérieusement disparu, avant de revenir sur le devant de la scène. Aujourd’hui, c’est dit, ça sort le 29 juin, et c’est donc disponible en démo jouable.

Et cette nouvelle adaptation de la nouvelle Au Cœur des Ténèbres, de Joseph Conrad, s’annonce juste énorme. Peut-être pas autant que le fabuleux Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, bien sûr, mais je sens que ça va changer le registre des jeux d’action mettant en scène des militaires.

Bon, sûrement pas dans la forme, en tout cas.
Le jeu est en effet, de ce côté-là, un TPS (Third Person Shooter) tout ce qu’il y a de plus classique. On avance, on se met à couvert, on tire, on donne des ordres, on récupère armes et munitions, et on a parfois le choix de la méthode pour avancer. Bref, rien que du bien efficace vu et revu de multiples fois depuis les débuts du jeu d’action en 3D.
Non, ce qui peut faire la différence, c’est le fond. D’abord parce qu’on adapte une nouvelle fois Au Cœur des Ténèbres, qui est dans ce qui se fait de mieux sur la folie humaine, et parce que l’ambiance est énorme. Je me suis retrouvé dans l’ambiance de Shellshock, en pleine guerre du Viêt Nam, mais dans le sable de Dubaï à la place des jungles de l’Asie du sud-est.

Le parallèle est évidemment facile (voir le deuxième paragraphe de cet article), mais il est parfaitement justifié, tant c’est oppressant et tant l’ennemi est susceptible de vous tomber dessus à tout moment. Sans oublier que le scénario vous mènera donc dans une guerre civile au cœur de Dubaï, mais sans doute plus complexe qu’elle en a l’air au premier abord, que ce soit à cause des forces en présence (la CIA qui dirige les insurgés d’un côté, une faction indépendante de l’armée US menée par le colonel John Konrad de l’autre) ou des infos que vous trouverez sur place.
Côté graphismes, l’ambiance est parfaitement rendue, entre le soleil qui tape, le jeu d’ombres, et surtout les tempêtes de sable parfaitement rendues. Vous êtes vraiment à Dubaï. Du moins, ce qu’il en reste. Et le trio de la 33e d’infanterie que vous formez avec Adams et Lugo (Walker étant le personnage incarné. Aucun lien avec Chuck Norris, non) est seul au milieu de ce joyeux bordel.

Autant dire que ça risque d’annoncer une lente descente vers la folie pour tout le monde.
On verra le 29 juin si Spec Ops : The Line tient ses promesses et peut prétendre être un Apocalypse Now vidéoludique ;)

Batman Arkham Asylum

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Batman Arkham Asylum dans Adaptations jeux vidéo 111119032804191012
Édition normale

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Édition Jeu de l’Année

Éditeur :
Eidos [aujourd'hui Square Enix France après le rachat de la société par Square Enix]

Développeur :
Rocksteady

Genre :
Action/Beat them all

Supports :
PS3/XBox 360/PC

Date de sortie :
28 août 2009 [PS3/XBox 360]
18 septembre 2009 [PC]

PEGI :
16+

Synopsis :
Une fois de plus, Batman ramène le Joker à l’asile d’Arkham. Mais, comme il le pensait, c’était trop facile… Le prince clown du crime se libère à la première occasion, dévoilant qu’il a pris le contrôle de l’asile avec harley Quinn et d’autres. Une très longue nuit s’annonce pour Batman, qui va devoir neutraliser les criminels et sauver le personnel, en survivant lui-même…

D’après le personnage de Batman, créé par Bob Kane et Bill Finger, et plus précisément le comics Batman : Arkham Asylum, alias Les Fous d’Arkham ou L’Asile d’Arkham en français, de Grant Morrison et Dave McKean

Avis :
Ah, Batman…
Que ce soit la télé, le cinéma, ou le jeu vidéo, on lui aura TOUT fait, côté adaptation. Le kitsch ridicule des années 60, l’incroyable ambiance de Tim Burton et de la série animée qui a suivi ses 2 films (raah, le thème de Danny Elfman !!! Et celui du dessin animé, de ce même Danny, la série étant dans la continuité des films de Burton sur plusieurs détails…), le crypto gay cheapos bien criard de Schumacher (notamment le sublime nanar qu’est Batman & Robin, à côté duquel Batman Forever est un bon film…), la renaissance par Nolan sous le signe du réalisme, des jeux moyens, noire nullissimes ou nanars (Batman & Robin, encore x) Voir la vidéo dédiée du Joueur du Grenier)…
Mais on attendait encore l’adaptation qui lui rendrait justice. Je le dis de suite, c’est arrivé avec Arkham Asylum.

On va passer sur le scénario, ce n’est pas le point fort du jeu, et ça se résume au strict minimum indiqué par le synopsis.
Non, ce qui me permet de dire que ce jeu est LE Batman tant attendu, c’est tout le reste. Arkham Asylum est un pur bonheur à jouer. Le gameplay est juste parfait, tout est fluide et facile à manipuler, les combats sont faciles à maîtriser, les supports sont poussés à fond côté graphismes et effets, le doublage est parfait (merci aux voix officielles, VO comme VF), les bugs quasi inexistants…

Il y a aussi et surtout un réel respect de l’univers Batman, une ambiance gothique incroyable, notamment dans les phases impliquant l’Épouvantail. Ce sont là de gros trips qui nous plongent directement dans les peurs et traumatismes du Chevalier Noir.
C’est sombre, gothique, drôle grâce à l’humour si noir et particulier du Joker, certains passages mettront vos nerfs à rude épreuve, la base de données est un trésor sur l’univers de Batman, et les défis et trophées de l’Homme Mystère vous occuperont longtemps.

