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La Reine Liberté, tome 1 : L’Empire des Ténèbres

La Reine Liberté, tome 1 : L'Empire des Ténèbres dans Critiques et chroniques littéraires 110429094835122296

Auteur:
Christian Jacq

Genre:
Historique

Synopsis:
L’Egypte n’est plus que l’ombre d’elle-même. Une armée de barbares venus d’Asie, montés sur des chars attelés à des chevaux (les Egyptiens n’en avaient jamais vu!), a déferlé sur l’empire. On les appelles les Hyksos, les « chefs des pays étrangers ». Ils ont réduit en esclavage la terre des pharaons.
Une seule cité n’a pas cédé, Thèbes, sur laquelle règne encore la veuve du dernier pharaon, Téti la Petite. Et Téti sait que les hommes ont renoncé devant la cruauté des Hyksos, devant les tortures incessantes, les exécutions sommaires, et ces bagnes dont personne n’est jamais revenu.

Mais téti a une fille de dix-huit ans, Ahotep. Et Ahotep, elle, n’a jamais accepté la défaite: « Lorsqu’on n’a pas le choix, dit-elle souvent, on est libre! ». Elle est fiére, belle, courageuse, elle n’a peur de rien. Et c’est ainsi qu’elle décide de ranimer la flamme de la résistance égyptienne! A elle seule! Avec la liberté en signe de ralliement….

Avis:
Superbe =)

Un 8.5 bien mérité, j’ai été bien plus convaincu par ce premier tome que par La Vengeance des Dieux (très sympathique, au demeurant, ce dyptique).

Christian Jacq nous entraîne ici dans une histoire vraie, et pas seulement de par son contexte, ne romançant que les détails entre deux évènements connus. Son style reste simple, fait de phrases courtes et incisives, dans des chapitres vraiment très courts, et soutenu par une vulgarisation/simplification des détails de la civilisation, rendant le tout accessible même aux non initiés à l’Histoire antique égyptienne.

Au-delà de ça, il nous entraîne dans une histoire où souffle vraiment un vent épique, un appel de la liberté face à l’envahisseur, thème intemporel s’il en est.
Dans ce premier tome, on suit donc toute la préparation de la résistance égyptienne, par 2 points de vue d’abord séparés.

Ahotep et sa famille, qui gèrent Thèbes, dernière enclave égyptienne, prise dans la peur des Hyksos. Et l’Afghan, qui recrute directement sur le terrain, attaquant encore et encore.
Les ambitions divergent, mais pas le but nécessaire pour les atteindre. Les personnages, s’ils peuvent sembler caricaturaux (notamment Apophis, l’Empereur Hyksos, et son second Khamoudi, qui cumulent tous les défauts et perversions possibles et inimaginables pour des antagonistes), ils servent à merveille la simplicité de l’histoire.

3 petits points noirs à mon goût, cependant, malgré ce 8.5.

D’abord, Christian Jacq ne nous livre aucun repère temporel formel. Jamais de « X ans plus tard », par exemple… Et quand on travers 10 ans (par exemple) d’un paragraphe à un autre et qu’on ne l’apprend qu’à travers l’âge dévoilé d’un protagoniste (quand c’est fait)… Ca déstabilise un peu :/

Ensuite, là, je vais finir par croire que ça fait partie de son style, les 2 points suivants, mais je tique toujours un peu à chaque fois, depuis La Vengeance des Dieux.

Jacq ne sait absolument pas écrire une relation amoureuse correcte.
Non, avec lui, c’est « je te vois, je t’aime, marions-nous ». Point barre. Je suis pas spécialement romantique, mais si c’était aussi simple, je crois que personne se plaindrait de sa situation, et moi encore moins que les autres :D

Ensuite, ses histoires sont purement réalistes… Mais dès qu’il évoque les Dieux, il ne peut pas s’empêcher de partir dans du fantastique que je trouve personnellement assez malvenu…

Mais, ces quelques points mis à part, L’Empire des Ténèbres est vraiment très bon et épique :D
Laissez-vous tenter si cette période vous intéresse ^^

29 avril, 2011 à 20:38


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