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La Planète des Singes [1968]

La Planète des Singes [1968] dans Critiques d'adaptations ciné/télé 110907055744378192Réalisateur
Franklin J.Schaffner

Casting
Charlton Heston, Roddy McDowall, Kim Hunter, Maurice Evans, Linda Harrison…

Date de sortie
25 avril 1968

Durée
1H52

Genre
Science-Fiction

D’après La Planète des Singes, de Pierre Boulle

Synopsis
Parti en 1972, l’engin spatial américain Icare, avec à son bord quatre membres d’équipage traverse l’espace à une vitesse proche de la vitesse de la lumière. Au terme d’un voyage de 18 mois, le vaisseau s’écrase en l’an 3978 sur une mystérieuse planète, au cœur d’une région désertique. Les trois survivants du crash, le capitaine George Taylor, ainsi que les lieutenants John Landon et Thomas Dodge, découvrent très vite que ce monde est peuplé d’hommes primitifs dominés par une race de singes très évolués. Bientôt, Dodge est abattu par les singes, Landon capturé, de même que Taylor, de surcroît blessé à la gorge. Deux scientifiques, Zira et Cornélius, s’intéressent de près à Taylor…

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Avis
Si la seconde adaptation signée Tim Burton n’est pas la daube infâme décrite par pas mal malgré le fait qu’il s’agisse clairement d’un pur film de commande, force est de constater que son orientation très action est loin d’égaler la profondeur de ce premier film, malgré une organisation sociale des singes moins caricaturale que la simple inversion des rôles présentée ici.

En plaçant les dominateurs racistes dans la peau des dominés victimes, c’est tout le dévoiement du système social qui est montré, avec ses inégalités persistantes et ses préjugés. Je vous laisse imaginer l’impact à l’époque de la sortie (avec le contexte du combat des Noirs pour leurs droits, la guerre du Viêt Nam, Malcolm X assassiné en 1964, Martin Luther King la même année que la sortie du film…).
Une impitoyable critique sociale démontrant toute l’absurdité d’une société fondée sur la religion, les préjugés, et l’absence de réflexion (l’œil avisé notera la réutilisation des singes de la sagesse sur l’une des scènes les plus importantes), et qui soulève au final la question de la prolifération nucléaire.

Et si le fond est parfait, la forme est à l’avenant. Les acteurs sont excellents, le maquillage de singe est bluffant encore aujourd’hui (on notera d’ailleurs que les singes de la version Burton sont également des acteurs costumés et maquillés, pas de SFX non plus), les paysages sont magnifiques, la séquence de la chasse assomme toujours autant et, si les dialogues peuvent paraître un peu convenus, ils n’ont pas vraiment perdu de leur efficacité.

Peu d’action, mais beaucoup de réflexion, pour une perle du cinéma de science-fiction et d’anticipation envers laquelle le seul reproche qui me vient à l’esprit est la vague de suites…

31 mars, 2013 à 22:09


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