Alors, oui, c’est un peu dirigiste, et le scénario ne fait pas d’efforts côté développement (par contre, côté mise en scène, woh !!), il faut apprécier Batman pour y jouer (ce qui paraît logique… Quoique le jeu est tellement bon qu’il peut séduire tout le monde et amener de nouveaux amateurs du personnage), mais quelle baffe.

Ce jeu était le summum de ce qu’on pouvait faire avec Batman. Était ? Oui. Depuis, il existe, sorti fin 2011, Batman Arkham City, sa suite ^^

Captain America : Super Soldat

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Captain America : Super Soldat dans Adaptations jeux vidéo 110902094501417120

Éditeur
SEGA

Développeur
Next Level Games

Genre
Action

Supports
PS3/Xbox 360/Wii/DS/3DS

Date de sortie
15 juillet 2011

Synopsis
Devenez Captain America et infiltrez le Château Zemo pour empêcher Crâne Rouge et l’Hydra de dominer le monde…

Joué sur PS3

Avis
Nouvelle catégorie sur le blog, les jeux vidéo inspirés d’un matériau littéraire, ou d’une œuvre de ciné ou de télé qui est tirée d’une œuvre littéraire. Point important à noter, pour les jeux multi supports, je note sur quoi j’y ai joué (l’expérience de jeu et la technique pouvant être différentes).

Et on commence avec Captain America : Super Soldat, qui accompagnait le film (lequel arrive dans le prochain article ^^).

Bon, Marvel + SEGA, ça a donné par exemple Iron Man
Un bien bel étron vidéoludique, à des années-lumière de la qualité du matériau de base. Evidemment, l’adaptation du 2e a suivi, et c’est pareil.
Donc, quand ils annoncent Captain America, on est circonspect, même s’ils ont confié la licence à un autre développeur.

Le résultat est simple, je n’attendais rien de Captain America. Mais absolument rien, si ce n’est un massacre de licence et un jeu daubique et mal foutu comme jamais. D’ailleurs, je ne comptais pas l’acheter, mais d’autres y tenaient.
Bon, évidemment, j’ai quand même testé, donc.

Hé bien, voici une preuve que ne rien attendre d’un jeu peut mener à une agréable surprise.
Captain America n’est certainement pas le jeu du siècle, mais il fait bien ce pour quoi il est conçu : divertir.

Graphiquement, c’est honnête. Pas de quoi exploiter à fond les machines, mais correct. On reconnaît bien Cap, Crâne Rouge, et tous les autres, les décors sont pas trop mal… On regrettera une synchro labiale totalement à la ramasse (bon, le doublage français l’est aussi…).
De plus, la mise en scène est assez soignée, les animations bien foutues…

Côté jouabilité, là, on a mis le soin dessus. C’est fluide, rapide, efficace, Cap frappe et lance son bouclier ou fait des acrobaties aussi rapidement qu’un Batman version Arkham Asylum enchaîne les combos. Et cette comparaison est loin d’être fortuite.
En effet, Captain America reprend les mécanismes de Batman Arkham Asylum, jusque dans le système de combat (frappe/étourdissement/prise/esquive).

On traverse en effet le Château Zemo de la même façon que l’asile, dans une liberté relative (grâce aux égouts qui lient les différentes zones), avec des zones qui s’ouvrent à mesure qu’on avance, un système de combat fluide, des objets à ramasser…
Bref, une copie carbone du système de Batman, la seule idée perso étant la jauge de Focus. En faisant des combos et certaines actions (genre renvoyer sa balle à un sniper), vous la remplissez.
Plus vous la remplissez, et plus vous avec accès à certaines capacités spéciales. A 1 jauge, la frappe paralysante (une super frappe, quoi). A 4, le mode Super Soldat (soit une invincibilité temporaire) quand il aura été déverrouillé.

De même, comme Batman, Cap peut s’améliorer en récupérant des points d’informations, gagnés à chaque ennemi vaincu, chaque action spéciale, ou presque chaque objet ramassé.

Bon, c’est bien beau, tout ça, mais pourquoi juste 6/10, si c’est si bien ?

Bah, parce que, comme toute copie, ce sera efficace, mais plus light que l’original.
Et ça manque pas. Certes, on reprend les mécanismes de Batman Arkham Asylum et c’est pas mal, mais…

On oublie tout de suite le côté infiltration. Cap fonce dans le tas, point barre.
Le système de combos pour multiplier les points n’existe pas.
Cap voit sa santé se régénérer, en bon Super Soldat.
Le jeu est atrocement facile et court (7 heures de jeu environ pour moi pour la seule histoire, et les défis, au petit nombre de 10, ne vous occuperont pas longtemps, sauf quelques-uns délicats…).
Tous les objets importants (schémas, vidéos, reliques des comptes Zemo) sont indiqués par défaut sur la carte, vous n’avez besoin de rien pour les voir affichés.
Dernier point qui peut en intéresser certains. Le jeu offre ses trophées/succès aussi généreusement et facilement que le Père Noël distribue ses cadeaux tous les ans.

Bref, du Arkham Asylum light mais divertissant, loin de la daube attendue, au final, et qui saura satisfaire les fans de Cap en faisant aussi gentiment patienter pour Arkham City.

A voir pas trop cher.