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La Dame à la Licorne

La Dame à la Licorne dans Critiques et chroniques littéraires couverture1Auteur :
Tracy Chevalier

Genre :
Drame/Historique

Éditeur :
Folio

Nombre de pages :
358

Année de parution :
2005

Infos version originale :
The Lady and the Unicorn
Publié chez Harper Collins, 2004
293 pages

Synopsis :
Désireux d’orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du Roi de France, Charles VIII. Surpris d’avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l’artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste, dont il s’éprend.
La passsion entraînera Nicolas dans le labyrinthe des relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes…

Avis :
La Dame à la Licorne, je préviens de suite, est un roman à personnages. Les descriptions sont peu nombreuses, voire inexistantes, nous somme là pour nous immerger dans la fin du XVe siècle à travers les personnages et leurs relations. D’où, sans doute, le choix d’écriture de Tracy Chevalier, avec un chapitre qui correspond au point de vue d’un personnage, et à la première personne. Oui, à la façon du Trône de Fer, sauf que George R.R Martin écrit à la 3e personne.

Bref, Tracy Chevalier nous propose ici de nous éclairer d’une hypothèse possible sur la genèse de la tapisserie qu’est la Dame à la Licorne, et dont on ne sait vraiment pas grand chose, que ce soit l’artiste, le commanditaire, le lieu de tissage… Et elle se sert de tout son contexte pour faire vivre ses personnages et leurs histoires. Tout cela est bien défini et logique, mais parfois assez lent. En fait, on traverse les états d’esprit des différents personnages, qui subissent plus qu’ils agissent, pour la plupart.
Oui, c’est bien écrit, l’ambiance est belle, mais il ne se passe vraiment pas grand chose. Le plus intéressant étant bien la genèse de la tapisserie et ce qui se passe chez les maîtres lissiers. La fin nous amène toutefois sur le dramatique, et on ne peut que compatir au malheur des deux personnages conercnés.

La relative lenteur passe bien, eu égard à la courte longueur du roman. Mais, soyons clairs, ceux que l’Histoire n’intéresse vraiment pas ne retireront pas grand chose de ce livre, si ce n’est la sensation d’avoir lu les états d’âme et l’évolution de personnages dont ils se moqueront éperdument.
Bref, c’est sympathique, mais pas très consistant. À lire toutefois si tant est que l’Histoire présente un intérêt. Sinon, autant passer votre chemin.

25 décembre, 2011 à 13:19


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